Marius Abrass, de son vrai nom Djegang Dingamnodji Marius incarne le talent brut, l’ambition sans limites et une vision novatrice du métier de Maître de Cérémonie. Son charisme naturel, son sens de l’écoute, sa créativité et sa capacité d’adaptation sont ses atouts majeurs. Mais au-delà de ces qualités, il est avant tout un visionnaire, toujours prêt à repousser les limites pour atteindre de nouveaux sommets.
Né un 23 septembre à Abidjan dans une famille où la culture et la communication sont au cœur du quotidien, Marius Abrass a été bercé par les grandes voix de la radio et les événements culturels du Tchad. Il ne cesse de clamer haut et fort d’être le fils spirituel de Ricardo Nanandoumngar et d’Amobé Mevegué. Pourtant, son chemin ne semblait pas destiné à la scène. Après un parcours académique brillant, il obtient un Baccalauréat G2 avec mention Assez Bien au Lycée Technique Commercial de Moundou, avant de poursuivre des études en Économie Monétaire et Bancaire. En 2010, il décroche un Master dans ce domaine, une formation qui, selon lui, lui a apporté une rigueur analytique et une vision stratégique précieuses dans son futur métier.
Mais contre toute attente, il choisit une autre voie. Loin des calculs et des finances, il décide de suivre sa passion pour la communication et l’événementiel. « Je pratique depuis plusieurs années le plus beau métier au monde, un métier qui me permet de rencontrer des personnes de tout genre, de tout bord et de tout ordre que je présente, que je célèbre et que je vends », explique-t-il avec enthousiasme.
L’ascension d’un maître de cérémonie hors pair
L’aventure de Marius commence à la radio, où il fait ses premières armes sur Dudji Lokar FM et Harmonie FM. Mais c’est sur scène qu’il se révèle pleinement. Son énergie débordante, son aisance naturelle et sa capacité à captiver son auditoire en font rapidement l’un des animateurs les plus sollicités.
Les événements prestigieux s’enchaînent : Miss Tchad, les concerts de la Renaissance, les grandes manifestations à la Place de la Nation, et des festivals de renom comme N’DjamVi et DARY, où il officie en tant que programmateur et régisseur général depuis plusieurs années.
Aujourd’hui, il est à la tête de Mach’ALLAH SYSTEM, une entreprise spécialisée dans la communication et le branding. Il collabore également avec des médias internationaux en tant que TV & Radio Host et fait de la pige pour des émissions comme Légendes Urbaines sur RFI & France 24 ou encore Carrefour Week-End sur Radio Fréquence 2 FM à Abidjan.
Un métier en pleine mutation
Marius Abrass est convaincu que le métier de Maître de Cérémonie au Tchad est en pleine évolution. Jadis perçu comme un simple accompagnement d’événements, il est aujourd’hui un élément clé du succès d’une manifestation. « Le MC ne se limite pas à annoncer des artistes ou des intervenants, il doit incarner l’événement, lui donner du rythme, créer une connexion avec le public et garantir une expérience inoubliable », explique-t-il.
Selon lui, un bon MC doit être un stratège en communication, un négociateur habile et un expert en gestion d’événements. « Il ne suffit pas de parler au micro. Il faut construire une marque personnelle forte et savoir répondre aux attentes du marché. Moi, personnellement, je vis de cela, Mach’Allah ! Un MC, un vrai MC : ça coûte cher », affirme-t-il avec fierté.
Les conseils du maître à la relève
Fort de son expérience, Marius partage volontiers son savoir avec les jeunes aspirants MC. « Je leur dirais de travailler leur art avec passion et rigueur. Le charisme ne suffit pas. Il faut se former en communication, en gestion d’événements et en branding. Il faut également cultiver l’écoute, la polyvalence et l’adaptabilité. Enfin, la clé du succès réside dans la persévérance et la création d’un réseau solide », conseille-t-il. Avec son humour habituel, il ajoute « Tiens, j’oubliais : un bon MC doit sentir bon aussi ».
Son confrère, Hervé La Merveille, ne tarit pas d’éloges à son sujet. « Marius, c’est un novateur, c’est quelqu’un qui n’aime pas la monotonie. Il fait passer son travail au-dessus de tout. Tu peux être son meilleur ami, si tu n’es pas à la hauteur, il ira chercher une autre personne ».
Une reconnaissance au-delà des frontières
Marius Abrass n’est pas seulement une figure incontournable au Tchad. Il a représenté son pays dans de nombreux événements internationaux prestigieux, notamment, Stars de l’Intégration Culturelle Africaine (SICA) à Cotonou, Bénin (2012), Festival Tî-I à Bangui, RCA (2016), Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA) en Côte d’Ivoire (2016, 2018, 2020), World Festival of Youth and Students à Moscou et Sochi, Russie (2017), Festival Sahel Hip Hop à Niamey, Niger (2017), Douala Music Art Festival, Cameroun (2018, 2019), Festival des Lingueres, Dakar, Sénégal (2018), Festival Couleurs Métisses, Nouakchott, Mauritanie (2019). Il anime aussi des cérémonies officielles aux côtés de personnalités influentes et vient d’être honoré par le ministère de la Culture du Tchad pour sa contribution au rayonnement de la culture et de l’événementiel.
Lorsqu’on lui demande où il se voit dans 10 ans, Marius Abrass répond avec assurance « Je veux devenir une figure emblématique de la communication et de l’événementiel en Afrique ». Son objectif est double : étendre son influence et accompagner les jeunes talents à percer dans ce domaine, mais aussi faire de Mach’ALLAH SYSTEM une référence continentale en proposant des services innovants en communication et organisation d’événements.
L’anecdote qui a forgé son mental
Comme tout grand professionnel, Marius a aussi connu des défis. Il raconte une anecdote marquante. « Un jour, lors d’un grand concert à N’Djamena, l’artiste principal n’est pas arrivé à temps. J’ai dû improviser pendant une heure et 52 minutes pour maintenir le public engagé. Ce moment a prouvé l’importance du rôle du MC dans la gestion des imprévus ».
Son mantra ? Une citation de Winston Churchill : « Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ». Et c’est bien cette philosophie qui guide Marius Abrass : toujours plus haut, toujours plus loin, sans jamais cesser d’inspirer.

