TD Leportrait - Le Portrait TD https://www.leportrait.td La référence des profils tchadiens Tue, 13 Oct 2026 10:22:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://www.leportrait.td/wp-content/uploads/2024/06/cropped-FORMAT-CARRE-2-32x32.jpg TD Leportrait - Le Portrait TD https://www.leportrait.td 32 32 Vandar Dorsouma : une vie consacrée à l’art et au théâtre https://www.leportrait.td/vandar-dorsouma-une-vie-consacree-a-lart-et-au-theatre/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=vandar-dorsouma-une-vie-consacree-a-lart-et-au-theatre https://www.leportrait.td/vandar-dorsouma-une-vie-consacree-a-lart-et-au-theatre/#respond Tue, 13 Oct 2026 10:12:12 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8416 Vandar Dorsouma, né le 27 février 1967 à N’Djamena, est aujourd’hui une figure incontournable du paysage culturel tchadien et africain. Directeur du Théâtre Mawndoh Culture (Themacult) et président du Conseil régional africain de l’Institut International du Théâtre, cet homme de 59 ans a consacré quarante années de sa vie à l’art dramatique, qu’il a embrassé avec passion, résilience et détermination. Son histoire avec le théâtre commence en 1986, lorsqu’il prend une décision radicale, celle de quitter les bancs de l’école pour se consacrer exclusivement à l’art. Ce choix, incompris de sa famille, notamment de son père, le transforme en marginal. « C’était mon choix, mais il n’avait pas compris. Je suis devenu un étranger dans la concession familiale. Je sors le matin pour ne rentrer que la nuit. Malgré cela, j’ai fait mon chemin, j’ai ouvert mes fenêtres et j’ai cherché des contacts et avec les soutiens des aînés que j’ai rencontrés dans quelques pays africains, j’ai créé le festival Themacult », témoigne-t-il. Mais ce qui l’a poussé à quitter les bancs de l’école, est qu’en 1991, quand il était en terminale et les enseignants étaient en grève et ont décidé de ne pas composer le baccalauréat, le gouvernement a …

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Vandar Dorsouma, né le 27 février 1967 à N’Djamena, est aujourd’hui une figure incontournable du paysage culturel tchadien et africain. Directeur du Théâtre Mawndoh Culture (Themacult) et président du Conseil régional africain de l’Institut International du Théâtre, cet homme de 59 ans a consacré quarante années de sa vie à l’art dramatique, qu’il a embrassé avec passion, résilience et détermination.

Son histoire avec le théâtre commence en 1986, lorsqu’il prend une décision radicale, celle de quitter les bancs de l’école pour se consacrer exclusivement à l’art. Ce choix, incompris de sa famille, notamment de son père, le transforme en marginal. « C’était mon choix, mais il n’avait pas compris. Je suis devenu un étranger dans la concession familiale. Je sors le matin pour ne rentrer que la nuit. Malgré cela, j’ai fait mon chemin, j’ai ouvert mes fenêtres et j’ai cherché des contacts et avec les soutiens des aînés que j’ai rencontrés dans quelques pays africains, j’ai créé le festival Themacult », témoigne-t-il.

Mais ce qui l’a poussé à quitter les bancs de l’école, est qu’en 1991, quand il était en terminale et les enseignants étaient en grève et ont décidé de ne pas composer le baccalauréat, le gouvernement a recruté d’autres personnes pour organiser le baccalauréat. « On était dans la salle du lycée Félix Eboué en train de composer la première matière et il y avait des tirs. On était sorti, on a jeté les feuilles et on a sauté le mur. C’est depuis ce jour que je n’ai plus remis pied au lycée », se souvient encore Vandar Dorsouma.

Malgré une adolescence perturbée par la guerre civile de 1979 et un parcours scolaire interrompu brutalement par les événements violents lors du baccalauréat de 1991, il trace sa propre voie. Son école, il la crée lui-même, se formant entre le Burkina Faso, le Cameroun et le Bénin, où il trouve mentors et repères dans le milieu artistique.

En 1989, avec un groupe de lycéens passionnés, il fonde Themacult, une troupe théâtrale devenue au fil des années un centre culturel de référence. En 2003, il installe un espace dédié à la production et la diffusion artistique. Malgré l’absence de subventions publiques, il persiste à faire vivre cet espace grâce à ses propres moyens, les revenus des spectacles et la solidarité artistique. « J’ai arrêté l’école pour dire que je ne fais que mon art. Donc, je me suis donnée corps et âme à cette structure et c’est ainsi que nous sommes arrivés avec ceux qui étaient au tour de moi à pouvoir installer un espace théâtre Themacult en 2003. On s’est dit que quand on choisit de faire l’art, il faut laisser quelque chose pour montrer que le choix n’a pas été inutile. Si c’est dans d’autres pays, ça sera plus grand que ça », dit-il.

Auteur prolifique, Vandar a écrit une vingtaine de pièces de théâtre, dont certaines comme « La bouche des vieillards », « Abrass affine », « Il est grand temps » et « L’âme bé l’âme », sont publiées et diffusées à l’échelle nationale et internationale. Pour lui, l’originalité est au cœur de la création artistique. « Je me suis intéressé à l’écriture au collège, quand j’écrivais des poèmes et nouvelles. Peu après, je me suis consacré à l’écriture de théâtre et j’en ai écrit une vingtaine de pièces théâtrales. On ne peut vendre que ce qui est imaginé et rêvé par l’artiste » indique-t-il.

Son engagement dépasse la scène, car il est formateur de jeunes artistes, organisateur de festivals, militant de la non-violence, membre de la Fédération tchadienne d’art dramatique, ancien rapporteur au Conseil économique et social, il est aussi connu pour son travail avec les scouts du Tchad. Ses actions artistiques sont profondément enracinées dans un désir de paix, de vivre ensemble et de transformation sociale.

Vandar n’a jamais cessé de militer pour la reconnaissance institutionnelle de l’art au Tchad. Il déplore l’absence d’école artistique nationale, l’absence de financement pérenne et la précarité dans laquelle travaillent les artistes. Pourtant, il continue d’y croire, convaincu que la culture est un moteur de développement. Il exhorte les jeunes à travailler avec rigueur et passion pour produire un art authentique et appelle les autorités à inscrire la culture parmi leurs priorités.

Les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé confirment son influence. Mahamat Nour Ali, son mentor, le décrit comme un homme fidèle, cultivé, persévérant et profondément respectueux. « Certaines personnes, arrivées à un certain niveau de connaissance, ne connaissent pas ceux qui les avaient formées. Ce n’est pas le cas de Vandar. Une personne qui a la licence ou la maîtrise ne peut se mettre devant Vandar. Il me dépasse déjà et je suis fière. Il m’a jamais fait savoir qu’il est supérieur à moi et on continue à travailler jusqu’aujourd’hui », témoigne son mentor.

Mariam Mayombila, comédienne et entrepreneuse culturelle, témoigne que Vandar est l’un des défenseurs de l’association Tchad non-violence et il était dynamique. Il pratiquait en même temps le théâtre. « Je l’ai repéré pour aller représenter  le Tchad au festival international du théâtre pour le développement au Burkina Faso. C’est là où est née la relation et on a continué par travailler ensemble. Il était le directeur artistique de mon entreprise Kadja Kossi en 1994 à N’Djamena », affirme-t-elle.

Elle souligne également son intégrité, sa loyauté et sa capacité à mener des projets sans jamais faire de l’argent une finalité. « Vandar ne travaille pas pour l’argent. Il fait quelque chose parce qu’il en croit et aime. Je n’ai jamais eu à signer un contrat dans ma vie avec lui. On a  toujours collaboré sans esprit financier et c’est ce que j’ai admiré chez lui », ajoute-t-elle.

Malgré les difficultés, Vandar Dorsouma reste debout, guidé par une foi inébranlable dans l’art. Il est de ceux qui ont façonné la visibilité culturelle du Tchad sur la scène internationale. Un pionnier, un bâtisseur, un homme de convictions. Un artiste pour qui l’art n’est pas un choix secondaire, mais une mission de vie.

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Mahamat Abdoulaye Senoussi, sept ans déjà : la fidélité faite homme https://www.leportrait.td/mahamat-abdoulaye-senoussi-sept-ans-deja-la-fidelite-faite-homme/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=mahamat-abdoulaye-senoussi-sept-ans-deja-la-fidelite-faite-homme https://www.leportrait.td/mahamat-abdoulaye-senoussi-sept-ans-deja-la-fidelite-faite-homme/#respond Mon, 05 Oct 2026 14:03:06 +0000 https://www.leportrait.td/?p=20582 Mondedji,  4 octobre 2019 – 4 octobre 2026 Ingénieur, combattant, conseiller, ambassadeur : sept ans après sa disparition à Paris, le Tchad se souvient de celui que ses intimes appelaient « Tournesol », un grand commis de l’État qui servit son pays en restant fidèle et loyal au feu Maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno, jusqu’à son dernier souffle. Il est des hommes dont l’absence pèse plus lourd avec le temps. Le 4 octobre 2019, l’ambassadeur Mahamat Abdoulaye Senoussi s’éteignait à Paris des suites d’une maladie, à l’âge de 67 ans. Sept ans plus tard, son nom évoque toujours la même chose à ceux qui l’ont côtoyé: la franchise, la rigueur professionnelle et un sens de la République qui ne s’est jamais démenti. De Biltine à Ljubljana Né le 5 mai 1952 à Biltine, dans la province du Wadi Fira, il était issu de la grande communauté Mimi et fils aîné du chef de canton Mimi. Sa scolarité le mène de Biltine à Abéché, puis à l’École du Rond-point à N’Djamena, avant le lycée Félix Éboué, où il décroche un baccalauréat C. Il part ensuite pour l’Université de Ljubljana, en ex-Yougoslavie, dont il revient ingénieur en électrotechnique. Des stages de …

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Mondedji,  4 octobre 2019 – 4 octobre 2026

Ingénieur, combattant, conseiller, ambassadeur : sept ans après sa disparition à Paris, le Tchad se souvient de celui que ses intimes appelaient « Tournesol », un grand commis de l’État qui servit son pays en restant fidèle et loyal au feu Maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno, jusqu’à son dernier souffle.

Il est des hommes dont l’absence pèse plus lourd avec le temps. Le 4 octobre 2019, l’ambassadeur Mahamat Abdoulaye Senoussi s’éteignait à Paris des suites d’une maladie, à l’âge de 67 ans. Sept ans plus tard, son nom évoque toujours la même chose à ceux qui l’ont côtoyé: la franchise, la rigueur professionnelle et un sens de la République qui ne s’est jamais démenti.

De Biltine à Ljubljana

Né le 5 mai 1952 à Biltine, dans la province du Wadi Fira, il était issu de la grande communauté Mimi et fils aîné du chef de canton Mimi. Sa scolarité le mène de Biltine à Abéché, puis à l’École du Rond-point à N’Djamena, avant le lycée Félix Éboué, où il décroche un baccalauréat C.

Il part ensuite pour l’Université de Ljubljana, en ex-Yougoslavie, dont il revient ingénieur en électrotechnique. Des stages de perfectionnement au Gabon, en Côte d’Ivoire et en France achèvent de forger le technicien.

Le combattant silencieux

Avant le haut cadre, il y eut le militant. Dès les années 1969-1970, très jeune, il rejoint les Forces populaires de libération (FPL). Au fil des crises que traverse le pays, il sera membre du FROLINAT, puis du GUNT. On le disait brave, porté par la vision d’un Tchad juste. De cet engagement, il ne fit jamais un titre de gloire. Par choix personnel, il n’a pas voulu mettre en avant sa contribution à la stabilité du pays. L’histoire, elle, la retiendra.

De 1979 à 2000, il fait carrière à la Société Tchadienne d’Eau et d’Électricité (STEE), où il est tour à tour directeur du centre de formation, conseiller du directeur général et directeur des ressources humaines. Il en deviendra le directeur général en 2009.

Entre-temps, l’État fait appel à lui à plusieurs reprises :

  • 1993 : Conseiller du Premier ministre de transition ;
  • 2000-2008 : Conseiller du Président de la République chargé des Mines, de l’Énergie et du Pétrole ;
  • Mars-avril 2008 : Ministre, chargé de mission présidentielle au lendemain des événements du 2 février 2008 ;
  • Avril 2008 : Directeur Général adjoint de la Coton Tchad ;
  • 2011-2015 : Conseiller chargé de mission à la Présidence de la République.

Confident et proche collaborateur du défunt Maréchal du Tchad, Idriss Déby Itno, il fut de ces fidèles parmi les fidèles qui restèrent à ses côtés dans les heures sombres du pays.

La voix du Tchad en Europe

En 2015, il est nommé ambassadeur du Tchad en République fédérale d’Allemagne, avec résidence à Berlin. Sa juridiction couvre notamment l’Italie, la Norvège, le Danemark, l’Autriche et la Suède. Il représente également le Tchad auprès du Fonds des Nations Unies pour l’agriculture, à Rome.

En 2019, le Maréchal le nomme gouverneur de la province du Batha. La maladie ne lui laissera pas le temps de prendre ses fonctions.

Un héritage de droiture

Mahamat Abdoulaye Senoussi laisse six enfants, deux garçons et quatre filles. Il laisse aussi le souvenir d’un homme qui fut l’ami de tous les Tchadiens, sans distinction, et qui cultiva toute sa vie la grandeur et l’esprit républicain.

En ce jour anniversaire, une pensée va à ses compagnons de toujours : l’ambassadeur Amine Abba Sidick, le Pr Hamit Dahlop, Ahamat Abdrahmane Haggar, Adoum Arisine, Nagoum Yamassoum, Managaral Banté, l’ambassadeur Moktar Wawa Dahab, le Dr Djaibé, Mahamat Ahmat Hajdara, Ahmat Mahamat Bachir, le général Oky Dagache et Michel Amb. Hassan Adoum Haggar, Général Tchouwi, Georges Fadallalah, sans oublier les inoubliables. Elle va également à ceux qui l’ont rejoint : feu Abdoulaye Lamana, feu Abakar Adoum Haggar, feu Attamar, feu le général Gabgalia et feu Mahadine Salah.

Sept ans ont passé. « Tournesol » n’est plus, mais l’exemple demeure.

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Adam Hissein Bechibo : le parcours d’un ingénieur tchadien engagé dans le recyclage des plastiques https://www.leportrait.td/adam-hissein-bechibo-le-parcours-dun-ingenieur-tchadien-engage-dans-le-recyclage-des-plastiques/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=adam-hissein-bechibo-le-parcours-dun-ingenieur-tchadien-engage-dans-le-recyclage-des-plastiques https://www.leportrait.td/adam-hissein-bechibo-le-parcours-dun-ingenieur-tchadien-engage-dans-le-recyclage-des-plastiques/#respond Mon, 21 Sep 2026 14:13:14 +0000 https://www.leportrait.td/?p=20470 Docteur en physico-chimie et rhéologie des matériaux de l’INSA Lyon, Adam Hissein Bechibo s’intéresse aux matériaux polymères, à leur recyclage et à leur éco-conception. Après un parcours académique en France marqué par une thèse menée dans le cadre du programme national PEPR Recyclage, ce jeune scientifique tchadien entend mettre son expertise au service de l’innovation et, à terme, contribuer au développement technologique et industriel de son pays. Son parcours commence au Tchad, après l’obtention d’un baccalauréat série C, mention Bien, au Lycée-Collège Évangélique. Il poursuit ensuite deux années de classes préparatoires aux grandes écoles avant d’intégrer l’INSA Lyon, où il décroche un diplôme d’ingénieur en génie mécanique. Il complète sa formation à l’IFP School, avec une spécialisation en génie des procédés, raffinage et pétrochimie. Quelques années plus tard, il soutient une thèse en physico-chimie et rhéologie des matériaux à l’INSA Lyon, au sein du laboratoire Ingénierie des Matériaux Polymères (IMP), dans le cadre du programme national PEPR Recyclage. Adam Hissein Bechibo a été le premier doctorant à soutenir sa thèse dans le cadre de ce programme, qui regroupe plus de 60 doctorants. Il a achevé ses travaux en 36 mois. Ses recherches portent principalement sur les matériaux polymères, leur mise …

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Docteur en physico-chimie et rhéologie des matériaux de l’INSA Lyon, Adam Hissein Bechibo s’intéresse aux matériaux polymères, à leur recyclage et à leur éco-conception. Après un parcours académique en France marqué par une thèse menée dans le cadre du programme national PEPR Recyclage, ce jeune scientifique tchadien entend mettre son expertise au service de l’innovation et, à terme, contribuer au développement technologique et industriel de son pays.

Son parcours commence au Tchad, après l’obtention d’un baccalauréat série C, mention Bien, au Lycée-Collège Évangélique. Il poursuit ensuite deux années de classes préparatoires aux grandes écoles avant d’intégrer l’INSA Lyon, où il décroche un diplôme d’ingénieur en génie mécanique. Il complète sa formation à l’IFP School, avec une spécialisation en génie des procédés, raffinage et pétrochimie. Quelques années plus tard, il soutient une thèse en physico-chimie et rhéologie des matériaux à l’INSA Lyon, au sein du laboratoire Ingénierie des Matériaux Polymères (IMP), dans le cadre du programme national PEPR Recyclage.

Adam Hissein Bechibo a été le premier doctorant à soutenir sa thèse dans le cadre de ce programme, qui regroupe plus de 60 doctorants. Il a achevé ses travaux en 36 mois. Ses recherches portent principalement sur les matériaux polymères, leur mise en œuvre, leur recyclage et leur éco-conception, avec un intérêt particulier pour les emballages plastiques multicouches utilisés dans le secteur alimentaire. Ces emballages présentent un intérêt important pour la conservation des aliments, notamment grâce à leur capacité à limiter le passage de l’oxygène. Leur structure associant plusieurs polymères rend cependant leur recyclage plus complexe.

Durant ses travaux, le chercheur a exploré trois pistes complémentaires. La première concerne l’amélioration du recyclage mécanique, notamment à travers l’étude des phénomènes de dégradation lors de retraitements successifs. La deuxième repose sur l’utilisation de solvants pour séparer et récupérer certains composants des matériaux. La troisième porte sur l’éco-conception, avec l’objectif de concevoir dès l’origine des emballages multicouches plus facilement recyclables. L’ambition est de contribuer à la mise au point d’une nouvelle génération d’emballages capables de concilier performance, protection des aliments et recyclabilité.

Sept articles scientifiques en trois ans

Les travaux de thèse ont également donné lieu à sept articles scientifiques, dont quatre ont déjà été publiés dans des revues internationales à comité de lecture et trois sont en cours de soumission. Son premier article, publié en 2025, compte déjà plus de 40 citations, selon le chercheur. Lors de sa soutenance, le jury a notamment relevé la clarté et la rigueur du travail ainsi que l’importance des résultats obtenus en trois années. Le président du jury aurait résumé l’ampleur des travaux par cette formule : « C’est l’équivalent de trois thèses réalisées en une seule. »

Pour le nouveau docteur, ce moment constitue avant tout l’aboutissement de plusieurs années d’efforts. « Lorsque le jury m’a déclaré docteur, j’ai immédiatement pensé au chemin parcouru, à ma famille, à mes encadrants ainsi qu’à toutes les personnes qui m’ont accompagné et soutenu », explique-t-il. Au-delà du diplôme, cette soutenance représente pour lui « l’aboutissement d’une étape importante, mais également le commencement d’une nouvelle aventure scientifique et professionnelle ».

Après sa thèse, Adam Hissein Bechibo souhaite poursuivre son parcours dans la recherche et l’innovation, tout en maintenant un lien avec les applications industrielles. Il évoque notamment une opportunité avec le CEMEF de Mines Paris – PSL et EssilorLuxottica, autour de l’étude du formage de systèmes multicouches destinés au revêtement de verres organiques pour des applications optiques.

Cette nouvelle orientation lui permettrait de prolonger ses travaux sur les matériaux polymères et les systèmes multicouches, tout en explorant un nouveau domaine d’application. À plus long terme, il souhaite contribuer à des projets associant recherche scientifique, industrie et développement durable, aussi bien en Europe qu’en Afrique et particulièrement au Tchad.

« Transformer les déchets en ressources »

Le retour d’expertise vers son pays occupe une place importante dans ses ambitions. Pour Adam Hissein Bechibo, les connaissances acquises à l’étranger doivent pouvoir contribuer, à terme, au développement scientifique et technologique du Tchad. Il envisage notamment de participer à la création de projets de recherche et d’innovation, de favoriser des collaborations entre institutions tchadiennes et partenaires internationaux et de contribuer à la formation de jeunes ingénieurs et chercheurs.

Parmi les enjeux auxquels il souhaite apporter son expertise figure la gestion et la valorisation des déchets plastiques. « Le Tchad, comme de nombreux pays africains, fait face à des défis importants en matière de gestion, de recyclage et de valorisation des déchets plastiques », souligne-t-il. Pour lui, ces déchets ne doivent pas être considérés uniquement comme un problème environnemental. Ils peuvent également devenir une ressource, à condition de disposer des technologies, des infrastructures et des compétences nécessaires.

Mais le chercheur insiste sur la nécessité d’adapter les solutions aux réalités du pays. Il ne s’agit pas, selon lui, de reproduire simplement les technologies développées en Europe, mais de développer des solutions adaptées aux réalités locales, économiquement accessibles et capables de transformer les déchets en ressources, en emplois et en valeur ajoutée locale.

Son ambition dépasse ainsi la seule progression professionnelle. « Mon ambition est donc que les connaissances et l’expérience acquises au cours de mon parcours puissent servir non seulement ma carrière, mais également, à mon échelle, le développement scientifique, technologique et industriel du Tchad », affirme-t-il.

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PAGESE : Avis à manifestation d’intérêt public pour le poste de spécialiste national en passation de marché https://www.leportrait.td/pagese-avis-a-manifestation-dinteret-public-pour-le-poste-de-specialiste-national-en-passation-de-marche/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=pagese-avis-a-manifestation-dinteret-public-pour-le-poste-de-specialiste-national-en-passation-de-marche https://www.leportrait.td/pagese-avis-a-manifestation-dinteret-public-pour-le-poste-de-specialiste-national-en-passation-de-marche/#respond Tue, 15 Sep 2026 17:35:15 +0000 https://www.leportrait.td/?p=20453 Secteur : Multi-secteur/Gouvernance Référence de l’accord de financement : 2100155041916 N° d’identification du projet : P-TD-KF0-011 Avis à manifestation d’intérêt public pour le poste de spécialiste national en passation de marché du PAGESE Consulter l’avis ici AMI SPMN VERSION SIGNE

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Secteur : Multi-secteur/Gouvernance

Référence de l’accord de financement : 2100155041916

N° d’identification du projet : P-TD-KF0-011

Avis à manifestation d’intérêt public pour le poste de spécialiste national en passation de marché du PAGESE

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NDOMICH KGB : du Tchad au monde, un rappeur qui veut faire voyager une identité https://www.leportrait.td/ndomich-kgb-du-tchad-au-monde-un-rappeur-qui-veut-faire-voyager-une-identite/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ndomich-kgb-du-tchad-au-monde-un-rappeur-qui-veut-faire-voyager-une-identite https://www.leportrait.td/ndomich-kgb-du-tchad-au-monde-un-rappeur-qui-veut-faire-voyager-une-identite/#respond Tue, 08 Sep 2026 15:32:02 +0000 https://www.leportrait.td/?p=20425 Il ne veut pas seulement faire entendre sa voix, il veut faire entendre un pays, tout le Tchad dans sa diversité. Dans ses textes, NDOMICH KGB fait sonner les réalités tchadiennes en matière musicale et les rêves de la jeunesse en refrain. Aujourd’hui, le rappeur prépare une nouvelle étape de son parcours avec FROM CHAD TO THE WORLD, Un EP pensé comme un trait d’union entre le Tchad et le reste du monde. Lauréat du Prix Hip-Hop du Festival NDJAMVI, NDOMICH KGB continue de poser progressivement son empreinte sur la scène artistique tchadienne. Sa force : une écriture qui ne fuit pas les réalités sociales, les difficultés quotidiennes ou des incertitudes que traversent une jeunesse en quête d’avenir. « Ce serait une mission pas très honnête de la part d’un artiste rappeur qui se veut au service de la société« , libère l’homme du micro. Mais derrière les constats, l’artiste laisse toujours une place à l’espoir. C’est précisément cette ambition que porte son nouvel EP FROM CHAD TO THE WORLD qui n’est pas conçu comme une simple succession de morceaux. Le projet revendique une identité : partir du Tchad pour raconter le Tchad, tout en s’adressant au monde. Culture, fierté nationale, jeunesse, …

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Il ne veut pas seulement faire entendre sa voix, il veut faire entendre un pays, tout le Tchad dans sa diversité. Dans ses textes, NDOMICH KGB fait sonner les réalités tchadiennes en matière musicale et les rêves de la jeunesse en refrain. Aujourd’hui, le rappeur prépare une nouvelle étape de son parcours avec FROM CHAD TO THE WORLD, Un EP pensé comme un trait d’union entre le Tchad et le reste du monde.

Lauréat du Prix Hip-Hop du Festival NDJAMVI, NDOMICH KGB continue de poser progressivement son empreinte sur la scène artistique tchadienne. Sa force : une écriture qui ne fuit pas les réalités sociales, les difficultés quotidiennes ou des incertitudes que traversent une jeunesse en quête d’avenir. « Ce serait une mission pas très honnête de la part d’un artiste rappeur qui se veut au service de la société« , libère l’homme du micro. Mais derrière les constats, l’artiste laisse toujours une place à l’espoir.

C’est précisément cette ambition que porte son nouvel EP FROM CHAD TO THE WORLD qui n’est pas conçu comme une simple succession de morceaux. Le projet revendique une identité : partir du Tchad pour raconter le Tchad, tout en s’adressant au monde. Culture, fierté nationale, jeunesse, ambition, persévérance et réalités socio-économiques s’y croisent pour dessiner le portrait d’une génération qui refuse de réduire son avenir aux obstacles qu’elle rencontre et qui est plutôt résilient.

Dans cette démarche, NDOMICH KGB assume également une conviction : le rap tchadien peut raconter ses propres histoires sans renoncer à l’ouverture internationale. Son univers, construit à partir de sonorités urbaines modernes et d’influences africaines, cherche ainsi à faire dialoguer l’ancrage tchadien et les sonorités d’ailleurs. Sur scène comme en studio, l’artiste cultive cette volonté de connexion intime avec le public. La conjugaison de son énergie, la puissance de ses textes et de sa voix à construire une réputation qui dépasse progressivement le cercle des initiés.

La prochaine page s’écrira avec FROM CHAD TO THE WORLD. Parce que les précommandes ont débuté le 4 septembre 2026, avant la sortie officielle prévue le 20 octobre 2026. Deux dates, mais surtout une direction : faire partir une voix, une histoire et une créativité du Tchad pour les faire résonner au-delà de ses frontières.

NDOMICH KGB ne promet pas seulement de voyager, il veut emmener le Tchad avec lui, partout où besoin sera.

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Aleva Ndavogo Jude : un danseur professionnel, un sauveur de vie https://www.leportrait.td/aleva-ndavogo-jude-un-danseur-professionnel-un-sauveur-de-vie/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=aleva-ndavogo-jude-un-danseur-professionnel-un-sauveur-de-vie https://www.leportrait.td/aleva-ndavogo-jude-un-danseur-professionnel-un-sauveur-de-vie/#respond Fri, 28 Aug 2026 13:07:29 +0000 https://www.leportrait.td/?p=20387 « La rue n’a jamais enfanté et chaque enfant qui y vit mérite une chance de réussir comme tout autre enfant « . Voici la phrase qui résume le combat que mène Aleva Ndavogo Jude lorsqu’il se lève chaque matin. Encadrer les jeunes et les voir prospérer. C’est le plus grand des voeux de cet homme de culture car il est conscient que beaucoup d’entre eux n’ont jamais choisi la vie qu’ils mènent. C’est donc une bataille à laquelle il se livre à travers l’association Dakouna Espoir, qui, depuis sa création, est passée de trois enfants à 784, témoignant de son impact grandissant. Acteur, danseur et chorégraphe, Aleva Ndavogo Jude est un jeune artiste tchadien, dont le parcours est animé par la passion et l’engagement envers l’art et la communauté. Né dans une famille modeste, il a connu des débuts pas très aisés. « J’ai eu une enfance comme les autres, mais cela n’a pas été facile. Malgré tout, je me suis donné corps et âme, jusqu’à ce que j’ai pu vraiment me forger, pour pouvoir tracer mon chemin », confie-t-il, reflétant les défis auxquels il a dû faire face pour poursuivre sa passion pour la danse. Dès son jeune âge, il a commencé …

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« La rue n’a jamais enfanté et chaque enfant qui y vit mérite une chance de réussir comme tout autre enfant « . Voici la phrase qui résume le combat que mène Aleva Ndavogo Jude lorsqu’il se lève chaque matin. Encadrer les jeunes et les voir prospérer. C’est le plus grand des voeux de cet homme de culture car il est conscient que beaucoup d’entre eux n’ont jamais choisi la vie qu’ils mènent. C’est donc une bataille à laquelle il se livre à travers l’association Dakouna Espoir, qui, depuis sa création, est passée de trois enfants à 784, témoignant de son impact grandissant.

Acteur, danseur et chorégraphe, Aleva Ndavogo Jude est un jeune artiste tchadien, dont le parcours est animé par la passion et l’engagement envers l’art et la communauté. Né dans une famille modeste, il a connu des débuts pas très aisés. « J’ai eu une enfance comme les autres, mais cela n’a pas été facile. Malgré tout, je me suis donné corps et âme, jusqu’à ce que j’ai pu vraiment me forger, pour pouvoir tracer mon chemin », confie-t-il, reflétant les défis auxquels il a dû faire face pour poursuivre sa passion pour la danse.

Dès son jeune âge, il a commencé à se faire connaître dans le milieu de la danse où il a montré un talent prometteur. « C’était en 2003, 2004, où je me suis fait vraiment découvrir dans la danse. J’étais toujours le meilleur de mon établissement. J’étais vraiment passionné, et je pratiquais cet art avec beaucoup d’amour », se souvient-il de ses années au lycée Félix Eboué, où il y a fini par créer un groupe à travers lequel il participera à des émissions légendaires telles que Espaces jeunes et bien d’autres. En 2012, il a eu l’opportunité de se produire en France avec sa compagnie, marquant le début d’une carrière internationale qui l’a conduit à voyager à travers l’Europe et les États-Unis. En 2017, Aleva a obtenu son diplôme en danse traditionnelle et contemporaine d’Afrique à l’École des Sables de Germaine Acogny à Dakar. C’est une expérience qui l’a profondément marqué, et qui lui a permis de réaliser que « la danse peut sauver des vies ». Et c’est cette conviction qui a posé les jalons de son engagement humanitaire.

Dakouna Espoir : sécourir les enfants en détresse 

Fort de son parcours, Aleva a fondé l’Association Dakouna Espoir, un centre d’accueil et de réinsertion sociale pour les enfants et jeunes démunis. « Pourquoi ne pas donner la chance de réussir à ces enfants ? », s’interroge-t-il, soulignant son désir d’aider les jeunes à échapper à des vies difficiles. « Dakouna Espoir est un nom composé de deux mots : Dakouna (en arabe tchadien) qui veut dire “nous voici” et Espoir (en français) qui veut dire “attente positive concernant l’avenir ou la croyance que des choses meilleures peuvent arriver.» 

En dépit des difficultés auxquelles le centre fait face, notamment le manque de soutien et des conditions de logement précaires, Aleva reste déterminé à offrir un environnement familial à ces enfants. « Nous sommes comme une famille et nous accueillons ces enfants en faisant en sorte qu’ils se sentent bien comme dans leur famille. Aujourd’hui, en les voyant, je suis plus que fier et je rends grâce à Dieu pour le chemin parcouru », explique-t-il avec un sourire apaisant.

Pour ce dévouement envers les enfants de la rue, Djividi Isaac Ngobongue décrit Aleva, son neveu, comme une personne au « grand cœur », qui ne se contente pas seulement de les encadrer, mais qui « sont désormais l’une de ses priorités » et leur offre un soutien inestimable, même dans leurs situations de vulnérabilité.

Melom Cynthia partage une expérience personnelle marquante affirmant l’impact qu’Aleva a eu sur sa vie : «Je n’avais que 10 ans, mais il m’a sauvée de la rue, je le considère comme mon père, il m’a fait énormément de bien, et grâce à son bon cœur, il est aimé de tous », dit-elle en mentionnant qu’il a contribué à sa formation dans divers domaines, de la danse aux petits métiers. Aujourd’hui encore, elle reçoit son soutien, ce qui témoigne de son engagement à long terme.

Son engagement ne se limite pas à l’assistance sociale. Aleva utilise la danse comme un outil de transformation sociale, en organisant des ateliers pour les jeunes marginalisés. « J’ai intégré des jeunes et des enfants dans mes créations afin qu’ils bénéficient des vertus de cet art », explique-t-il. À travers sa compagnie TCHADO STAR, fondée en 2009, il continue de promouvoir la danse africaine contemporaine tout en intégrant dans ses activités des enfants de la rue. Son travail social de terrain et ses productions artistiques visent à offrir des opportunités aux jeunes en difficulté, en utilisant l’art comme moyen d’éducation et de cohésion sociale.

Djividi Isaac croit fermement au potentiel d’Aleva, affirmant que : « c’est quelqu’un qui a de l’avenir, qui ne baisse jamais les bras, même dans des situations difficiles, il se bat, il fait un travail rigoureux.» Cette résilience face aux obstacles est une qualité rare qui lui permet de se battre avec force et rigueur, alliant le travail, la discipline, et l’honnêteté dans sa vie quotidienne. À travers ses actions, Aleva démontre une capacité à surmonter les difficultés, ce qui lui permet de créer un impact positif dans la vie des autres. Il lance un appel aux jeunes : « Tavaillez, travaillez très dur, même s’il vous arrive de tomber, relevez-vous avec fierté car tant qu’on a le souffle de vie, il y a toujours de l’espoir et le Tchad a besoin de la détermination de chaque jeune pour construire un avenir meilleur. »

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Yasmine Dona Tchouadang : du journalisme à la communication, une ambition au service du Tchad https://www.leportrait.td/yasmine-dona-tchouadang-du-journalisme-a-la-communication-une-ambition-au-service-du-tchad/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=yasmine-dona-tchouadang-du-journalisme-a-la-communication-une-ambition-au-service-du-tchad https://www.leportrait.td/yasmine-dona-tchouadang-du-journalisme-a-la-communication-une-ambition-au-service-du-tchad/#respond Wed, 12 Aug 2026 15:49:29 +0000 https://www.leportrait.td/?p=20219 De journaliste à Directrice Marketing et Communication à l’Agence Nationale des Investissements et des Exportations (ANIE), Yasmine Dona Tchouadang construit, depuis plusieurs années, un parcours marqué par la communication, la détermination et l’engagement. Derrière la professionnelle se dessine une femme passionnée, ambitieuse et attachée à des valeurs qui trouvent leurs racines dans une enfance déjà pleine de caractère. Titulaire d’une licence en journalisme audiovisuel et d’un master en management des organisations, Yasmine Dona Tchouadang a progressivement élargi son champ de compétences, passant du journalisme à la communication institutionnelle, puis au management et à la promotion des investissements. Son entrée dans l’administration publique, en 2019, constitue l’une des premières étapes importantes de ce parcours. Elle intègre alors le Cabinet du ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, où elle exerce pendant une année comme attachée de presse et chargée des relations publiques. Cette expérience lui permet de découvrir de l’intérieur les rouages de l’administration publique, les exigences du service public ainsi que les mécanismes de gestion et de coordination institutionnelle. « Cette première expérience a été particulièrement enrichissante, tant sur le plan professionnel qu’humain », explique-t-elle. Elle y développe notamment un intérêt pour le management des organisations et …

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De journaliste à Directrice Marketing et Communication à l’Agence Nationale des Investissements et des Exportations (ANIE), Yasmine Dona Tchouadang construit, depuis plusieurs années, un parcours marqué par la communication, la détermination et l’engagement. Derrière la professionnelle se dessine une femme passionnée, ambitieuse et attachée à des valeurs qui trouvent leurs racines dans une enfance déjà pleine de caractère.

Titulaire d’une licence en journalisme audiovisuel et d’un master en management des organisations, Yasmine Dona Tchouadang a progressivement élargi son champ de compétences, passant du journalisme à la communication institutionnelle, puis au management et à la promotion des investissements. Son entrée dans l’administration publique, en 2019, constitue l’une des premières étapes importantes de ce parcours. Elle intègre alors le Cabinet du ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, où elle exerce pendant une année comme attachée de presse et chargée des relations publiques.

Cette expérience lui permet de découvrir de l’intérieur les rouages de l’administration publique, les exigences du service public ainsi que les mécanismes de gestion et de coordination institutionnelle. « Cette première expérience a été particulièrement enrichissante, tant sur le plan professionnel qu’humain », explique-t-elle. Elle y développe notamment un intérêt pour le management des organisations et la gouvernance publique, qui l’amènera naturellement à poursuivre sa formation dans ce domaine.

Lorsqu’elle évoque les étapes dont elle est la plus fière, Yasmine Dona Tchouadang ne cite pas uniquement une fonction ou une responsabilité. Elle met plutôt en avant la cohérence de son parcours et les valeurs qui l’ont accompagné. « Je suis surtout fière d’avoir su construire un parcours cohérent, en restant fidèle à mes valeurs de travail, de persévérance et de détermination », confie-t-elle.

Cette détermination est également relevée par Ronel Josiane Ngarmoundou, qui connaît Yasmine depuis leurs années de lycée. « C’était déjà une élève brillante et très travailleuse. Beaucoup de ceux qui l’ont côtoyée à cette époque peuvent en témoigner. Elle était aussi assez impulsive, mais cela faisait partie de sa personnalité et révélait déjà son tempérament ainsi que sa force de caractère. »

Pour Ronel Josiane, la détermination demeure l’un des traits les plus caractéristiques de son amie. « Yasmine est une femme battante qui s’est toujours donné les moyens de réussir. Elle n’a pas attendu que les opportunités viennent à elle : elle a travaillé avec persévérance pour construire son propre chemin. » Une appréciation qui rejoint le regard que Yasmine porte elle-même sur son parcours. Pour elle, les responsabilités professionnelles ne prennent véritablement leur sens que lorsqu’elles permettent de contribuer à des projets ayant un impact sur la société.

Dans sa vie professionnelle comme dans sa vie personnelle, Yasmine Dona Tchouadang affirme placer l’intégrité au premier rang de ses valeurs.
« Il est essentiel de rester fidèle à ses principes, d’agir avec honnêteté et de toujours faire les choses avec sincérité et responsabilité », souligne-t-elle. À cette valeur s’ajoutent le respect, la parole donnée, le travail, la persévérance et l’humilité. Des principes qu’elle considère comme indispensables pour construire durablement la confiance autour de soi.

Son parcours dans le journalisme, la communication et les relations publiques lui a également permis de développer une compétence qu’elle considère comme l’une de ses principales forces : la capacité à communiquer et à créer du lien. Écouter, comprendre différents publics, adapter son discours et transmettre clairement un message sont, selon elle, des aptitudes qui l’accompagnent dans ses différentes responsabilités. À cela s’ajoute une forte capacité d’adaptation. « J’aime évoluer dans des environnements variés et relever de nouveaux défis, découvrir d’autres mondes en sortant de ma zone de confort », affirme-t-elle.

Si le journalisme et la communication constituent aujourd’hui son univers professionnel, cette passion semble avoir pris naissance bien avant ses premières expériences dans les médias. Sa sœur aînée, Ferkalba Olga, se souvient d’une enfant déjà attirée par l’univers médiatique. « Son amour pour le journalisme a commencé très tôt. Je me rappelle qu’elle lisait tous les journaux que papa ramenait à la maison à haute voix et imitait comme si c’était une présentation à la TV », se souvient-elle. Pour elle, Yasmine n’a donc pas choisi le journalisme par hasard. « Aujourd’hui, je me dis qu’elle n’a pas choisi ce métier par défaut, mais qu’elle est passionnée depuis toute petite. »

Cette vocation précoce semble avoir trouvé sa continuité dans les différents rôles qu’elle a occupés au fil des années. Et lorsqu’elle exerce comme présentatrice ou maîtresse de cérémonie, cette passion retrouve une dimension particulière.

Première dauphine Miss Tchad 2016

En dehors de ses responsabilités professionnelles et de ses études, Yasmine Dona Tchouadang se décrit comme une femme dynamique et passionnée.
La présentation télévisée et l’événementiel occupent une place importante dans ses centres d’intérêt. Être maîtresse de cérémonie lui permet notamment d’exprimer son aisance relationnelle et son goût pour la communication.

Première dauphine Miss Tchad en 2016, elle nourrit naturellement un intérêt pour la mode et l’élégance. Elle est également passionnée de football et revendique son admiration pour Lionel Messi ainsi que son attachement au FC Barcelone.

Mais au-delà de ces passions, l’engagement humanitaire occupe une place particulière dans sa vie. En 2021, elle crée l’association Charity, destinée à œuvrer dans le domaine humanitaire. Cette fibre généreuse, sa sœur Olga affirme l’avoir observée dès l’enfance. « Une fillette très généreuse qui rassemblait tous les enfants du quartier pour distribuer les ziguegué (friandises) quand maman rentrait du marché. Elle pleurait même pour qu’on la laisse distribuer, au point de se retrouver sans sa part, chose qu’elle continue de faire jusqu’à aujourd’hui. » Une générosité qui, selon sa sœur, se traduit encore aujourd’hui par cette tendance à faire passer les autres avant elle.

Derrière la femme professionnelle et posée d’aujourd’hui, Olga décrit une enfant particulièrement vive, intelligente et pleine de caractère.
« Yasmine a toujours été une fille intelligente et très éveillée dès le bas âge. Elle était toujours parmi les trois premiers de sa classe au primaire et, dès qu’elle occupait le 2ᵉ ou le 3ᵉ rang, elle se battait pour reprendre sa 1ʳᵉ place. » Mais l’enfance de Dona, comme l’appelle affectueusement sa famille, n’était pas faite que d’études et de sagesse. Olga raconte aussi une enfant turbulente, protectrice et parfois bagarreuse.

Aujourd’hui, Yasmine Dona Tchouadang ne réduit pas son ambition à la réussite professionnelle. Elle souhaite surtout mettre ses compétences au service de son pays et de sa communauté. Elle entend notamment utiliser son expérience dans la communication, le leadership et l’engagement social pour contribuer au développement de sa communauté, tout en encourageant les jeunes filles à croire en leurs capacités. Elle veut également poursuivre son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes et des actions à impact social.

De la petite fille qui imitait les présentateurs de télévision en lisant les journaux de son père à la professionnelle aujourd’hui engagée dans le marketing et la communication, Yasmine Dona Tchouadang semble avoir conservé le fil conducteur de son parcours : communiquer, rassembler, apprendre et servir.

Ronel Josiane Ngarmoundou résume cette évolution avec admiration : « Aujourd’hui, en la voyant évoluer dans le journalisme, je me dis qu’elle est véritablement à sa place. Elle exerce ce métier avec professionnalisme, passion et assurance. Sa voix porte, interpelle et ouvre le débat sur de nombreux sujets. »

Pour Yasmine Dona Tchouadang, le chemin est loin d’être terminé. Son ambition est désormais de laisser une empreinte positive, non seulement à travers ses fonctions et ses réalisations, mais aussi à travers les valeurs qu’elle transmettra et les personnes qu’elle contribuera à inspirer. Une trajectoire portée par une conviction simple : croire en soi, travailler avec détermination et rester fidèle à ses valeurs pour donner un sens à sa réussite.

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Djégolbé Kodé : un parcours forgé par la passion, la foi et le travail https://www.leportrait.td/djegolbe-kode-un-parcours-forge-par-la-passion-la-foi-et-le-travail/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=djegolbe-kode-un-parcours-forge-par-la-passion-la-foi-et-le-travail https://www.leportrait.td/djegolbe-kode-un-parcours-forge-par-la-passion-la-foi-et-le-travail/#respond Thu, 06 Aug 2026 15:30:09 +0000 https://www.leportrait.td/?p=17947 Djégolbé Kodé est un professionnel aux multiples casquettes. Journaliste de formation, il évolue également dans les domaines de la communication, de l’événementiel et de la photographie. Animateur-présentateur d’événements culturels, manager d’artistes, community manager et passionné de football, il a su diversifier ses compétences tout en restant fidèle à son premier métier : le journalisme. Titulaire d’une licence obtenue à l’Institut supérieur SIANTOU de Yaoundé, où il est sorti major de sa promotion, Djégolbé Kodé est également détenteur d’un BTS en journalisme obtenu à N’Djamena à l’issue d’un concours organisé par l’ONECS. Il a par ailleurs suivi plusieurs formations en gestion des performances et en communication institutionnelle à Paris. Ce parcours académique lui a permis de bâtir une carrière dans les médias avant de mettre son expertise au service de l’administration publique. Djégolbé Kodé a joué un rôle central dans la stratégie de communication de son institution quand il était attaché de presse au ministère en charge du pétrole. Pour lui, l’organisation constitue la clé de l’efficacité. « C’est l’agenda qui prime », affirme-t-il, soulignant l’importance de la planification et de la gestion des priorités. Son ami d’enfance, Ali Haroun, décrit un homme capable de garder son sang-froid quelles que soient …

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Djégolbé Kodé est un professionnel aux multiples casquettes. Journaliste de formation, il évolue également dans les domaines de la communication, de l’événementiel et de la photographie. Animateur-présentateur d’événements culturels, manager d’artistes, community manager et passionné de football, il a su diversifier ses compétences tout en restant fidèle à son premier métier : le journalisme.

Titulaire d’une licence obtenue à l’Institut supérieur SIANTOU de Yaoundé, où il est sorti major de sa promotion, Djégolbé Kodé est également détenteur d’un BTS en journalisme obtenu à N’Djamena à l’issue d’un concours organisé par l’ONECS. Il a par ailleurs suivi plusieurs formations en gestion des performances et en communication institutionnelle à Paris. Ce parcours académique lui a permis de bâtir une carrière dans les médias avant de mettre son expertise au service de l’administration publique.

Djégolbé Kodé a joué un rôle central dans la stratégie de communication de son institution quand il était attaché de presse au ministère en charge du pétrole. Pour lui, l’organisation constitue la clé de l’efficacité. « C’est l’agenda qui prime », affirme-t-il, soulignant l’importance de la planification et de la gestion des priorités.

Son ami d’enfance, Ali Haroun, décrit un homme capable de garder son sang-froid quelles que soient les circonstances. « Face aux situations difficiles, Kodé est quelqu’un qui garde son calme. Il fait toujours face aux défis avec courage et ne baisse jamais les bras. Il préfère gérer les épreuves avec calme, sang-froid et beaucoup de maîtrise », dit-il.

Humilité, loyauté, intégrité et respect constituent les principes qui guident son parcours. « Il faut être droit et savoir dire les choses telles qu’elles sont », affirme-t-il, convaincu que l’authenticité demeure une valeur essentielle dans un environnement où les apparences peuvent parfois prendre le dessus. Son frère, Nadjitame Sylvestre, insiste sur la dimension humaine de sa personnalité. « Quand on parle de Djégolbé Kodé, ce qui me vient directement à l’esprit, c’est la foi. C’est un travailleur très intègre. Il considère l’humain et il est toujours prêt à venir en aide aux personnes dans le besoin. »

Très impliqué dans les questions sociales, Djégolbé Kodé participe régulièrement à des initiatives portant sur les droits des femmes et les droits humains. Conscient des difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes, il les invite à mieux définir leurs objectifs et à rester constants dans leurs efforts. « Il faut savoir ce que l’on veut. Si tu ne sais pas, tu vas aller dans tous les sens et te perdre », dit-il. Selon lui, beaucoup de jeunes disposent d’idées prometteuses mais peinent à les concrétiser. « Lorsqu’ils trouvent ce qu’ils cherchent, ils n’arrivent pas à aller au bout de leurs ambitions », regrette-t-il, estimant que la persévérance demeure une condition essentielle de la réussite.

Une vision exigeante du journalisme

Face à l’essor des médias numériques, Djégolbé Kodé s’interroge sur les dérives liées à la rapidité de diffusion de l’information. « Un bon média est celui qui ne se précipite pas pour publier une information, mais qui s’efforce de diffuser des informations fiables. » Pour lui, la crédibilité reste la première richesse d’un journaliste. Il plaide également pour un meilleur encadrement de la profession, notamment à travers le renforcement de la formation et la généralisation de la carte professionnelle afin de mieux protéger les journalistes dans l’exercice de leur métier.

Au fil de son parcours, il s’est inspiré de plusieurs professionnels des médias, notamment Marius Abras et Mortordé Djimrangar Clément, qui ont contribué à façonner son style de présentation. « Je me suis appuyé sur chacun d’eux pour construire mon propre style », confie-t-il. Il cite également Ndolenodji Alix Naimbaye et Djélassem Le Bemadjiel parmi les personnalités qui ont marqué son parcours professionnel et son approche du leadership.

Djégolbé Kodé nourrit de nombreux projets dans les domaines de la communication, de la culture et du développement social. Son leitmotiv tient en deux mots : « Je peux ». Une formule simple qui traduit sa volonté d’aller toujours de l’avant. Ali Haroun résume cette personnalité en ces termes : « C’est une personne responsable, ambitieuse et déterminée. Sa plus grande force réside dans sa détermination. C’est un véritable visionnaire. »

À ceux qui le suivent, Djégolbé Kodé adresse un message d’optimisme. « La vie n’a pas de photocopie. Il faut la vivre de manière positive. » Selon lui, le travail bien fait, la sincérité, l’humilité, la persévérance et la crainte de Dieu constituent les véritables fondements de la réussite.

Le parcours de Djégolbé Kodé a été profondément marqué par une épreuve personnelle. Deux mois avant la soutenance de sa licence, il perd son père, qu’il considère comme son principal soutien.  Alors que tout semblait compromis, un ami de son père lui apporte le soutien nécessaire pour poursuivre son cursus universitaire. « C’est l’un de ses amis qui m’a aidé à terminer mes études », raconte-t-il avec reconnaissance.

Cette expérience lui a appris la valeur de l’amitié et de la solidarité. Depuis lors, il est convaincu que les relations humaines sincères représentent une richesse inestimable et que les véritables amis se révèlent dans les moments les plus difficiles.

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Kemba Didah Alain : de Walia aux plus hautes responsabilités, le parcours d’un homme d’engagement https://www.leportrait.td/kemba-didah-alain-de-walia-aux-plus-hautes-responsabilites-le-parcours-dun-homme-dengagement/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=kemba-didah-alain-de-walia-aux-plus-hautes-responsabilites-le-parcours-dun-homme-dengagement https://www.leportrait.td/kemba-didah-alain-de-walia-aux-plus-hautes-responsabilites-le-parcours-dun-homme-dengagement/#respond Wed, 15 Jul 2026 08:15:01 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16060 À Walia, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena, son nom est connu de tous, mais aussi au-delà de nos frontières, surtout dans le milieu des jeunes leaders émergents des sociétés civiles et politiques africaines et latino-américaines. Kemba Didah Alain est avant tout un acteur engagé du développement communautaire. Son nom, Kemba, qui signifie « l’homme », semble résumer un parcours marqué par la résilience, le courage et le sens du devoir. Chez lui, l’engagement n’est pas une étape de la vie, mais une véritable manière d’être. Vêtu d’une élégante djellaba en getzner et coiffé d’un bonnet soigneusement ajusté, il nous reçoit dans son bureau du Ministère de l’Eau et de l’Énergie. Le ton est détendu, mais le regard reste déterminé. Très vite, la conversation plonge dans les souvenirs d’une enfance forgée par les difficultés. Né à Chagoua dans le 7e arrondissement de la ville de N’Djamena, dans une famille modeste, avant de grandir à Walia, Kemba Didah Alain revendique ses origines avec fierté. Comme beaucoup de jeunes Tchadiens, il a connu très tôt les réalités de la précarité. « Tout au long de mon enfance, j’ai été imprégné des valeurs de résilience, d’engagement envers la communauté, de solidarité et de …

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À Walia, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena, son nom est connu de tous, mais aussi au-delà de nos frontières, surtout dans le milieu des jeunes leaders émergents des sociétés civiles et politiques africaines et latino-américaines. Kemba Didah Alain est avant tout un acteur engagé du développement communautaire. Son nom, Kemba, qui signifie « l’homme », semble résumer un parcours marqué par la résilience, le courage et le sens du devoir. Chez lui, l’engagement n’est pas une étape de la vie, mais une véritable manière d’être.

Vêtu d’une élégante djellaba en getzner et coiffé d’un bonnet soigneusement ajusté, il nous reçoit dans son bureau du Ministère de l’Eau et de l’Énergie. Le ton est détendu, mais le regard reste déterminé. Très vite, la conversation plonge dans les souvenirs d’une enfance forgée par les difficultés.

Né à Chagoua dans le 7e arrondissement de la ville de N’Djamena, dans une famille modeste, avant de grandir à Walia, Kemba Didah Alain revendique ses origines avec fierté. Comme beaucoup de jeunes Tchadiens, il a connu très tôt les réalités de la précarité. « Tout au long de mon enfance, j’ai été imprégné des valeurs de résilience, d’engagement envers la communauté, de solidarité et de paix. C’est dans cet environnement que je me suis construit et c’est lui qui façonne aujourd’hui mon parcours ainsi que ma personnalité », confie-t-il.

De Walia aux bancs des universités internationales

Après l’obtention d’une licence en économie monétaire et bancaire à l’Université de Moundou en 2016, son parcours prend une dimension internationale. En 2021, il finalise un master en politique commerciale et droit international de commerce en Tanzanie, un programme de la prestigieuse université suédoise Lund University suite à une bourse obtenue deux ans plutôt.

Pour celui qui se présente volontiers comme « un enfant de Walia », intégrer un programme soutenu par l’une des tops 100 universités au monde constitue autant une réussite personnelle qu’une responsabilité supplémentaire envers son pays. Il reconnaît volontiers la place déterminante de ses parents dans sa réussite. « Ce sont eux qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Je profite de cette occasion pour leur rendre hommage, les saluer et les remercier », dit-il.

Le parcours de Kemba Didah Alain est également celui d’un militant engagé. Au lendemain du Printemps arabe, alors que les mouvements citoyens se multipliaient en Afrique, il rejoint entre 2015 et 2016 le Mouvement Citoyen IYINA où il a été l’un des porte-paroles, qui militait pour davantage de démocratie et de redevabilité au Tchad.

Son engagement se poursuit ensuite au sein de plusieurs organisations nationales et internationales, notamment : Ça Suffit, Tournons La Page, Mouvement Citoyen le Temps, le Réseau des défenseurs des droits de l’homme d’Afrique centrale, avant de participer à la création du mouvement citoyen Wakit Tama, devenu l’une des principales plateformes de mobilisation citoyenne du pays.

Pour Deuhb Zyzou, compagnon de lutte de longue date, Kemba Didah Alain s’est toujours distingué par sa détermination. « Alain était un garçon profondément engagé, d’une détermination sans faille, qui ne reculait devant rien lorsqu’il s’agissait de mener à bien sa mission. Travailleur infatigable, il possède également de grandes qualités humaines », témoigne Deuhb Zyzou.

Le même témoin ajoute : « Kemba Didah Alain est un jeune homme d’une grande bravoure. Nous avons partagé des moments heureux comme des périodes difficiles. Il n’était pas seulement un camarade de lutte, mais un véritable frère. »

Si le voyage était un cursus académique sanctionné par un diplôme, Kemba Didah Alain en détiendrait assurément le plus haut grade. Comme le dit un adage populaire, « un jeune qui parcourt plusieurs villages vaut autant un vieillard », tant l’expérience acquise au fil des horizons forge la sagesse. Par sa détermination pour la cause de la société civile et des institutions publiques, Kemba Didah Alain a parcouru de nombreux pays et continents, enrichissant son expérience et portant haut les valeurs de compétence, d’ouverture et de dévouement.

Interrogé sur les difficultés rencontrées au cours de son parcours, Kemba Didah Alain refuse le mot « échec ». « À aucun moment de ma vie je n’ai pensé avoir échoué. Sois-je gagne, soit j’apprends. C’est mon état d’esprit. » Une philosophie qui résume sa manière d’aborder les obstacles : apprendre, progresser et continuer d’avancer.

De la société civile à l’administration publique

Son engagement citoyen l’amène progressivement à intégrer l’administration publique après un passage dans le secteur privé. Entre 2022 et 2023, il occupe les fonctions de Conseiller du Ministre en charge de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat. Il devient ensuite Coordonnateur National de l’Unité de Gestion du Projet Initiative 50 000 emplois décents pour les jeunes, avant d’être nommé Directeur de Cabinet du Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, puis Ministre de l’Eau et de l’Énergie.

Pour lui, cette évolution ne constitue pas une rupture avec son passé militant. « Passer de la rédaction de communiqués ou lettres de plaidoyer à la possibilité de parler directement à l’oreille des décideurs me donne davantage de moyens d’agir. L’objectif reste le même : servir la République. Seuls les outils changent. »

Pour le journaliste et communicateur Rondouba Brillant, cette ascension est loin d’être un hasard. « Kemba fait partie de ces rares jeunes qui ont marqué leur époque lorsque la société civile était particulièrement active au Tchad. C’est un homme profondément engagé, optimiste, toujours disponible et attentif aux préoccupations des jeunes de sa communauté. Le voir aujourd’hui occuper de hautes responsabilités est une véritable fierté », reconnait Rondouba Brillant.

Malgré ses responsabilités, Kemba Didah Alain reste convaincu que l’avenir du Tchad repose sur sa jeunesse. S’il se réjouit de voir davantage de jeunes accéder à des fonctions de responsabilité dans son pays, il estime que les défis demeurent importants, notamment en matière de formation, d’emploi et promotion d’entrepreneuriat. « On dit souvent que le Tchad appartient à tous ses fils et filles. Alors chacun doit donc apporter sa part de contribution. Nous ne devons pas attendre que les autres viennent construire le pays à notre place », conseille-t-il.

Son quotidien reste fidèle à cette conviction. Entre les obligations administratives et le soutien aux initiatives communautaires, il consacre l’essentiel de son temps au service public. Même ses week-ends sont souvent occupés par des rencontres avec la jeunesse ou des activités professionnelles.

Au-delà des fonctions qu’il occupe aujourd’hui, Kemba Didah Alain demeure animé par la volonté de servir son pays. Si son parcours devait inspirer les générations futures, il espère qu’une seule leçon en sera retenue : chaque tchadien, quelle que soit sa situation, a une responsabilité dans la construction du pays et il doit l’assumer de quelque manière que soit.

 

 

 

 

 

 

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PADSP-AI : recrutement d’un cabinet pour la préparation d’un projet, l’organisation, l’expertise locale et l’appui comptable/fiscal/juriste d’affaires https://www.leportrait.td/padsp-ai-recrutement-dun-cabinet-pour-la-preparation-dun-projet-lorganisation-lexpertise-locale-et-lappui-comptable-fiscal-juriste-daffaires/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=padsp-ai-recrutement-dun-cabinet-pour-la-preparation-dun-projet-lorganisation-lexpertise-locale-et-lappui-comptable-fiscal-juriste-daffaires https://www.leportrait.td/padsp-ai-recrutement-dun-cabinet-pour-la-preparation-dun-projet-lorganisation-lexpertise-locale-et-lappui-comptable-fiscal-juriste-daffaires/#respond Thu, 09 Jul 2026 10:09:25 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16057 AVIS A MANIFESTATION D’INTERET SERVICE DE CONSULTANCE/FIRMES Recrutement d’un cabinet pour la préparation d’un projet, l’organisation, l’expertise locale et l’appui comptable/fiscal/juriste d’affaires Secteur : Multi-secteur gouvernance Référence de l’Accord de Financement : 590015519283 N° d’Identification du Projet : P-TD-KF0-016 Consulter l’avis ici AMI_004_Préparation Projets (1)

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AVIS A MANIFESTATION D’INTERET SERVICE DE CONSULTANCE/FIRMES

Recrutement d’un cabinet pour la préparation d’un projet, l’organisation, l’expertise locale et l’appui comptable/fiscal/juriste d’affaires

Secteur : Multi-secteur gouvernance

Référence de l’Accord de Financement : 590015519283

N° d’Identification du Projet : P-TD-KF0-016

Consulter l’avis ici AMI_004_Préparation Projets (1)

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