L’ATHLÉTE - Le Portrait TD https://www.leportrait.td La référence des profils tchadiens Tue, 09 Jun 2026 14:56:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://www.leportrait.td/wp-content/uploads/2024/06/cropped-FORMAT-CARRE-2-32x32.jpg L’ATHLÉTE - Le Portrait TD https://www.leportrait.td 32 32 Ngaba Yaya : le jeune qui porte les espoirs du basketball tchadien https://www.leportrait.td/ngaba-yaya-le-jeune-qui-porte-les-espoirs-du-basketball-tchadien-2/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ngaba-yaya-le-jeune-qui-porte-les-espoirs-du-basketball-tchadien-2 https://www.leportrait.td/ngaba-yaya-le-jeune-qui-porte-les-espoirs-du-basketball-tchadien-2/#respond Tue, 09 Jun 2026 14:52:14 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16033 À seulement 18 ans, Ngaba Yaya s’impose déjà comme l’un des visages prometteurs du basketball tchadien. Le jeune intérieur des Sao U18 a attiré l’attention lors des éliminatoires de l’Afrobasket FIBA U18 Zone 4 grâce à ses performances remarquables, devenant un acteur majeur du parcours historique de la sélection nationale. Avec son physique imposant et sa taille estimée à environ 2,06 mètres, Ngaba Yaya s’illustre particulièrement dans la raquette. Sa présence défensive, sa capacité à prendre des rebonds et son efficacité offensive font de lui un joueur difficile à contenir pour ses adversaires. Au fil des rencontres, il a démontré une maturité impressionnante pour son âge et une grande capacité à répondre présent dans les moments décisifs. Lors de la demi-finale face au Congo-Brazzaville, le jeune basketteur a livré une prestation exceptionnelle. Auteur de 20 points, il a également dominé sous les paniers avec 24 rebonds, obtenant la meilleure évaluation du match. Une performance qui a largement contribué à la victoire des Sao U18 (52-46) et à leur qualification pour la finale de la compétition. Derrière cette réussite se cache un joueur travailleur, formé dans le championnat national et évoluant avec Espoir Basket Club. Son parcours témoigne de l’émergence d’une …

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À seulement 18 ans, Ngaba Yaya s’impose déjà comme l’un des visages prometteurs du basketball tchadien. Le jeune intérieur des Sao U18 a attiré l’attention lors des éliminatoires de l’Afrobasket FIBA U18 Zone 4 grâce à ses performances remarquables, devenant un acteur majeur du parcours historique de la sélection nationale.

Avec son physique imposant et sa taille estimée à environ 2,06 mètres, Ngaba Yaya s’illustre particulièrement dans la raquette. Sa présence défensive, sa capacité à prendre des rebonds et son efficacité offensive font de lui un joueur difficile à contenir pour ses adversaires. Au fil des rencontres, il a démontré une maturité impressionnante pour son âge et une grande capacité à répondre présent dans les moments décisifs.

Lors de la demi-finale face au Congo-Brazzaville, le jeune basketteur a livré une prestation exceptionnelle. Auteur de 20 points, il a également dominé sous les paniers avec 24 rebonds, obtenant la meilleure évaluation du match. Une performance qui a largement contribué à la victoire des Sao U18 (52-46) et à leur qualification pour la finale de la compétition.

Derrière cette réussite se cache un joueur travailleur, formé dans le championnat national et évoluant avec Espoir Basket Club. Son parcours témoigne de l’émergence d’une nouvelle génération de basketteurs tchadiens capables de rivaliser avec les meilleures équipes de la sous-région.

Alors que le Tchad a remporté la finale historique pour une qualification à l’Afrobasket U18 ce 4 juin 2026, Ngaba Yaya incarne l’espoir d’un basketball national en pleine progression. Son talent, sa détermination et son envie de représenter son pays font de lui un symbole de cette jeunesse sportive qui veut écrire une nouvelle page de l’histoire des Sao.

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Ngaba Yaya : le jeune géant qui porte les espoirs du basketball tchadien https://www.leportrait.td/ngaba-yaya-le-jeune-geant-qui-porte-les-espoirs-du-basketball-tchadien/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ngaba-yaya-le-jeune-geant-qui-porte-les-espoirs-du-basketball-tchadien https://www.leportrait.td/ngaba-yaya-le-jeune-geant-qui-porte-les-espoirs-du-basketball-tchadien/#respond Sat, 06 Jun 2026 13:35:33 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16028 À seulement 18 ans, Ngaba Yaya s’impose déjà comme l’un des visages prometteurs du basketball tchadien. Le jeune intérieur des Sao U18 a attiré l’attention lors des éliminatoires de l’Afrobasket FIBA U18 Zone 4 grâce à ses performances remarquables, devenant un acteur majeur du parcours historique de la sélection nationale. Avec son physique imposant et sa taille estimée à environ 2,06 mètres, Ngaba Yaya s’illustre particulièrement dans la raquette. Sa présence défensive, sa capacité à prendre des rebonds et son efficacité offensive font de lui un joueur difficile à contenir pour ses adversaires. Au fil des rencontres, il a démontré une maturité impressionnante pour son âge et une grande capacité à répondre présent dans les moments décisifs. Lors de la demi-finale face au Congo-Brazzaville, le jeune basketteur a livré une prestation exceptionnelle. Auteur de 20 points, il a également dominé sous les paniers avec 24 rebonds, obtenant la meilleure évaluation du match. Une performance qui a largement contribué à la victoire des Sao U18 (52-46) et à leur qualification pour la finale de la compétition. Derrière cette réussite se cache un joueur travailleur, formé dans le championnat national et évoluant avec Espoir Basket Club. Son parcours témoigne de l’émergence d’une …

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À seulement 18 ans, Ngaba Yaya s’impose déjà comme l’un des visages prometteurs du basketball tchadien. Le jeune intérieur des Sao U18 a attiré l’attention lors des éliminatoires de l’Afrobasket FIBA U18 Zone 4 grâce à ses performances remarquables, devenant un acteur majeur du parcours historique de la sélection nationale.

Avec son physique imposant et sa taille estimée à environ 2,06 mètres, Ngaba Yaya s’illustre particulièrement dans la raquette. Sa présence défensive, sa capacité à prendre des rebonds et son efficacité offensive font de lui un joueur difficile à contenir pour ses adversaires. Au fil des rencontres, il a démontré une maturité impressionnante pour son âge et une grande capacité à répondre présent dans les moments décisifs.

Lors de la demi-finale face au Congo-Brazzaville, le jeune basketteur a livré une prestation exceptionnelle. Auteur de 20 points, il a également dominé sous les paniers avec 24 rebonds, obtenant la meilleure évaluation du match. Une performance qui a largement contribué à la victoire des Sao U18 (52-46) et à leur qualification pour la finale de la compétition.

Derrière cette réussite se cache un joueur travailleur, formé dans le championnat national et évoluant avec Espoir Basket Club. Son parcours témoigne de l’émergence d’une nouvelle génération de basketteurs tchadiens capables de rivaliser avec les meilleures équipes de la sous-région.

Alors que le Tchad a remporté la finale historique pour une qualification à l’Afrobasket U18 ce 4 juin 2026, Ngaba Yaya incarne l’espoir d’un basketball national en pleine progression. Son talent, sa détermination et son envie de représenter son pays font de lui un symbole de cette jeunesse sportive qui veut écrire une nouvelle page de l’histoire des Sao.

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Khadidja Brahim Gabdou : le visage féminin du football masculin au Tchad https://www.leportrait.td/khadidja-brahim-gabdou-le-visage-feminin-du-football-masculin-au-tchad/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=khadidja-brahim-gabdou-le-visage-feminin-du-football-masculin-au-tchad https://www.leportrait.td/khadidja-brahim-gabdou-le-visage-feminin-du-football-masculin-au-tchad/#respond Sat, 12 Oct 2024 10:40:18 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8136 Elle incarne la détermination, la passion et le leadership sous plusieurs facettes. Athlète dans l’âme, Khadidja Brahim Gabdou a nourri depuis son plus jeune âge une passion profonde pour le football, un sport souvent dominé par les hommes au Tchad. Amoureuse du ballon rond, elle a commencé d’abord sur la piste d’athlétisme, avant de devenir Présidente du Conseil de Direction du Gazelle FC, bravant les stéréotypes et les obstacles culturels. Le parcours de celle qui est la première femme à occuper un poste de présidente d’un club de première division masculin, débute en 1976. « Lorsque j’étais petite, mon père m’avait dit de venir avec lui au stade. Ce jour-là, c’était le match de choc entre Gazelle et Renaissance. Malheureusement Gazelle qui avait autant de possession et d’occasion a perdu le match. De retour à la maison, j’ai pleuré jusqu’à mon grand-père me demandait ce qui n’allait pas. Je lui avais répondu que j’ai regardé un match de football au stade, les Blancs-Noirs qui ont bien joué ont perdu la rencontre au détriment des Rouges et Verts et pour moi, c’est injuste. Depuis ce jour, j’ai décidé de suivre ce club », se souvient-elle. Malgré le contexte difficile dans lequel le football …

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Elle incarne la détermination, la passion et le leadership sous plusieurs facettes. Athlète dans l’âme, Khadidja Brahim Gabdou a nourri depuis son plus jeune âge une passion profonde pour le football, un sport souvent dominé par les hommes au Tchad. Amoureuse du ballon rond, elle a commencé d’abord sur la piste d’athlétisme, avant de devenir Présidente du Conseil de Direction du Gazelle FC, bravant les stéréotypes et les obstacles culturels.

Le parcours de celle qui est la première femme à occuper un poste de présidente d’un club de première division masculin, débute en 1976. « Lorsque j’étais petite, mon père m’avait dit de venir avec lui au stade. Ce jour-là, c’était le match de choc entre Gazelle et Renaissance. Malheureusement Gazelle qui avait autant de possession et d’occasion a perdu le match. De retour à la maison, j’ai pleuré jusqu’à mon grand-père me demandait ce qui n’allait pas. Je lui avais répondu que j’ai regardé un match de football au stade, les Blancs-Noirs qui ont bien joué ont perdu la rencontre au détriment des Rouges et Verts et pour moi, c’est injuste. Depuis ce jour, j’ai décidé de suivre ce club », se souvient-elle. Malgré le contexte difficile dans lequel le football tchadien évolue, elle ne lâche rien.

Elle est engagée derrière le club avec tout ce qu’elle possède.

À l’issue d’une Assemblée générale tenue le 25 août 2024, c’est-à-dire 48 ans après, elle est élue Présidente du Conseil de Direction dudit club. Cette élection est le fruit d’une détermination sans faille. Ahmed Abdoulaye Ogoum, supporter de Gazelle FC et membre du bureau exécutif, voyait cet engagement en elle dès son bas âge. « Khadjidja, c’est depuis son enfance qu’on la voit courir derrière les joueurs du club. Elle transporte leurs équipements, elle leur apportait de l’eau à boire et vous la verrez toujours au terrain. Elle est engagée derrière le club avec tout ce qu’elle possède. C’est ainsi que dans les années 1986, avant d’aller en France, elle a été désignée présidente du Club et les joueurs faisaient des veillées chez elle pour préparer les matchs du championnat. Même étant en France, c’est elle qui envoyait les ballons et les équipements sportifs pour le club. À son retour au pays, le club traversait une crise et lorsqu’on a fait appel à elle, elle a accepté de gérer cette période transitoire avec ses propres moyens, évitant de justesse la chute du club à la deuxième division ».

Relancer le football féminin

Sous sa direction, le club entend promouvoir le sport chez les jeunes, en particulier chez les jeunes filles, pour briser les barrières et offrir des opportunités dans un domaine encore largement dominé par les hommes. « Je suis élue pour trois ans et j’ai tant de projets pour le football, notamment la promotion du football féminin. Je ne vais pas seulement rester dans mon club avec mes projets. Je vais aussi donner de coup de main à la ligue et à la Fédération, car je suis quelqu’un de terrain », a-t-elle lancé.

Nous sommes prêts à accompagner cette brave dame dans sa vision pour le développement du football et souhaitons la voir un jour à la tête de la Fédération Tchadienne de Football Association. 

Ahmed Abdoulaye Ogoum, 56 ans, supporter dès l’âge de 16 ans, ne tarit pas d’éloges à Mme Sahoulba : « quelques mois déjà, on voit le conseil de direction dirigé par cette femme au pied du mur avec tant de défis particulièrement la promotion du football féminin et la réorganisation du club en différentes catégories (de U15 à U21 puis l’équipe senior). Au niveau du Bureau, nous sommes prêts à accompagner cette brave dame dans sa vision pour le développement du football et souhaitons la voir un jour à la tête de la Fédération Tchadienne de Football Association si l’occasion se présente ».

Un long parcours rigoureux

L’histoire de Mme Sahoulba née Khadidja Brahim Gabdou est celle d’une femme au parcours exceptionnel, traversant les frontières et les cultures pour se dévouer aux autres avant de se consacrer au service de son pays natal. Née le 22 février 1969 à  Doba au sud du Tchad, dans une famille modeste, elle a grandi dans un environnement dans lequel l’éducation était une priorité sans condition, pour toutes les filles et garçons. Après ses débuts d’études primaires à Goré, Kadjidja a passé son adolescence avec son grand-père, militaire de formation, à l’ancien Fort-Lamy. « J’ai été un enfant gâté, comme tout enfant ayant pour tuteur un grand-père, mais soumis à des instructions militaires sévères, parce que chez les militaires, c’est carré », se souvient-elle.

Ses études primaires et secondaires au sud du pays et à N’Djamena ont été sanctionnées par un Bac G1, puis un diplôme en administration à l’Université du Tchad à l’époque. Elle a travaillé dans quelques institutions et ONG nationales. «  Je ne suis pas trop intéressée par le fait de rester au bureau devant les ordinateurs. J’aime être sur le terrain Quel que soit le contexte », souligne la mère de quatre enfants. Très tôt, elle a montré un intérêt marqué pour le service aux autres, une passion qui allait aussi guider toute sa carrière.

De l’avis de sa petite sœur, Amina Brahim Gabdou, Khadidja veut toujours aller au-delà de l’ordinaire. « Ma grande sœur est une femme battante, je l’appelle aussi demi-garçon. Depuis son bas âge, elle veut toujours créer l’impossible. Mais c’est une femme qui vit pour les autres malgré les difficultés et cela fait sa fierté, car vivre en communauté et dans le respect de la vie humaine est aussi une valeur innée chez le GABDOU. Son point fort est qu’elle est directe et n’aime pas l’hypocrisie », témoigne-t-elle. Pour beaucoup de personnes, Khadidja Brahim, d’un teint clair, et souvent discrète, est une femme brave et sociable ; tandis que les autres pensent qu’elle est une femme dure et rigoureuse.

Une partie de sa vie consacrée aux personnes de 3ᵉ âge

En quête des nouvelles opportunités et poussée par des raisons sanitaires, Mme Sahoulba est partie s’installer en France, pour une carrière dans le secteur des soins dialectiques. Là-bas, tout a commencé avec une formation dans le secteur des soins de santé, notamment le soin palliatif, intégrant le domaine du service aux personnes âgées. C’est après sa certification, qu’elle a travaillé dans différents établissements sanitaires, allant des maisons de retraite aux services de soins à domicile. Cette expérience l’a poussée vers les défis des systèmes de santé, à la vulnérabilité des personnes âgées, mais aussi à la nécessité de la solidarité intergénérationnelle. Pendant quelques années en France, elle a travaillé dans ce domaine avec dévouement, apportant non seulement des soins médicaux, mais aussi une attention humaine à des personnes en fin de vie. « Je n’ai pas pu m’occuper de mes grands-parents comme je le voulais et ils sont partis de ce monde. En m’occupant de ces personnes de 3ᵉ âge, je me sens soulagée », témoigne celle qui a été frappée par le Cancer, mais qui a eu une prise en charge réussie en France.

Sa plus grande fierté a été la victoire remportée sur le cancer, mais son engagement ne s’arrête pas à ses tâches professionnelles. Elle a su se distinguer par sa capacité à tisser des liens de confiance avec les familles, à accompagner non seulement les personnes âgées dans leurs derniers moments, mais aussi leurs proches dans cette transition difficile.

Elle est le prototype même de la solidarité tchadienne.

Une mission qui lui a permis de développer des qualités humaines hors du commun : l’écoute, la patience, et surtout une profonde empathie. « Khadija, je dirai qu’elle est le prototype même de la solidarité tchadienne. Car depuis son enfance, elle a un cœur bien large en se mettant aux côtés de n’importe qui se trouvant dans n’importe quelle situation. Si tu es dans la tristesse, elle compatit avec toi sans hésiter et si tu es dans la joie, elle se joint à toi aussi autant. Ce qui m’a plus marqué, c’était lorsque j’ai perdu mon mari, ma belle-famille m’a tout arraché. Mais Khadidja s’est mise devant, avec la plus grande diplomatie possible, pour permettre d’entrer dans mes droits », raconte sa cousine Santa Ndem Ngoidi. Sa sœur cadette Amina de renchérir « qu’en France, elle est considérée comme la mère de tous les Tchadiens, surtout les passants et/ou les résidents de Bordeaux ».

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Hallas Maria Abaïfouta : de ses débuts au lycée Félix Eboué à l’international https://www.leportrait.td/hallas-maria-abaifouta-de-ses-debuts-au-lycee-felix-eboue-a-linternational/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=hallas-maria-abaifouta-de-ses-debuts-au-lycee-felix-eboue-a-linternational https://www.leportrait.td/hallas-maria-abaifouta-de-ses-debuts-au-lycee-felix-eboue-a-linternational/#respond Wed, 11 Sep 2024 10:27:21 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8121 Hallas Maria Abaïfouta, a fait flotter le tricolore tchadien au Maroc lors du Championnat d’Afrique de Tir à l’Arc. Elle a remporté, avec son coéquipier Madaye Israël, la Médaille d’or lors de cette compétition. Le Portrait TD vous amène à la découverte de cette athlète. « J’ai commencé le tir à l’arc à l’âge de 13 ans. C’était en 2016.  Je n’étais pas sportive à l’époque ». Et c’est au lycée Félix Éboue que tout a commencé. Aujourd’hui, jeune étudiante de 22 ans, Hallas Maria Abaïfouta se souvient bien de ses premières performances qui lui ont fait aimer le tir à l’arc. « Tout mon amour pour cette discipline commence en 2016, lors d’une compétition, le Tizocata à une distance de 20m, où je rafle trois médailles d’or qui faisaient de moi championne. Puis, il y a eu les autres médailles dans différentes compétitions. Mes premières médailles étaient les moments les plus mémorables de mon parcours », a-t-elle exprimé avec beaucoup d’enthousiasme. Passionnée du tir à l’arc et marraine d’un projet qui vise à promouvoir la pratique du sport chez les jeunes filles, la solide athlète de 1,76 m souligne que cette discipline est un sport de précision, de concentration et de …

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Hallas Maria Abaïfouta, a fait flotter le tricolore tchadien au Maroc lors du Championnat d’Afrique de Tir à l’Arc. Elle a remporté, avec son coéquipier Madaye Israël, la Médaille d’or lors de cette compétition. Le Portrait TD vous amène à la découverte de cette athlète.

« J’ai commencé le tir à l’arc à l’âge de 13 ans. C’était en 2016.  Je n’étais pas sportive à l’époque ». Et c’est au lycée Félix Éboue que tout a commencé. Aujourd’hui, jeune étudiante de 22 ans, Hallas Maria Abaïfouta se souvient bien de ses premières performances qui lui ont fait aimer le tir à l’arc. « Tout mon amour pour cette discipline commence en 2016, lors d’une compétition, le Tizocata à une distance de 20m, où je rafle trois médailles d’or qui faisaient de moi championne. Puis, il y a eu les autres médailles dans différentes compétitions. Mes premières médailles étaient les moments les plus mémorables de mon parcours », a-t-elle exprimé avec beaucoup d’enthousiasme.

Passionnée du tir à l’arc et marraine d’un projet qui vise à promouvoir la pratique du sport chez les jeunes filles, la solide athlète de 1,76 m souligne que cette discipline est un sport de précision, de concentration et de confiance en soi. « Pour avoir un mental solide, je m’entraine beaucoup et je travaille aussi trop. Un bon placement, de la technique, et surtout des bons mater, c’est ce que c’est le tir », explique la championne.

Une distinction à l’internationale

Originaire du Mayo-Kebbi Est au Tchad, l’archère a participé à plusieurs compétitions en Afrique et en Europe. En 2018, elle a participé au championnat de Tizocata en Guinée Conakry et a remporté quatre médailles dont trois en argent et une en bronze. L’année qui a suivi, elle remporte encore deux médailles d’or lors du championnat Tizocata en Côte d’Ivoire en équipe mixte et individuelle à une distance de 70 mètres.

Lors des Jeux Africains de la Jeunesse en Algérie, Hallas remporte une médaille de bronze en équipe dame à une distance de 60 mètres. Aussi, elle a décroché une médaille de bronze en équipe dame à une distance de 70 mètres au Maroc, lors de la compétition des Jeux Africains Senior. Peu de temps après, en 2023, elle remporte la médaille d’or en équipe mixte en Tunisie. En 2024, lors de la 4ᵉ édition du Prix du Citoyen de l’Année, nominée parmi tant d’autres, Hallas Maria Abaïfouta a été désignée “Sportif de l’année”.

Actuellement en Suisse, Hallas affirme se concentrer beaucoup plus sur sa compétition. Le 2 juin 2024, elle a informé à travers sa page Facebook avoir remporté une médaille de bronze lors d’une compétition dans une des régions de la Suisse en compagnie de son coéquipier Israël.

C’est ma fierté et je crois que toute ma bénédiction l’accompagne

Dohkot Clément Abaifouta, père biologique de Hallas Maria, confie que c’est une question de suivisme qui a fait qu’aujourd’hui Hallas puisse être archère. “C’était d’abord son grand frère qui était dans le Tir à l’arc et de fil en aiguille, elle a su s’imposer. Ce n’est pas quelque chose qui est venue d’elle-même” a-t-il exprimé.

En bon père et jaloux de l’avenir de son enfant, Dohkot Clément souligne qu’il n’a pas épousé, dans un premier temps, l’idée de sa fille de vouloir faire du Tir à l’arc. Car dit-il : “j’ai trouvé encombrant de faire le sport et en même temps les études. Comme nous le savons, le sport ne paie pas ici au Tchad. Donc, je n’étais pas vraiment d’accord pour qu’elle puisse s’engager dans le sport et faire face aux défis scolaires.  C’est ainsi qu’à l’âge de 13 ans, quand elle a gagné sa première médaille en or, je me suis dit “à tiens, ça devient sérieux”.

Hallas Maria fait la fierté de ses parents. Son père indique que, tellement fier d’elle, il lui avait ramené des flèches de la France. “Ces flèches étaient pour moi une manière de dire que c’est ma contribution.  Ce qui reste à faire, c’est de l’encourager”. C’est ma fierté et je crois que toute ma bénédiction l’accompagne” prie-t-il.

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