Amina Priscille Longoh - Le Portrait TD https://www.leportrait.td La référence des profils tchadiens Fri, 05 Jun 2026 14:03:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://www.leportrait.td/wp-content/uploads/2024/06/cropped-FORMAT-CARRE-2-32x32.jpg Amina Priscille Longoh - Le Portrait TD https://www.leportrait.td 32 32 Tribune de Amina Priscille Longoh : Africa Forward peut être le catalyseur d’un monde nouveau https://www.leportrait.td/tribune-de-amina-priscille-longoh-africa-forward-peut-etre-le-catalyseur-dun-monde-nouveau/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=tribune-de-amina-priscille-longoh-africa-forward-peut-etre-le-catalyseur-dun-monde-nouveau https://www.leportrait.td/tribune-de-amina-priscille-longoh-africa-forward-peut-etre-le-catalyseur-dun-monde-nouveau/#respond Fri, 05 Jun 2026 14:02:52 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16003 En ma qualité d’ambassadrice du Tchad en France, j’ai assisté à mon premier sommet Afrique-France. Africa Forward, au Kenya (11-12 mai), fut un moment intense de politique, de diplomatie, mais aussi d’opportunités économiques et de bouillonnement culturel. C’était la première fois qu’un pays anglophone accueillait cet événement : tout un symbole pour montrer que les lignes bougent et qu’il faut repenser la relation sous de nouveaux prismes et avec de nouveaux acteurs émergents. Afrique-France : un passé commun Nairobi a réuni des chefs d’État et de gouvernement, des décideurs publics, des diplomates, des entrepreneurs et de puissantes voix de la société civile des deux rives, dans une commune volonté de partage et de défrichage de nouvelles opportunités de bâtir ensemble un monde différent et résilient. L’Afrique et la France ont un passé commun indéniable, nourri par des blessures, mais aussi par des succès. Il est important que nous fassions du rendez-vous kenyan le socle d’une relation envisagée sur des bases nouvelles, plus justes, plus équilibrées, plus ambitieuses. Tous les jours, dans mes rencontres et mes activités diplomatiques, je mesure la profondeur de l’héritage qui lie nos deux continents, la puissance de la défiance de notre jeunesse due au sentiment d’exclusion. Mais …

The post Tribune de Amina Priscille Longoh : Africa Forward peut être le catalyseur d’un monde nouveau first appeared on Le Portrait TD.

]]>
En ma qualité d’ambassadrice du Tchad en France, j’ai assisté à mon premier sommet Afrique-France. Africa Forward, au Kenya (11-12 mai), fut un moment intense de politique, de diplomatie, mais aussi d’opportunités économiques et de bouillonnement culturel. C’était la première fois qu’un pays anglophone accueillait cet événement : tout un symbole pour montrer que les lignes bougent et qu’il faut repenser la relation sous de nouveaux prismes et avec de nouveaux acteurs émergents.

Afrique-France : un passé commun

Nairobi a réuni des chefs d’État et de gouvernement, des décideurs publics, des diplomates, des entrepreneurs et de puissantes voix de la société civile des deux rives, dans une commune volonté de partage et de défrichage de nouvelles opportunités de bâtir ensemble un monde différent et résilient.

L’Afrique et la France ont un passé commun indéniable, nourri par des blessures, mais aussi par des succès. Il est important que nous fassions du rendez-vous kenyan le socle d’une relation envisagée sur des bases nouvelles, plus justes, plus équilibrées, plus ambitieuses.

Tous les jours, dans mes rencontres et mes activités diplomatiques, je mesure la profondeur de l’héritage qui lie nos deux continents, la puissance de la défiance de notre jeunesse due au sentiment d’exclusion. Mais je salue le potentiel des jeunesses africaines et leur désir d’avenir dans le cadre d’une relation Afrique-France rénovée, équilibrée et mutuellement bénéfique.

Le Tchad, au cœur du renouveau Afrique-France

Le Tchad est un acteur majeur de cette relation féconde et un modèle de ce que la transformation implique et permet. La présence du président de la République du Tchad, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, à Nairobi n’est pas anodine. Elle est le signe d’un engagement personnel, résolu, en faveur d’une relation franco-africaine réinventée. Le Tchad, nation charnière au cœur du continent, pont entre diverses influences européennes, africaines et arabes, assume depuis toujours une responsabilité géopolitique singulière.

En venant à Paris porter la voix de son pays, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno confirme que le Tchad entend peser dans la définition des nouvelles règles du jeu. Notre président place notre pays au cœur de la définition et de la mise en œuvre d’un partenariat mature, entre nations souveraines qui se respectent et se choisissent. L’histoire entre l’Afrique et la France a été par moments douloureuse. Mais cette douleur, si elle ne s’efface pas, se dépasse pour laisser place à l’avenir. Le moment est venu de passer de la coopération subie à la coopération co-construite, à travers des mécanismes décisionnels communs, solides et mutuellement bénéfiques.

La jeunesse africaine, un atout précieux

Africa Forward a réuni la jeunesse, les femmes et la société civile aux côtés des décideurs pour penser et chercher ensemble les solutions d’avenir. Le Tchad, mon pays, est jeune et donc prometteur.

Cette jeunesse est une richesse que le monde regarde encore trop souvent avec méfiance, quand il faudrait la regarder avec confiance. Elle a besoin de mobilité, d’incubateurs, de capitaux et de confiance. Les femmes, au cœur de mon action publique, ne doivent pas non plus être en marge. Elles portent des pans entiers de l’économie informelle, de l’agriculture, de la transmission culturelle. Elles doivent être au cœur des deux révolutions silencieuses de notre époque : la transition numérique et la transition climatique.

Africa Forward, un moment important pour le Tchad

La connectivité s’étend, les usages mobiles explosent, les start-ups émergent. Sur le climat, le Tchad paie un prix injuste. Le lac Tchad a perdu plus de 90 % de sa superficie en un demi-siècle. Des millions de personnes subissent directement les conséquences d’un réchauffement auquel elles ont contribué de manière infinitésimale. La justice climatique n’est pas un concept abstrait, mais une réalité que les femmes et les agriculteurs vivent au quotidien.

Africa Forward fut, pour le Tchad, un moment important, le lieu d’une ambition rappelée et assumée. Le Tchad a présenté son plan de développement « Tchad Connexion 2030 », dont l’ambition est d’accélérer la transformation économique et sociale du pays, d’attirer les investissements étrangers et de faire du Tchad un modèle de développement inclusif et durable en Afrique. Notre pays est ouvert à l’investissement étranger. Il dispose d’atouts considérables : ressources naturelles, position géographique stratégique, potentiel agricole, marché en expansion. Nous avons, en la personne du maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, un leader visionnaire et soucieux de plonger notre pays dans la modernité.

Africa Forward doit marquer un avant et un après. Non pas parce qu’un sommet suffit à changer les choses, mais parce que les décisions prises ici, les engagements pris ici, les relations nouées ici peuvent être le point de départ d’une dynamique durable.

Le Tchad y prend toute sa part. Avec la force de sa jeunesse, la détermination de ses femmes, la clarté de sa vision incarnée dans le plan « Tchad Connexion 2030 » et la volonté de son président.

 

 

The post Tribune de Amina Priscille Longoh : Africa Forward peut être le catalyseur d’un monde nouveau first appeared on Le Portrait TD.

]]>
https://www.leportrait.td/tribune-de-amina-priscille-longoh-africa-forward-peut-etre-le-catalyseur-dun-monde-nouveau/feed/ 0
« Confidences » d’Amina Priscille Longoh : le récit d’un engagement au service du Tchad https://www.leportrait.td/confidences-damina-priscille-longoh-le-recit-dun-engagement-au-service-du-tchad/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=confidences-damina-priscille-longoh-le-recit-dun-engagement-au-service-du-tchad https://www.leportrait.td/confidences-damina-priscille-longoh-le-recit-dun-engagement-au-service-du-tchad/#respond Thu, 07 May 2026 13:54:01 +0000 https://www.leportrait.td/?p=15990 De toutes les formes d’expression littéraire, l’autobiographie est assurément la plus captivante pour le lecteur, mais la plus ardue pour l’auteur​ – ou l’autrice, en l’occurrence.  ​Il n’est jamais aisé de parler de soi, et ce, pour diverses raisons. Dans ses Pensées, le philosophe Blaise Pascal reconnaissait la difficulté de l’exercice, qu’il exprime à travers cette formule sentencieuse : « Le moi est haïssable ». Non pas qu’il s’agisse de se défier d’une haine possible de soi. Le philosophe reconnaît plutôt, dans ces propos qui pourraient paraître énigmatiques, la difficulté à tenir deux statuts dans un même discours : être à la fois l’objet et le sujet de son discours. Mais Amina Priscille Longoh​ (l’actuelle ambassadrice du Tchad en France​) ne s’est pas défaussée lorsqu’il lui a semblé indispensable de retenir l’autobiographie comme la modalité d’expression de son tout premier ouvrage, quoiqu’elle fût parfaitement consciente des écueils et des périls de sa démarche. D’une part en raison de l’effort de dévoilement de soi qui s’ensuivrait, d’autre part s’imposait la nécessité de sacrifier à l’ascèse qu’exige un tel travail d’écriture, qui plus est pour une personnalité politique de premier plan qui doit être davantage dans l’action que dans la contemplation ou dans la pure abstraction des …

The post « Confidences » d’Amina Priscille Longoh : le récit d’un engagement au service du Tchad first appeared on Le Portrait TD.

]]>
De toutes les formes d’expression littéraire, l’autobiographie est assurément la plus captivante pour le lecteur, mais la plus ardue pour l’auteur​ – ou l’autrice, en l’occurrence.  ​Il n’est jamais aisé de parler de soi, et ce, pour diverses raisons. Dans ses Pensées, le philosophe Blaise Pascal reconnaissait la difficulté de l’exercice, qu’il exprime à travers cette formule sentencieuse : « Le moi est haïssable ». Non pas qu’il s’agisse de se défier d’une haine possible de soi. Le philosophe reconnaît plutôt, dans ces propos qui pourraient paraître énigmatiques, la difficulté à tenir deux statuts dans un même discours : être à la fois l’objet et le sujet de son discours.

Mais Amina Priscille Longoh​ (l’actuelle ambassadrice du Tchad en France​) ne s’est pas défaussée lorsqu’il lui a semblé indispensable de retenir l’autobiographie comme la modalité d’expression de son tout premier ouvrage, quoiqu’elle fût parfaitement consciente des écueils et des périls de sa démarche. D’une part en raison de l’effort de dévoilement de soi qui s’ensuivrait, d’autre part s’imposait la nécessité de sacrifier à l’ascèse qu’exige un tel travail d’écriture, qui plus est pour une personnalité politique de premier plan qui doit être davantage dans l’action que dans la contemplation ou dans la pure abstraction des idées et des concepts : « J’ai opposé pendant longtemps une farouche résistance à l’idée d’écrire ce livre. Idée qui, je l’avoue, parade dans ma tête depuis bien des années, même si je ne trouvais pas le temps, prise entre les exigences du travail et celles de la vie en société. Parce que l’écriture exige une discipline quasi ​monacale, mais elle impose aussi de céder à ​l’extimité, une nécessité d’ouvrir son jardin secret là où l’action politique, paradoxalement, n’impose que le résultat de politiques publiques sur le terrain. »

​Témoigner, transmettre et partager

Toutefois, à y regarder de près, dans cet ouvrage, contrairement à la perception que son titre pourrait véhiculer de prime abord, la fibre apparemment intimiste de Confidences est bien moins affirmée que la volonté, pour Amina Priscille Longoh, de témoigner, de transmettre et de partager.

Témoigner pour toute jeune fille, pour toute femme pour toutes et pour tous que, dans la vie, nul n’est condamné à suivre la pente d’un destin fatal.

Transmettre à toutes et à tous des vertus et des valeurs qui sont indispensables pour valoriser le meilleur en nous, aussi bien pour notre épanouissement individuel que pour le bien-être du corps social tout entier.

Partager des tranches de vie qui attestent, s’il était encore besoin de le prouver, que la vie présente est pour chacun de nous une scène sur laquelle, en jouant le rôle que nous nous assignons, elle n’est pas et ne sera jamais un long fleuve tranquille. Toutefois, au bout de ce parcours très souvent sinueux et périlleux qui pourrait nous donner l’impression de parcourir un chemin de croix, la lumière et la félicité seront notre juste récompense. C’est d’ailleurs la condition de possibilité des succès qui sont gravés dans le granit de l’éternité.

Et, Amina Priscille Longoh en est convaincue, la femme africaine et la jeunesse africaine doivent s’imprégner de ces vérités fondamentales qui structurent toute réussite individuelle et font la grandeur des peuples et des nations, dans une Afrique plus que jamais en quête de sa place véritable dans un monde en proie à de profondes et graves convulsions : « Le choix d’écrire ce livre relève aussi d’un désir de restituer une part de mon expérience personnelle dans une Afrique contemporaine confrontée à de multiples défis. J’ai fait face à des obstacles variés, nombreux, parfois visibles, souvent insidieux. J’ai supporté les préjugés, les jugements de valeur, les procès expéditifs en incompétence et tant d’autres accusations brutales. Les uns suggérant que je souffrais d’un manque de légitimité à exercer le pouvoir ou à participer aux décisions stratégiques parce que j’étais une femme. Les autres considérant que ma jeunesse ne pouvait être qu’une faiblesse et jamais un atout pour servir mon pays dans les hautes sphères. »

​Séquences de vie

Confidences se décline en neuf récits essentiels qui sont aussi les séquences de vie parmi les plus marquantes du parcours personnel et professionnel d’Amina ​Priscille Longoh ou de son investissement permanent dans le social et l’humanitaire, au service permanent de la veuve et de l’orphelin : « Ministre à vingt-neuf ans »,   « Humilité & ambition »,  « Au service de la femme et de l’enfant », « Les mutations de la société tchadienne », « Bâtir une société du care« , « Le sens de ma mission », « Lettre à Sadina »​…

​Après l’avant-propos et le prologue, l’ouvrage relate sa nomination à des fonctions ministérielles de premier plan par le chef de l’État ​défunt, le Maréchal Idriss Déby Itno​. Ce fut le point de départ de son accession à des fonctions gouvernementales​. ​Il est ​aussi important de souligner que cette reconnaissance tient au soutien qu’elle a toujours apporté aux plus fragiles, avec les modestes moyens qu’elle aura pu mobiliser, tout en remplissant ses obligations professionnelles dans une entreprise privée​ du Tchad : « Entre-temps, la tragique histoire d’une enfant de condition modeste atteinte d’un cancer, pour laquelle j’ai initié une collecte de fonds, m’a poussée à créer la Fondation Tchad Helping Hands en 2016. Apparemment, le travail abattu n’est pas passé inaperçu aux yeux des autorités. C’est ainsi que je fus nommée,​ en 2009, Directrice générale de la ​ Maison nationale de la femme du Tchad​ (inaugurée en 2015 à N’Djamena​). Un an après, j’étais promue ministre de la Femme et de la Protection de la petite enfance. Le cas est assez singulier pour être souligné : jeune et femme, au Tchad… Mon entrée au Gouvernement, au-delà de ma modeste personne, fut un acte de reconnaissance et de mise en responsabilité, tant pour la jeunesse africaine en général que tchadienne en particulier. »

Confiance

Cette confidence est décisive pour appréhender l’architecture globale de son ouvrage.

Sa nomination comme ministre à l’âge de 29 ans, puis ministre d’État​ à 32 ans, n’est donc pas la conséquence d’un choix fortuit par la plus haute autorité de son pays, le chef de l’exécutif. Dans la séquence qu’elle intitule « Ministre d’État », elle rapporte, pour ses lecteurs cibles, pour les générations présentes et futures, la mission et la confiance placées en elle en ce moment historique et singulier par le président de la République, Idriss Déby Itno, qui s’exprima alors en ces termes : « Ma fille, tu dois réussir, tu dois faire bouger les choses, tu dois redynamiser le secteur que je t’ai confié. N’aie surtout pas peur, l’avenir du Tchad, c’est vous, mes enfants, donc tu n’as pas le droit d’échouer. Tu commettras peut-être des erreurs, mais tu dois apprendre chaque fois pour être encore meilleure, tu as ma confiance et mon soutien. Allez, au boulot ! »

Aussi, précise-t-elle, « ce sont les paroles prononcées par feu le Maréchal Idriss Deby Itno lors de notre première audience d’orientation en présence du ministre d’État Secrétaire général de la présidence, coordonnateur de l’action gouvernementale, monsieur Kalzeube Pahimi Deubet,​ qui m’ont guidée. »

Et cette confiance, est-il important de le souligner, lui sera renouvelée à plusieurs reprises par l’actuel chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, à qui elle rend par ailleurs un juste hommage : « C’est le moment de rendre hommage à la vision d’un homme de progrès, le président Mahamat Idriss Deby Itno, qui a fait de moi la première femme ministre d’État de mon pays. Le Président est sans conteste un homme d’État dans sa plénitude. C’est un leader d’une grande hauteur de vue, très réservé, taiseux, mais observateur et patient […]. Ce qui importe, selon lui, c’est le résultat obtenu sur les dossiers que l’on a sous ses responsabilités. Il applique ainsi les principes du management moderne et flexible, qui s’attache davantage aux principes de la gouvernance axée sur les résultats. »​

Poids de sa mission en faveur du Tchad

Dès son entrée en fonction au sein du gouvernement et tout au long de ses fonctions ministérielles, Amina Priscille Longoh a toujours eu la nette conscience du poids de sa mission et de l’importance de celle-ci dans le renforcement de la cohésion sociale au Tchad. Elle ne s’est guère enfermée dans les dorures de son bureau ou l’abstraction des discours qui n’ont aucun impact sur la vie des populations. Elle s’est immédiatement distinguée par son enthousiasme à servir et son engagement sur le terrain, au plus près des populations sinistrées, des naufragées de la vie, des victimes d’injustices diverses, bref des plus vulnérables. Et ce d’autant plus que son investissement sur le terrain des réalités quotidiennes est la conséquence de cette fibre sociale profondément ancrée en elle et qu’elle a incarné avant son accession aux fonctions ministérielles.

​Impulsion de plusieurs réformes

Dans cette trajectoire qui est aussi sa boussole au service de l’État, elle a impulsé de nombreuses réformes qui ont balisé le cadre théorique et juridique de l’action de l’État dans son champ de compétences. On peut citer au rang des plus emblématiques : le Programme national d’autonomisation économique et sociale de la femme, la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat féminin au Tchad (SNEF), le Plan d’action pour 2023-2027, de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations ​unies sur « Femmes, Paix et Sécurité » adoptée depuis 2000, l’Observatoire de la promotion de l’égalité et de l’équité de genre (OPEG), le décret 0433 fixant les modalités d’application de l’ordonnance 022 sur la parité dans les fonctions électives et nominatives, la Politique nationale genre (PNG) qui vise à établir un cadre pour l’intégration des besoins spécifiques des hommes et des femmes dans les stratégies et programmes de développement du pays.

​Séquence inspirante : Lettre à Sadina

Plus que des confidences sur son service de l’État et le socle de valeurs humaines qui lui auront permis d’assumer ses hautes et délicates fonctions avec détermination et compétence, l’autobiographie d’Amina Priscille Longoh se referme sur  une séquence inspirante pour toute jeune fille, pour toute femme tchadienne et africaine qu’elle intitule ​Lettre à Sadina.

Il s’agit d’une jeune compatriote qu’elle découvre à tout hasard dans une vidéo et qui exprime le vœu ardent de ressembler à l’autrice. Ce fut le déclic à partir duquel émergera le projet d’écrire Confidences : « Tu ne le sais sans doute pas, mais tu es à l’origine de ce livre. Le jour où j’ai vu ta vidéo où tu disais vouloir me ressembler, j’ai été naturellement très émue. Puis​ je me suis interrogée sur le sens de ton vœu exprimé publiquement. J’ai décidé alors d’écrire pour partager avec toi et toutes les jeunes filles du Tchad un bout de mon moi, de mon histoire personnelle. […] J’espère susciter avec ces lignes des vocations et encourager toutes les filles comme toi à poursuivre le chemin de l’effort vers de grandes responsabilités au Tchad et partout dans le monde. »

Éric Topona, journaliste à la rédaction Afrique-Francophone de la Deutsche Welle, à Bonn (Allemagne)

 

The post « Confidences » d’Amina Priscille Longoh : le récit d’un engagement au service du Tchad first appeared on Le Portrait TD.

]]>
https://www.leportrait.td/confidences-damina-priscille-longoh-le-recit-dun-engagement-au-service-du-tchad/feed/ 0