RNT - Le Portrait TD https://www.leportrait.td La référence des profils tchadiens Fri, 14 Mar 2025 19:59:05 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://www.leportrait.td/wp-content/uploads/2024/06/cropped-FORMAT-CARRE-2-32x32.jpg RNT - Le Portrait TD https://www.leportrait.td 32 32 Innocente Virginia Kemba : une passion pour le journalisme qui a survécu aux vagues https://www.leportrait.td/innocente-virginia-kemba-une-passion-pour-le-journalisme-qui-a-survecu-aux-vagues/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=innocente-virginia-kemba-une-passion-pour-le-journalisme-qui-a-survecu-aux-vagues https://www.leportrait.td/innocente-virginia-kemba-une-passion-pour-le-journalisme-qui-a-survecu-aux-vagues/#comments Fri, 14 Mar 2025 12:51:35 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8211 « Innocente Virginia Kemba est une femme intelligente et dévouée à sa carrière professionnelle. Je partage avec elle dix ans d’amitié, mais aussi trois ans en tant que collaboratrice. Je ne l’ai jamais vue faillir à sa mission », témoigne Mahamat Nour Adoum Sougoumi, Rédacteur en Chef à la Radio Nationale Tchadienne. Innocente Virginia Kemba asseyait les derniers réglages de son journal avant d’entrer en studio avec un visage illuminé et sourire aux lèvres comme d’habitude. C’est avec beaucoup  d’émotion et de sincérité qu’elle a accepté de nous accorder son temps avant d’entrer en communion avec ses milliers d’auditeurs Tchadiens et d’ailleurs. « Fidèle, humaine et battante », c’est avec ces trois mots que Mahamat Nour Adoum Sougoumi décrit sa collègue et amie. Celle qui a la voix suave, a poussé son premier cri le 13 avril 1987 à N’Djaména. Fille d’un cadre dans une Ambassade et d’une mère institutrice, Virginia a passé toute son enfance à N’Djamena entre les quartiers Amtoukouin, Kamnda et Chagoua. Journaliste, présentatrice et passionnée des médias, elle a fait ses premiers pas dans le métier en 2014 à la Radiodiffusion Nationale Tchadienne. Très jeune, Virginia était influencée par ses aînés de la Télé Tchad, notamment Achta Saleh …

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« Innocente Virginia Kemba est une femme intelligente et dévouée à sa carrière professionnelle. Je partage avec elle dix ans d’amitié, mais aussi trois ans en tant que collaboratrice. Je ne l’ai jamais vue faillir à sa mission », témoigne Mahamat Nour Adoum Sougoumi, Rédacteur en Chef à la Radio Nationale Tchadienne.

Innocente Virginia Kemba asseyait les derniers réglages de son journal avant d’entrer en studio avec un visage illuminé et sourire aux lèvres comme d’habitude. C’est avec beaucoup  d’émotion et de sincérité qu’elle a accepté de nous accorder son temps avant d’entrer en communion avec ses milliers d’auditeurs Tchadiens et d’ailleurs.

« Fidèle, humaine et battante », c’est avec ces trois mots que Mahamat Nour Adoum Sougoumi décrit sa collègue et amie. Celle qui a la voix suave, a poussé son premier cri le 13 avril 1987 à N’Djaména. Fille d’un cadre dans une Ambassade et d’une mère institutrice, Virginia a passé toute son enfance à N’Djamena entre les quartiers Amtoukouin, Kamnda et Chagoua. Journaliste, présentatrice et passionnée des médias, elle a fait ses premiers pas dans le métier en 2014 à la Radiodiffusion Nationale Tchadienne.

Très jeune, Virginia était influencée par ses aînés de la Télé Tchad, notamment Achta Saleh Damane qui a déclenché son rêve de faire carrière dans le journalisme. « On avait un poste téléviseur en blanc sur noir à la maison. Mon papa suivait le journal de la Télé Tchad et je passais le temps avec lui. Je voyais Achta Saleh Damane, je taquinais mon papa en disant que je vais faire comme cette dame-là ! », se souvient-elle.

Mais le chemin vers ce rêve d’être journaliste, n’était pas du tout un fleuve tranquille. Après l’obtention de son baccalauréat série G1 en 2006 au Lycée Technique Commercial de N’Djamena, la suite de l’aventure ne fut pas parsemée de roses. Avec un père au chômage suite à un handicap causé par un accident, outre, un salaire dérisoire d’institutrice de sa mère, ce n’était plus évident que Virginia poursuive ses études supérieures de journalisme à l’étranger, sachant que sa mère est devenue la charnière du foyer.

Le fruit d’institution de formation nationale

« Grace à Dieu, il y avait l’institut HEC Tchad à l’époque, la seule qui avait la filière communication des entreprises. Or moi, je voulais faire du journalisme. Je me disais, n’est-ce pas à défaut du cheval, on monte l’âne ? Heureusement, on avait une matière en journalisme », dit-elle. C’est ainsi que Virginia a eu la chance d’avoir Abdoulaye Gata Nder, Abdoulaye Ngardiguina, Abdelnasser Garboa comme enseignants et bien d’autres journalistes qui faisaient leur preuve. « Ils m’ont encadré et j’ai beaucoup appris d’eux », reconnaît-elle.

Après l’obtention de son BTS en communication, Innocente Virginia Kemba a fait une licence en Marketing au sein de HEC Tchad. Entre temps, sa maman payait difficilement les frais de scolarité, heureusement qu’elle s’est fait remarquer par le fondateur de l’institut, Ali Abderaman Haggar pour son abnégation. « Dr Ali a pris ma carte, il a cacheté du début jusqu’à la fin et il m’a dit ça, c’est ma contribution. C’est ainsi que j’ai pu achever mon cursus ». Après sa licence en Marketing à l’institut HEC Tchad, la jeune dame faufile entre stages et boulots d’assistante d’administration au service commercial d’une banque de la place, en passant par la casquette de réceptionniste dans un hôtel, avant que la maternité ne la rappelle.

En 2012, l’Office National de Radio et Télévision (ONRTV), actuel ONAMA, lance un concours pour recruter les journalistes. Virginia se soumet au test, mais il a fallu deux années d’attentes pour qu’enfin, elle soit retenue. « À l’époque, on a composé le même concours avec Sougoumi, on ne se connaissait pas. C’est en 2014 qu’on nous a rappelés. J’ai pu faire le premier pas en journalisme en 2014 après une phase d’essai d’un mois. J’ai commencé timidement et je suis là depuis 10 ans », lâche-t-elle avec un sourire

Le journalisme, une passion retrouvée

Son ami et collègue, le Rédacteur en Chef de la RNT témoigne de ce moment : « J’ai rencontré IVK à l’issue du concours de recrutement organisé par l’ONRTV. Nous avons participé à ce concours et nous avons été retenus sauf que nous étions dans la liste d’attente de 2013 à 2014. Et c’est en mai 2014 qu’on a fait appel à nous. C’est ce jour (28 mai) que je l’ai rencontrée et c’est parti. Ça fait dix ans aujourd’hui ».

Oui, 10 ans aujourd’hui que Mahamat Nour et Virginia cheminent ensemble comme collègues et amis dans le domaine du journalisme. Mais pour Mahamat Nour, c’est au-delà. « Nous ne sommes pas que collègues et amis, mais nous sommes devenus une famille parce que nos deux familles se connaissent ».

Aujourd’hui, Virginia totalise 10 ans d’expérience en journalisme à la RNT où elle est passée de reporter, réalisatrice à présentatrice et rédactrice en cheffe adjointe. Pour elle, le journalisme est une passion, un rêve d’enfance. « Je suis comme ça, quand je veux faire quelque chose que j’aime, je me donne et je le fais. Je mets devant l’humilité parce qu’on ne peut pas tout connaître. J’ai appris et je continue à apprendre, je n’ai pas de limite ».

Parmi ceux qui ont contribué à l’ascension de Virginia, figure Saint-Yves Deuzabet puisque Virginia, dans sa quête de connaissance et d’expérience, fait souvent recours à l’émission Radio Weekend. « Saint Yves, c’est l’un des aînés qui s’est occupé de nous avec mon binôme. Il m’a proposé de venir l’aider au studio et je me suis jeté à l’eau. Le premier direct, c’était une heure au studio. J’étais sortie tout de suite, il a commencé à recevoir des appels de félicitations. Du coup, j’ai continué avec l’émission et il m’a passé la main de présenter toute seule », reconnaît Virginia. Chemin faisant, avec l’aide de Saint-Yves et autres, elle a présenté le journal pour la première fois en 2016.

La quête de la perfection

À la question de savoir quel est son plus grand succès, Virginia ne veut pas parler en termes de succès. Pour elle, on ne finit pas d’apprendre, elle n’est pas satisfaite de tout ce qu’elle fait, c’est un défi. « Je fais ce que je peux, j’essaie de m’améliorer au mieux et je laisse libre cours. Je dirais plutôt que j’ai beaucoup appris en 10 ans. J’ai eu la chance de faire toutes les éditions de la radio nationale, les reportages et autres ».

Après une décennie de dévouement au journalisme, IVK ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Animée par la passion et l’humilité, elle continue d’apprendre, de s’améliorer et de faire vibrer les ondes avec sa voix chaleureuse. Pour elle, la véritable réussite ne se mesure pas en distinctions, mais dans sa capacité à offrir une vie meilleure à celle qui l’a toujours soutenue : sa mère.

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Motha D. Blandine : une des voix les plus emblématiques du milieu radiophonique tchadien https://www.leportrait.td/motha-d-blandine-une-des-voix-les-plus-emblematiques-du-milieu-radiophonique-tchadien/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=motha-d-blandine-une-des-voix-les-plus-emblematiques-du-milieu-radiophonique-tchadien https://www.leportrait.td/motha-d-blandine-une-des-voix-les-plus-emblematiques-du-milieu-radiophonique-tchadien/#comments Mon, 12 Aug 2024 15:45:37 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8031 Depuis plus de 10 ans, Motha Darnace Blandine, animatrice et productrice, ne cesse de divertir ses auditeurs à travers sa voix angélique sur les ondes de la Radio Nationale Tchadienne (RNT). Elle a découvert le micro très tôt et a réussi à en faire une véritable arme de sensibilisation. Portrait C’est avec un radieux sourire aux lèvres que nous sommes accueillis chez elle, au quartier Moursal, dans le 6ᵉ arrondissement de N’Djamena. Elle nous fait plonger immédiatement dans le bain de la bonne humeur, comme celle qu’elle partage au quotidien au studio avec ses auditeurs. Cette ambiance conviviale à l’antenne ne laisse jamais indifférent Vincent, son fidèle auditeur : « Je ne rate en aucun cas la tranche d’antenne de Motha. Quel que soit le moment difficile que tu traverses, quand tu écoutes son animation, tu oublies tes soucis. Je ne sais pas, mais elle a quelque chose de spécial dans sa manière d’animer que je ne trouve nulle part ». Née un 27 octobre à Moundou, au sud du Tchad, Motha Darnace Blandine a fait son cursus scolaire au Tchad. En 2010, elle a obtenu sa Licence en communication à HEC Tchad et un Master en Ressources Humaines en 2014. Mais …

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Depuis plus de 10 ans, Motha Darnace Blandine, animatrice et productrice, ne cesse de divertir ses auditeurs à travers sa voix angélique sur les ondes de la Radio Nationale Tchadienne (RNT). Elle a découvert le micro très tôt et a réussi à en faire une véritable arme de sensibilisation. Portrait

C’est avec un radieux sourire aux lèvres que nous sommes accueillis chez elle, au quartier Moursal, dans le 6ᵉ arrondissement de N’Djamena. Elle nous fait plonger immédiatement dans le bain de la bonne humeur, comme celle qu’elle partage au quotidien au studio avec ses auditeurs. Cette ambiance conviviale à l’antenne ne laisse jamais indifférent Vincent, son fidèle auditeur : « Je ne rate en aucun cas la tranche d’antenne de Motha. Quel que soit le moment difficile que tu traverses, quand tu écoutes son animation, tu oublies tes soucis. Je ne sais pas, mais elle a quelque chose de spécial dans sa manière d’animer que je ne trouve nulle part ».

Née un 27 octobre à Moundou, au sud du Tchad, Motha Darnace Blandine a fait son cursus scolaire au Tchad. En 2010, elle a obtenu sa Licence en communication à HEC Tchad et un Master en Ressources Humaines en 2014. Mais dès la classe de 3ᵉ, Motha Darnace Blandine a commencé à exercer le métier de la communication. « Étant dans un mouvement des jeunes à l’église, on a organisé notre journée porte ouverte et à cette journée, la presse était là et ce jour, c’est moi qui animais. Juste après ça, y a un journaliste du nom de Ben Zaki Younous Taha qui avait demandé mes coordonnées parce qu’il voulait une animatrice et que j’étais bien alors, j’ai commencé avec la radio Dja FM ».

Depuis déjà l’enfance, Motha aime animer les gens, elle bavarde beaucoup.

La bonne humeur de l’animatrice ne date pas d’hier. Son grand frère, Djimas Yongar Innocent, voyait déjà, il y a quelques années en arrière, la petite Motha devenir une grande animatrice : « Depuis déjà l’enfance, Motha aime animer les gens, elle bavarde beaucoup. Je peux me rappeler encore quand elle était allée à Bruxelles, dès son retour, elle nous fatiguait avec les commentaires donc c’était déjà visible. Ce n’est pas une ambition qu’elle a eue quand elle est devenue grande. L’animation, c’est sa vie ».

C’est ainsi que la jeune dame fait ses premiers pas en animation à la radio Dja FM avec Ben Zaki Younous Taha. « J’ai commencé un stage de deux jours, après, j’ai commencé à animer directement. J’ai animé pendant deux ans à la radio Dja FM », dit-elle. Après cela, Motha a exercé un peu partout, notamment à la radio Harmonie FM et des stages avant d’intégrer, en 2010, la Radiodiffusion Nationale Tchadienne (RNT).

Son encadreur, Ben Zaki Younous Taha se souvient encore d’elle quand elle était stagiaire à la Radio Dja FM : « Motha était sous mon encadrement. J’ai vu en elle quelque chose de particulier. Elle a l’animation dans le sang. Je voyais déjà ses performances, ses compétences », se souvient-il.

Le début de Motha à la RNT n’a jamais été un long fleuve tranquille, elle qui vient directement des radios privées. « Ce n’est pas facile parce que la ligne éditoriale de la RNT est différente des radios privées. Tout ce qui se fait là-bas se fait avec beaucoup de contrôle […], il faut être passionné pour travailler à la RNT parce que ce n’est pas facile. Être à l’antenne et faire le direct, ce n’est pas du tout simple ». Une étape loin d’être de tout repos pour l’animatrice vedette, mais avec le temps, elle a pu s’en sortir.

Je suis fière de ce que je suis devenue. Fière parce que j’aime ce que je fais.

À la radio, le visage rayonnant de Motha est toujours le même. Du sourire à donner, elle en a à suffisance. Elle partage la joie autour d’elle avec des gens qu’elle ne voit pas, qu’elle ne connait pas. « Même si tu es triste, tu es obligé de partager la joie, mais ne pas partager ta tristesse avec les gens. Moi, je trouve que c’est vraiment très bon ». Et c’est ce qu’elle fait. « Je suis fière de ce que je suis devenue. Fière parce que j’aime ce que je fais et des jeunes que je sers apprécient ce que je fais, ma manière de tenir l’antenne ».

La fierté, c’est ce que ressent aussi son encadreur, Ben Zaki Younous Taha. « Aujourd’hui, la réussite de Motha est la mienne. La particularité avec Motha, c’est sa reconnaissance. Elle a toujours été reconnaissante avec moi. Elle dit à tout le monde que Ben était mon encadreur, et moi, je suis fier », se réjouit-il.

Souvent entourée d’enfants, Motha se voit être grand-mère et compte avoir une crèche dans cinq ans. Elle rêve également d’avoir une maison de communication pour échanger avec les plus jeunes, les motiver à embrasser le même métier qu’elle.

Le grand frère Djimas voit l’avenir de sa cadette Motha rempli davantage de générosité. « Quand vous me parlez de projection, dans cinq ans, je ne vois pas un décollage, mais je vois une personne qui serait en train de mener cette vie joyeuse, en train de porter les autres, mais pas rencontrer une femme extrêmement riche, parce que le peu qu’elle a, elle partage avec tout le monde ».

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