. - Le Portrait TD https://www.leportrait.td La référence des profils tchadiens Wed, 12 Aug 2026 15:50:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://www.leportrait.td/wp-content/uploads/2024/06/cropped-FORMAT-CARRE-2-32x32.jpg . - Le Portrait TD https://www.leportrait.td 32 32 Yasmine Dona Tchouadang : du journalisme à la communication, une ambition au service du Tchad https://www.leportrait.td/yasmine-dona-tchouadang-du-journalisme-a-la-communication-une-ambition-au-service-du-tchad/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=yasmine-dona-tchouadang-du-journalisme-a-la-communication-une-ambition-au-service-du-tchad https://www.leportrait.td/yasmine-dona-tchouadang-du-journalisme-a-la-communication-une-ambition-au-service-du-tchad/#respond Wed, 12 Aug 2026 15:49:29 +0000 https://www.leportrait.td/?p=20219 De journaliste à Directrice Marketing et Communication à l’Agence Nationale des Investissements et des Exportations (ANIE), Yasmine Dona Tchouadang construit, depuis plusieurs années, un parcours marqué par la communication, la détermination et l’engagement. Derrière la professionnelle se dessine une femme passionnée, ambitieuse et attachée à des valeurs qui trouvent leurs racines dans une enfance déjà pleine de caractère. Titulaire d’une licence en journalisme audiovisuel et d’un master en management des organisations, Yasmine Dona Tchouadang a progressivement élargi son champ de compétences, passant du journalisme à la communication institutionnelle, puis au management et à la promotion des investissements. Son entrée dans l’administration publique, en 2019, constitue l’une des premières étapes importantes de ce parcours. Elle intègre alors le Cabinet du ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, où elle exerce pendant une année comme attachée de presse et chargée des relations publiques. Cette expérience lui permet de découvrir de l’intérieur les rouages de l’administration publique, les exigences du service public ainsi que les mécanismes de gestion et de coordination institutionnelle. « Cette première expérience a été particulièrement enrichissante, tant sur le plan professionnel qu’humain », explique-t-elle. Elle y développe notamment un intérêt pour le management des organisations et …

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De journaliste à Directrice Marketing et Communication à l’Agence Nationale des Investissements et des Exportations (ANIE), Yasmine Dona Tchouadang construit, depuis plusieurs années, un parcours marqué par la communication, la détermination et l’engagement. Derrière la professionnelle se dessine une femme passionnée, ambitieuse et attachée à des valeurs qui trouvent leurs racines dans une enfance déjà pleine de caractère.

Titulaire d’une licence en journalisme audiovisuel et d’un master en management des organisations, Yasmine Dona Tchouadang a progressivement élargi son champ de compétences, passant du journalisme à la communication institutionnelle, puis au management et à la promotion des investissements. Son entrée dans l’administration publique, en 2019, constitue l’une des premières étapes importantes de ce parcours. Elle intègre alors le Cabinet du ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, où elle exerce pendant une année comme attachée de presse et chargée des relations publiques.

Cette expérience lui permet de découvrir de l’intérieur les rouages de l’administration publique, les exigences du service public ainsi que les mécanismes de gestion et de coordination institutionnelle. « Cette première expérience a été particulièrement enrichissante, tant sur le plan professionnel qu’humain », explique-t-elle. Elle y développe notamment un intérêt pour le management des organisations et la gouvernance publique, qui l’amènera naturellement à poursuivre sa formation dans ce domaine.

Lorsqu’elle évoque les étapes dont elle est la plus fière, Yasmine Dona Tchouadang ne cite pas uniquement une fonction ou une responsabilité. Elle met plutôt en avant la cohérence de son parcours et les valeurs qui l’ont accompagné. « Je suis surtout fière d’avoir su construire un parcours cohérent, en restant fidèle à mes valeurs de travail, de persévérance et de détermination », confie-t-elle.

Cette détermination est également relevée par Ronel Josiane Ngarmoundou, qui connaît Yasmine depuis leurs années de lycée. « C’était déjà une élève brillante et très travailleuse. Beaucoup de ceux qui l’ont côtoyée à cette époque peuvent en témoigner. Elle était aussi assez impulsive, mais cela faisait partie de sa personnalité et révélait déjà son tempérament ainsi que sa force de caractère. »

Pour Ronel Josiane, la détermination demeure l’un des traits les plus caractéristiques de son amie. « Yasmine est une femme battante qui s’est toujours donné les moyens de réussir. Elle n’a pas attendu que les opportunités viennent à elle : elle a travaillé avec persévérance pour construire son propre chemin. » Une appréciation qui rejoint le regard que Yasmine porte elle-même sur son parcours. Pour elle, les responsabilités professionnelles ne prennent véritablement leur sens que lorsqu’elles permettent de contribuer à des projets ayant un impact sur la société.

Dans sa vie professionnelle comme dans sa vie personnelle, Yasmine Dona Tchouadang affirme placer l’intégrité au premier rang de ses valeurs.
« Il est essentiel de rester fidèle à ses principes, d’agir avec honnêteté et de toujours faire les choses avec sincérité et responsabilité », souligne-t-elle. À cette valeur s’ajoutent le respect, la parole donnée, le travail, la persévérance et l’humilité. Des principes qu’elle considère comme indispensables pour construire durablement la confiance autour de soi.

Son parcours dans le journalisme, la communication et les relations publiques lui a également permis de développer une compétence qu’elle considère comme l’une de ses principales forces : la capacité à communiquer et à créer du lien. Écouter, comprendre différents publics, adapter son discours et transmettre clairement un message sont, selon elle, des aptitudes qui l’accompagnent dans ses différentes responsabilités. À cela s’ajoute une forte capacité d’adaptation. « J’aime évoluer dans des environnements variés et relever de nouveaux défis, découvrir d’autres mondes en sortant de ma zone de confort », affirme-t-elle.

Si le journalisme et la communication constituent aujourd’hui son univers professionnel, cette passion semble avoir pris naissance bien avant ses premières expériences dans les médias. Sa sœur aînée, Ferkalba Olga, se souvient d’une enfant déjà attirée par l’univers médiatique. « Son amour pour le journalisme a commencé très tôt. Je me rappelle qu’elle lisait tous les journaux que papa ramenait à la maison à haute voix et imitait comme si c’était une présentation à la TV », se souvient-elle. Pour elle, Yasmine n’a donc pas choisi le journalisme par hasard. « Aujourd’hui, je me dis qu’elle n’a pas choisi ce métier par défaut, mais qu’elle est passionnée depuis toute petite. »

Cette vocation précoce semble avoir trouvé sa continuité dans les différents rôles qu’elle a occupés au fil des années. Et lorsqu’elle exerce comme présentatrice ou maîtresse de cérémonie, cette passion retrouve une dimension particulière.

Première dauphine Miss Tchad 2016

En dehors de ses responsabilités professionnelles et de ses études, Yasmine Dona Tchouadang se décrit comme une femme dynamique et passionnée.
La présentation télévisée et l’événementiel occupent une place importante dans ses centres d’intérêt. Être maîtresse de cérémonie lui permet notamment d’exprimer son aisance relationnelle et son goût pour la communication.

Première dauphine Miss Tchad en 2016, elle nourrit naturellement un intérêt pour la mode et l’élégance. Elle est également passionnée de football et revendique son admiration pour Lionel Messi ainsi que son attachement au FC Barcelone.

Mais au-delà de ces passions, l’engagement humanitaire occupe une place particulière dans sa vie. En 2021, elle crée l’association Charity, destinée à œuvrer dans le domaine humanitaire. Cette fibre généreuse, sa sœur Olga affirme l’avoir observée dès l’enfance. « Une fillette très généreuse qui rassemblait tous les enfants du quartier pour distribuer les ziguegué (friandises) quand maman rentrait du marché. Elle pleurait même pour qu’on la laisse distribuer, au point de se retrouver sans sa part, chose qu’elle continue de faire jusqu’à aujourd’hui. » Une générosité qui, selon sa sœur, se traduit encore aujourd’hui par cette tendance à faire passer les autres avant elle.

Derrière la femme professionnelle et posée d’aujourd’hui, Olga décrit une enfant particulièrement vive, intelligente et pleine de caractère.
« Yasmine a toujours été une fille intelligente et très éveillée dès le bas âge. Elle était toujours parmi les trois premiers de sa classe au primaire et, dès qu’elle occupait le 2ᵉ ou le 3ᵉ rang, elle se battait pour reprendre sa 1ʳᵉ place. » Mais l’enfance de Dona, comme l’appelle affectueusement sa famille, n’était pas faite que d’études et de sagesse. Olga raconte aussi une enfant turbulente, protectrice et parfois bagarreuse.

Aujourd’hui, Yasmine Dona Tchouadang ne réduit pas son ambition à la réussite professionnelle. Elle souhaite surtout mettre ses compétences au service de son pays et de sa communauté. Elle entend notamment utiliser son expérience dans la communication, le leadership et l’engagement social pour contribuer au développement de sa communauté, tout en encourageant les jeunes filles à croire en leurs capacités. Elle veut également poursuivre son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes et des actions à impact social.

De la petite fille qui imitait les présentateurs de télévision en lisant les journaux de son père à la professionnelle aujourd’hui engagée dans le marketing et la communication, Yasmine Dona Tchouadang semble avoir conservé le fil conducteur de son parcours : communiquer, rassembler, apprendre et servir.

Ronel Josiane Ngarmoundou résume cette évolution avec admiration : « Aujourd’hui, en la voyant évoluer dans le journalisme, je me dis qu’elle est véritablement à sa place. Elle exerce ce métier avec professionnalisme, passion et assurance. Sa voix porte, interpelle et ouvre le débat sur de nombreux sujets. »

Pour Yasmine Dona Tchouadang, le chemin est loin d’être terminé. Son ambition est désormais de laisser une empreinte positive, non seulement à travers ses fonctions et ses réalisations, mais aussi à travers les valeurs qu’elle transmettra et les personnes qu’elle contribuera à inspirer. Une trajectoire portée par une conviction simple : croire en soi, travailler avec détermination et rester fidèle à ses valeurs pour donner un sens à sa réussite.

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Djégolbé Kodé : un parcours forgé par la passion, la foi et le travail https://www.leportrait.td/djegolbe-kode-un-parcours-forge-par-la-passion-la-foi-et-le-travail/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=djegolbe-kode-un-parcours-forge-par-la-passion-la-foi-et-le-travail https://www.leportrait.td/djegolbe-kode-un-parcours-forge-par-la-passion-la-foi-et-le-travail/#respond Thu, 06 Aug 2026 15:30:09 +0000 https://www.leportrait.td/?p=17947 Djégolbé Kodé est un professionnel aux multiples casquettes. Journaliste de formation, il évolue également dans les domaines de la communication, de l’événementiel et de la photographie. Animateur-présentateur d’événements culturels, manager d’artistes, community manager et passionné de football, il a su diversifier ses compétences tout en restant fidèle à son premier métier : le journalisme. Titulaire d’une licence obtenue à l’Institut supérieur SIANTOU de Yaoundé, où il est sorti major de sa promotion, Djégolbé Kodé est également détenteur d’un BTS en journalisme obtenu à N’Djamena à l’issue d’un concours organisé par l’ONECS. Il a par ailleurs suivi plusieurs formations en gestion des performances et en communication institutionnelle à Paris. Ce parcours académique lui a permis de bâtir une carrière dans les médias avant de mettre son expertise au service de l’administration publique. Djégolbé Kodé a joué un rôle central dans la stratégie de communication de son institution quand il était attaché de presse au ministère en charge du pétrole. Pour lui, l’organisation constitue la clé de l’efficacité. « C’est l’agenda qui prime », affirme-t-il, soulignant l’importance de la planification et de la gestion des priorités. Son ami d’enfance, Ali Haroun, décrit un homme capable de garder son sang-froid quelles que soient …

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Djégolbé Kodé est un professionnel aux multiples casquettes. Journaliste de formation, il évolue également dans les domaines de la communication, de l’événementiel et de la photographie. Animateur-présentateur d’événements culturels, manager d’artistes, community manager et passionné de football, il a su diversifier ses compétences tout en restant fidèle à son premier métier : le journalisme.

Titulaire d’une licence obtenue à l’Institut supérieur SIANTOU de Yaoundé, où il est sorti major de sa promotion, Djégolbé Kodé est également détenteur d’un BTS en journalisme obtenu à N’Djamena à l’issue d’un concours organisé par l’ONECS. Il a par ailleurs suivi plusieurs formations en gestion des performances et en communication institutionnelle à Paris. Ce parcours académique lui a permis de bâtir une carrière dans les médias avant de mettre son expertise au service de l’administration publique.

Djégolbé Kodé a joué un rôle central dans la stratégie de communication de son institution quand il était attaché de presse au ministère en charge du pétrole. Pour lui, l’organisation constitue la clé de l’efficacité. « C’est l’agenda qui prime », affirme-t-il, soulignant l’importance de la planification et de la gestion des priorités.

Son ami d’enfance, Ali Haroun, décrit un homme capable de garder son sang-froid quelles que soient les circonstances. « Face aux situations difficiles, Kodé est quelqu’un qui garde son calme. Il fait toujours face aux défis avec courage et ne baisse jamais les bras. Il préfère gérer les épreuves avec calme, sang-froid et beaucoup de maîtrise », dit-il.

Humilité, loyauté, intégrité et respect constituent les principes qui guident son parcours. « Il faut être droit et savoir dire les choses telles qu’elles sont », affirme-t-il, convaincu que l’authenticité demeure une valeur essentielle dans un environnement où les apparences peuvent parfois prendre le dessus. Son frère, Nadjitame Sylvestre, insiste sur la dimension humaine de sa personnalité. « Quand on parle de Djégolbé Kodé, ce qui me vient directement à l’esprit, c’est la foi. C’est un travailleur très intègre. Il considère l’humain et il est toujours prêt à venir en aide aux personnes dans le besoin. »

Très impliqué dans les questions sociales, Djégolbé Kodé participe régulièrement à des initiatives portant sur les droits des femmes et les droits humains. Conscient des difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes, il les invite à mieux définir leurs objectifs et à rester constants dans leurs efforts. « Il faut savoir ce que l’on veut. Si tu ne sais pas, tu vas aller dans tous les sens et te perdre », dit-il. Selon lui, beaucoup de jeunes disposent d’idées prometteuses mais peinent à les concrétiser. « Lorsqu’ils trouvent ce qu’ils cherchent, ils n’arrivent pas à aller au bout de leurs ambitions », regrette-t-il, estimant que la persévérance demeure une condition essentielle de la réussite.

Une vision exigeante du journalisme

Face à l’essor des médias numériques, Djégolbé Kodé s’interroge sur les dérives liées à la rapidité de diffusion de l’information. « Un bon média est celui qui ne se précipite pas pour publier une information, mais qui s’efforce de diffuser des informations fiables. » Pour lui, la crédibilité reste la première richesse d’un journaliste. Il plaide également pour un meilleur encadrement de la profession, notamment à travers le renforcement de la formation et la généralisation de la carte professionnelle afin de mieux protéger les journalistes dans l’exercice de leur métier.

Au fil de son parcours, il s’est inspiré de plusieurs professionnels des médias, notamment Marius Abras et Mortordé Djimrangar Clément, qui ont contribué à façonner son style de présentation. « Je me suis appuyé sur chacun d’eux pour construire mon propre style », confie-t-il. Il cite également Ndolenodji Alix Naimbaye et Djélassem Le Bemadjiel parmi les personnalités qui ont marqué son parcours professionnel et son approche du leadership.

Djégolbé Kodé nourrit de nombreux projets dans les domaines de la communication, de la culture et du développement social. Son leitmotiv tient en deux mots : « Je peux ». Une formule simple qui traduit sa volonté d’aller toujours de l’avant. Ali Haroun résume cette personnalité en ces termes : « C’est une personne responsable, ambitieuse et déterminée. Sa plus grande force réside dans sa détermination. C’est un véritable visionnaire. »

À ceux qui le suivent, Djégolbé Kodé adresse un message d’optimisme. « La vie n’a pas de photocopie. Il faut la vivre de manière positive. » Selon lui, le travail bien fait, la sincérité, l’humilité, la persévérance et la crainte de Dieu constituent les véritables fondements de la réussite.

Le parcours de Djégolbé Kodé a été profondément marqué par une épreuve personnelle. Deux mois avant la soutenance de sa licence, il perd son père, qu’il considère comme son principal soutien.  Alors que tout semblait compromis, un ami de son père lui apporte le soutien nécessaire pour poursuivre son cursus universitaire. « C’est l’un de ses amis qui m’a aidé à terminer mes études », raconte-t-il avec reconnaissance.

Cette expérience lui a appris la valeur de l’amitié et de la solidarité. Depuis lors, il est convaincu que les relations humaines sincères représentent une richesse inestimable et que les véritables amis se révèlent dans les moments les plus difficiles.

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Kemba Didah Alain : de Walia aux plus hautes responsabilités, le parcours d’un homme d’engagement https://www.leportrait.td/kemba-didah-alain-de-walia-aux-plus-hautes-responsabilites-le-parcours-dun-homme-dengagement/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=kemba-didah-alain-de-walia-aux-plus-hautes-responsabilites-le-parcours-dun-homme-dengagement https://www.leportrait.td/kemba-didah-alain-de-walia-aux-plus-hautes-responsabilites-le-parcours-dun-homme-dengagement/#respond Wed, 15 Jul 2026 08:15:01 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16060 À Walia, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena, son nom est connu de tous, mais aussi au-delà de nos frontières, surtout dans le milieu des jeunes leaders émergents des sociétés civiles et politiques africaines et latino-américaines. Kemba Didah Alain est avant tout un acteur engagé du développement communautaire. Son nom, Kemba, qui signifie « l’homme », semble résumer un parcours marqué par la résilience, le courage et le sens du devoir. Chez lui, l’engagement n’est pas une étape de la vie, mais une véritable manière d’être. Vêtu d’une élégante djellaba en getzner et coiffé d’un bonnet soigneusement ajusté, il nous reçoit dans son bureau du Ministère de l’Eau et de l’Énergie. Le ton est détendu, mais le regard reste déterminé. Très vite, la conversation plonge dans les souvenirs d’une enfance forgée par les difficultés. Né à Chagoua dans le 7e arrondissement de la ville de N’Djamena, dans une famille modeste, avant de grandir à Walia, Kemba Didah Alain revendique ses origines avec fierté. Comme beaucoup de jeunes Tchadiens, il a connu très tôt les réalités de la précarité. « Tout au long de mon enfance, j’ai été imprégné des valeurs de résilience, d’engagement envers la communauté, de solidarité et de …

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À Walia, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena, son nom est connu de tous, mais aussi au-delà de nos frontières, surtout dans le milieu des jeunes leaders émergents des sociétés civiles et politiques africaines et latino-américaines. Kemba Didah Alain est avant tout un acteur engagé du développement communautaire. Son nom, Kemba, qui signifie « l’homme », semble résumer un parcours marqué par la résilience, le courage et le sens du devoir. Chez lui, l’engagement n’est pas une étape de la vie, mais une véritable manière d’être.

Vêtu d’une élégante djellaba en getzner et coiffé d’un bonnet soigneusement ajusté, il nous reçoit dans son bureau du Ministère de l’Eau et de l’Énergie. Le ton est détendu, mais le regard reste déterminé. Très vite, la conversation plonge dans les souvenirs d’une enfance forgée par les difficultés.

Né à Chagoua dans le 7e arrondissement de la ville de N’Djamena, dans une famille modeste, avant de grandir à Walia, Kemba Didah Alain revendique ses origines avec fierté. Comme beaucoup de jeunes Tchadiens, il a connu très tôt les réalités de la précarité. « Tout au long de mon enfance, j’ai été imprégné des valeurs de résilience, d’engagement envers la communauté, de solidarité et de paix. C’est dans cet environnement que je me suis construit et c’est lui qui façonne aujourd’hui mon parcours ainsi que ma personnalité », confie-t-il.

De Walia aux bancs des universités internationales

Après l’obtention d’une licence en économie monétaire et bancaire à l’Université de Moundou en 2016, son parcours prend une dimension internationale. En 2021, il finalise un master en politique commerciale et droit international de commerce en Tanzanie, un programme de la prestigieuse université suédoise Lund University suite à une bourse obtenue deux ans plutôt.

Pour celui qui se présente volontiers comme « un enfant de Walia », intégrer un programme soutenu par l’une des tops 100 universités au monde constitue autant une réussite personnelle qu’une responsabilité supplémentaire envers son pays. Il reconnaît volontiers la place déterminante de ses parents dans sa réussite. « Ce sont eux qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Je profite de cette occasion pour leur rendre hommage, les saluer et les remercier », dit-il.

Le parcours de Kemba Didah Alain est également celui d’un militant engagé. Au lendemain du Printemps arabe, alors que les mouvements citoyens se multipliaient en Afrique, il rejoint entre 2015 et 2016 le Mouvement Citoyen IYINA où il a été l’un des porte-paroles, qui militait pour davantage de démocratie et de redevabilité au Tchad.

Son engagement se poursuit ensuite au sein de plusieurs organisations nationales et internationales, notamment : Ça Suffit, Tournons La Page, Mouvement Citoyen le Temps, le Réseau des défenseurs des droits de l’homme d’Afrique centrale, avant de participer à la création du mouvement citoyen Wakit Tama, devenu l’une des principales plateformes de mobilisation citoyenne du pays.

Pour Deuhb Zyzou, compagnon de lutte de longue date, Kemba Didah Alain s’est toujours distingué par sa détermination. « Alain était un garçon profondément engagé, d’une détermination sans faille, qui ne reculait devant rien lorsqu’il s’agissait de mener à bien sa mission. Travailleur infatigable, il possède également de grandes qualités humaines », témoigne Deuhb Zyzou.

Le même témoin ajoute : « Kemba Didah Alain est un jeune homme d’une grande bravoure. Nous avons partagé des moments heureux comme des périodes difficiles. Il n’était pas seulement un camarade de lutte, mais un véritable frère. »

Si le voyage était un cursus académique sanctionné par un diplôme, Kemba Didah Alain en détiendrait assurément le plus haut grade. Comme le dit un adage populaire, « un jeune qui parcourt plusieurs villages vaut autant un vieillard », tant l’expérience acquise au fil des horizons forge la sagesse. Par sa détermination pour la cause de la société civile et des institutions publiques, Kemba Didah Alain a parcouru de nombreux pays et continents, enrichissant son expérience et portant haut les valeurs de compétence, d’ouverture et de dévouement.

Interrogé sur les difficultés rencontrées au cours de son parcours, Kemba Didah Alain refuse le mot « échec ». « À aucun moment de ma vie je n’ai pensé avoir échoué. Sois-je gagne, soit j’apprends. C’est mon état d’esprit. » Une philosophie qui résume sa manière d’aborder les obstacles : apprendre, progresser et continuer d’avancer.

De la société civile à l’administration publique

Son engagement citoyen l’amène progressivement à intégrer l’administration publique après un passage dans le secteur privé. Entre 2022 et 2023, il occupe les fonctions de Conseiller du Ministre en charge de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat. Il devient ensuite Coordonnateur National de l’Unité de Gestion du Projet Initiative 50 000 emplois décents pour les jeunes, avant d’être nommé Directeur de Cabinet du Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, puis Ministre de l’Eau et de l’Énergie.

Pour lui, cette évolution ne constitue pas une rupture avec son passé militant. « Passer de la rédaction de communiqués ou lettres de plaidoyer à la possibilité de parler directement à l’oreille des décideurs me donne davantage de moyens d’agir. L’objectif reste le même : servir la République. Seuls les outils changent. »

Pour le journaliste et communicateur Rondouba Brillant, cette ascension est loin d’être un hasard. « Kemba fait partie de ces rares jeunes qui ont marqué leur époque lorsque la société civile était particulièrement active au Tchad. C’est un homme profondément engagé, optimiste, toujours disponible et attentif aux préoccupations des jeunes de sa communauté. Le voir aujourd’hui occuper de hautes responsabilités est une véritable fierté », reconnait Rondouba Brillant.

Malgré ses responsabilités, Kemba Didah Alain reste convaincu que l’avenir du Tchad repose sur sa jeunesse. S’il se réjouit de voir davantage de jeunes accéder à des fonctions de responsabilité dans son pays, il estime que les défis demeurent importants, notamment en matière de formation, d’emploi et promotion d’entrepreneuriat. « On dit souvent que le Tchad appartient à tous ses fils et filles. Alors chacun doit donc apporter sa part de contribution. Nous ne devons pas attendre que les autres viennent construire le pays à notre place », conseille-t-il.

Son quotidien reste fidèle à cette conviction. Entre les obligations administratives et le soutien aux initiatives communautaires, il consacre l’essentiel de son temps au service public. Même ses week-ends sont souvent occupés par des rencontres avec la jeunesse ou des activités professionnelles.

Au-delà des fonctions qu’il occupe aujourd’hui, Kemba Didah Alain demeure animé par la volonté de servir son pays. Si son parcours devait inspirer les générations futures, il espère qu’une seule leçon en sera retenue : chaque tchadien, quelle que soit sa situation, a une responsabilité dans la construction du pays et il doit l’assumer de quelque manière que soit.

 

 

 

 

 

 

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Nocky Djedanoum : une vie dédiée à la culture, à la mémoire africaine et au vivre-ensemble https://www.leportrait.td/nocky-djedanoum-une-vie-dediee-a-la-culture-a-la-memoire-africaine-et-au-vivre-ensemble/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=nocky-djedanoum-une-vie-dediee-a-la-culture-a-la-memoire-africaine-et-au-vivre-ensemble https://www.leportrait.td/nocky-djedanoum-une-vie-dediee-a-la-culture-a-la-memoire-africaine-et-au-vivre-ensemble/#respond Thu, 02 Jul 2026 16:31:33 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16050 Nocky Djedanoum incarne l’histoire d’une génération façonnée par le mérite, le travail et les valeurs du vivre-ensemble. Journaliste de formation, écrivain et acteur culturel, il a consacré une grande partie de sa vie à la transmission du savoir, à la défense de la mémoire africaine et à la lutte contre les injustices. Né dans une famille modeste, avec un père couturier et paysan et une mère commerçante, il grandit dans un environnement où l’éducation occupe une place essentielle. Il garde le souvenir d’une enfance heureuse, marquée par des enseignants qui ont éveillé en lui le goût des études et de la littérature. Parmi eux, son maître Patalé Rois joue un rôle déterminant en lui faisant comprendre très tôt qu’il était destiné à l’écriture. Passionné par les études et le football, le jeune Nocky Djedanoum se nourrit également des parcours de figures marquantes de son époque, à l’image de David Houdeingar, homme politique tchadien et ancien élève du collège de Gounou-Gaya, qu’il admirait avec ses camarades. Son enfance, partagée entre le Logone occidental et Gounou-Gaya, forge en lui une profonde conscience de la diversité culturelle et du patriotisme. Une période qu’il décrit comme celle d’une cohabitation harmonieuse entre les communautés, avant …

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Nocky Djedanoum incarne l’histoire d’une génération façonnée par le mérite, le travail et les valeurs du vivre-ensemble. Journaliste de formation, écrivain et acteur culturel, il a consacré une grande partie de sa vie à la transmission du savoir, à la défense de la mémoire africaine et à la lutte contre les injustices.

Né dans une famille modeste, avec un père couturier et paysan et une mère commerçante, il grandit dans un environnement où l’éducation occupe une place essentielle. Il garde le souvenir d’une enfance heureuse, marquée par des enseignants qui ont éveillé en lui le goût des études et de la littérature. Parmi eux, son maître Patalé Rois joue un rôle déterminant en lui faisant comprendre très tôt qu’il était destiné à l’écriture.

Passionné par les études et le football, le jeune Nocky Djedanoum se nourrit également des parcours de figures marquantes de son époque, à l’image de David Houdeingar, homme politique tchadien et ancien élève du collège de Gounou-Gaya, qu’il admirait avec ses camarades. Son enfance, partagée entre le Logone occidental et Gounou-Gaya, forge en lui une profonde conscience de la diversité culturelle et du patriotisme. Une période qu’il décrit comme celle d’une cohabitation harmonieuse entre les communautés, avant les tensions identitaires qui marqueront plus tard l’histoire du pays.

Cette ouverture aux autres deviendra l’une des marques de son parcours. Allasra Blaise, qui l’a connu dans sa jeunesse avant de collaborer avec lui, témoigne d’un homme accessible, engagé et proche de la jeunesse. « C’est quelqu’un de très extraverti. Il n’y a aucun protocole pour le rencontrer et échanger avec lui sur tous les sujets. Avec franchise et humour, il discute de tout et de rien », raconte-t-il. Selon lui, Nocky Djedanoum est un homme empathique et travailleur, toujours prêt à encourager les initiatives. « Il inspire les jeunes à imaginer des projets et mobilise les moyens possibles pour les accompagner », ajoute-t-il.

À travers des rencontres dans les lycées et des actions de sensibilisation, il transmet aux jeunes son amour de la culture, de la littérature et de la conscience nationale. Pour Allasra Blaise, il demeure une référence : « Très fédérateur, il accueille tous les jeunes sans distinction de religion ou de région. Il conseille, oriente et soutient toujours ».

Cet engagement en faveur de la culture trouve son expression majeure avec la création, en 1993, de FEST’AFRICA, le Festival international de littérature et des arts africains. L’objectif de Nocky Djedanoum est alors de créer un espace de dialogue, de création et de valorisation des talents africains.

Au fil des éditions, FEST’AFRICA devient un rendez-vous culturel majeur, réunissant écrivains, artistes et penseurs autour de la littérature, de la musique et des arts. En 2003, à l’occasion de son dixième anniversaire, il organise à N’Djamena le « Nouveau congrès des écrivains d’Afrique et de ses diasporas » ainsi que le festival « Fest’Africa sous les étoiles », faisant de la capitale tchadienne un carrefour culturel africain.

Pour Don Rodrigue Ndorelembaye, écrivain-éditeur, Nocky Djedanoum reste une figure difficile à décrire tant ses réalisations sont nombreuses. Il cite notamment le projet « Rwanda : écrire par devoir de mémoire », mené entre 1998 et 2000, qui a réuni des écrivains africains autour du devoir de mémoire après le génocide contre les Tutsi au Rwanda. « Plus qu’un homme de culture, Djedanoum est un symbole, un baobab de la culture africaine », témoigne-t-il, saluant un parcours marqué par la transmission et l’engagement.

Au-delà de FEST’AFRICA, son combat se poursuit aujourd’hui autour de la lutte contre le racisme et la xénophobie dans le football. À travers plusieurs ouvrages en préparation, dont « Trophée Samuel Eto’o – Pour la lutte contre le racisme dans le football », il souhaite faire du sport un outil de sensibilisation et de promotion des valeurs humaines.

À travers son parcours, Nocky Djedanoum apparaît comme l’un de ces intellectuels africains engagés qui considèrent la culture, l’éducation et la solidarité comme des leviers essentiels pour construire une société plus juste et plus unie.

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Dikoloum Kesias Garba : une vie au service de la santé publique couronnée par un doctorat d’excellence https://www.leportrait.td/dikoloum-kesias-garba-une-vie-au-service-de-la-sante-publique-couronnee-par-un-doctorat-dexcellence/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=dikoloum-kesias-garba-une-vie-au-service-de-la-sante-publique-couronnee-par-un-doctorat-dexcellence https://www.leportrait.td/dikoloum-kesias-garba-une-vie-au-service-de-la-sante-publique-couronnee-par-un-doctorat-dexcellence/#respond Mon, 22 Jun 2026 13:39:25 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16041 Sage-femme de formation et figure reconnue de la santé publique au Tchad, Dre Dikoloum Kesias Garba consacre depuis plus de quatre décennies sa carrière à la santé de la reproduction, à la formation des professionnels et au développement communautaire. Son récent doctorat sur la prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale vient couronner un parcours marqué par l’engagement, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la recherche et les politiques de santé publique dans le pays. Le 23 février 2026 restera une date marquante dans le parcours exceptionnel de Mme Dikoloum Kesias Garba. Après plus de quarante-cinq années consacrées à la santé publique, à la santé de la reproduction et au développement communautaire, cette figure respectée du système sanitaire tchadien a brillamment soutenu son doctorat en santé publique sur le thème : « Identification et prévention des facteurs de risques du syndrome d’alcoolisation fœtal (SAF) ». Cette consécration académique vient couronner une carrière remarquable bâtie sur le terrain, auprès des femmes, des enfants et des communautés les plus vulnérables. Sage-femme de formation, spécialiste en santé de la reproduction, formatrice nationale et gestionnaire de programmes de santé, Mme Garba a toujours placé l’humain au cœur de son engagement. Née à Koyom, dans le …

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Sage-femme de formation et figure reconnue de la santé publique au Tchad, Dre Dikoloum Kesias Garba consacre depuis plus de quatre décennies sa carrière à la santé de la reproduction, à la formation des professionnels et au développement communautaire. Son récent doctorat sur la prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale vient couronner un parcours marqué par l’engagement, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la recherche et les politiques de santé publique dans le pays.

Le 23 février 2026 restera une date marquante dans le parcours exceptionnel de Mme Dikoloum Kesias Garba. Après plus de quarante-cinq années consacrées à la santé publique, à la santé de la reproduction et au développement communautaire, cette figure respectée du système sanitaire tchadien a brillamment soutenu son doctorat en santé publique sur le thème : « Identification et prévention des facteurs de risques du syndrome d’alcoolisation fœtal (SAF) ». Cette consécration académique vient couronner une carrière remarquable bâtie sur le terrain, auprès des femmes, des enfants et des communautés les plus vulnérables.

Sage-femme de formation, spécialiste en santé de la reproduction, formatrice nationale et gestionnaire de programmes de santé, Mme Garba a toujours placé l’humain au cœur de son engagement. Née à Koyom, dans le Mayo-Kebbi Est, elle a gravi progressivement les échelons grâce à son travail, sa détermination et sa soif constante d’apprendre. De ses débuts comme auxiliaire d’obstétrique à ses responsabilités actuelles au sein du système sanitaire tchadien, elle a accompagné plusieurs générations de professionnels de santé et contribué à l’amélioration des services destinés aux mères et aux nouveau-nés.

Sa récente recherche doctorale porte sur une problématique encore peu documentée dans de nombreux pays africains : le syndrome d’alcoolisation fœtal. Cette affection, causée par l’exposition du fœtus à l’alcool durant la grossesse, peut entraîner des troubles physiques, cognitifs et comportementaux irréversibles chez l’enfant. À travers son étude, Mme Garba met en lumière les facteurs de risques associés à ce phénomène et propose des stratégies de prévention adaptées aux réalités socioculturelles du Tchad. « Cette recherche ouvre des perspectives importantes pour la prévention et l’éducation sanitaire. Elle apporte des données précieuses pour orienter les politiques publiques », souligne un enseignant-chercheur ayant suivi ses travaux.

Mais au-delà de ses qualifications académiques, c’est son engagement de terrain qui fait l’unanimité. Depuis plusieurs décennies, elle intervient dans la formation des agents de santé, la promotion de la santé reproductive, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’accompagnement des familles.
« Mme Garba est une femme de conviction. Elle a formé des centaines de professionnels et continue d’inspirer les jeunes générations par son leadership et sa rigueur », témoigne une ancienne participante aux programmes de formation qu’elle a animés.

Son parcours est également marqué par un engagement associatif soutenu. Conseillère conjugale, médiatrice sociale et défenseure des droits des femmes, elle a consacré une partie importante de sa vie à la sensibilisation communautaire et à la promotion du bien-être familial. Son expertise en alcoologie, développée depuis les années 1990 à travers diverses formations internationales, a largement nourri ses travaux de recherche et ses actions de prévention.

Pour plusieurs observateurs du secteur de la santé, son doctorat représente bien plus qu’une réussite personnelle. Il symbolise la reconnaissance d’une carrière exemplaire au service du développement humain et du progrès social. « Elle démontre qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre, se perfectionner et contribuer à la production de connaissances scientifiques utiles à la société », affirme un responsable sanitaire de la Tandjilé.

Aujourd’hui, forte de son expérience professionnelle, de son expertise scientifique et de son engagement citoyen, la Dre Dikoloum Kesias Garba apparaît comme une référence dans le domaine de la santé publique au Tchad. Son parcours illustre la force de la persévérance, du savoir et du service rendu à la communauté. À travers son doctorat consacré à la prévention du syndrome d’alcoolisation fœtal, elle laisse déjà entrevoir une nouvelle étape de son engagement : transformer la recherche en actions concrètes pour protéger les générations futures et renforcer durablement la santé des populations.

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Goual Nanassoum : un pilier de la presse écrite au Tchad https://www.leportrait.td/goual-nanassoum-un-pilier-de-la-presse-ecrite-au-tchad/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=goual-nanassoum-un-pilier-de-la-presse-ecrite-au-tchad https://www.leportrait.td/goual-nanassoum-un-pilier-de-la-presse-ecrite-au-tchad/#respond Tue, 09 Jun 2026 15:00:41 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16025 Journaliste de profession,  Goual Nanassoum est l’un des pionniers de la presse écrite  au Tchad, même si dans ce domaine, d’imminents autres  journalistes ont été au contact du métier avant lui. Directeur de publication du journal  Le citoyen, ce fin connaisseur de l’espace médiatique tchadien  met quotidiennement  son expérience au service de la profession. C’est dans un air décontracté, serein que le directeur de publication du journal, Le Citoyen  Goual Nanassoum  nous a accueillis ce matin dans  son salon. Assis  sur un divan  en face de nous, Goual NANASSOUM  nous raconte comment, il a  embrassé le métier de  journalisme à l’école. « Quand  j’étais en  classe de terminale à Moundou dans la province du Logone Occidental, je lisais beaucoup les bouquins, c’est comme ça que j’ai été emporté par l’écriture. Après mon Bac en  1984,  je suis allé  à Yaoundé pour poursuivre   mes études en droit. Cependant, on ne m’a pas accepté dans cette filière parce que les autres ont déjà commencé les cours », dit-il. Pendant, ce temps,  un concours  était ouvert au Cameroun en journalisme  à l’ESSTI. Goual Nanassoum a décidé de tenter sa chance. Parmi les candidats camerounais, deux étrangers ont réussi à ce concours dont Goual Nanassoum.  Malheureusement, …

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Journaliste de profession,  Goual Nanassoum est l’un des pionniers de la presse écrite  au Tchad, même si dans ce domaine, d’imminents autres  journalistes ont été au contact du métier avant lui. Directeur de publication du journal  Le citoyen, ce fin connaisseur de l’espace médiatique tchadien  met quotidiennement  son expérience au service de la profession.

C’est dans un air décontracté, serein que le directeur de publication du journal, Le Citoyen  Goual Nanassoum  nous a accueillis ce matin dans  son salon. Assis  sur un divan  en face de nous, Goual NANASSOUM  nous raconte comment, il a  embrassé le métier de  journalisme à l’école. « Quand  j’étais en  classe de terminale à Moundou dans la province du Logone Occidental, je lisais beaucoup les bouquins, c’est comme ça que j’ai été emporté par l’écriture. Après mon Bac en  1984,  je suis allé  à Yaoundé pour poursuivre   mes études en droit. Cependant, on ne m’a pas accepté dans cette filière parce que les autres ont déjà commencé les cours », dit-il.

Pendant, ce temps,  un concours  était ouvert au Cameroun en journalisme  à l’ESSTI. Goual Nanassoum a décidé de tenter sa chance. Parmi les candidats camerounais, deux étrangers ont réussi à ce concours dont Goual Nanassoum.  Malheureusement, il n’a pas pu finir ses études en journalisme dans cette Ecole interétatique. En plein année scolaire, une note est arrivée de N’Djaména demandant  aux  responsables de ladite Ecole  de  le suspendre. Dans cette note, l’état tchadien fait comprendre aux responsables de ladite Ecole qu’en qualité de Réfugié Tchadien, je ne pouvais bénéficier de la  formation  dans cette Ecole interétatique. « Ne pouvant me permettre de poursuivre les cours, les responsables de ladite Ecole qui avaient de la peine à me voir partir parce que j’étais parmi les meilleurs étudiants, ont été contraints de me délivrer  un certificat. C’est ainsi que  mon séjour à l’ESSTI de Yaoundé a pris  fin en 1989 », a t-il relaté.

Après cette déception, Goual Nanassoum qui avait à cœur de parachever ses études supérieures a élu domicile à Ouagadougou au Burkina Faso. C’est dans le pays des hommes intègres  qu’il réussira à décrocher brillamment sa maitrise d’histoire et d’archéologie, à l’Université de Ouagadougou. Après  ses études universitaires au Burkina-Faso, Goual Nanassoum est rentré au pays dans les années 90 où, il décroche un emploi  au Centre d’Etude et Formation pour le Développement (CEFOD). Guidé toujours par sa passion d’écriture, il se retrouvera embarqué dans dans le journalisme. « J’ai été recruté au CEFOD pour travailler dans le service de la documentation et des archives. Un   jour, on m’a confié un article à rédiger pour le journal Tchad Culture. L’article que j’ai rédigé a convaincu mes chefs hiérarchiques qui ont finalement  décidé de m’affecter à la rédaction du Journal », se souvient-il.

Journaliste à Tchad et Culture de 1992 à 2002,  Goual Nanassoum s’est occupé de la  rubrique Politique et Pages régionales pendant 10 ans. Dans les colonnes de ce hebdomadaire, Goual Nanassoum  a réalisé des enquêtes de terrain, des reportages  et  rédigé plusieurs  articles de presse. « Il faut  reconnaitre  que  je suis devenu journaliste professionnel grâce  à l’expérience que  j’ai  eu dans ce journal. Lorsque je bossais  encore  là-bas, j’ai  bénéficié de plusieurs  formations. Ainsi, j’ai obtenu en 1995,  le  Certificat de journalisme au CFPJ, Paris en France. Cependant, j’ai continué à me faire former. En 2025, j’ai reçu un Certificat de journalisme à Lille en  France », a-t-il confié.

Pendant qu’il était Reporter au journal Tchad et Culture,  Goual Nanassoum  était aussi  correspondant du Bulletin d’informations africaines, Bruxelles, Belgique. Ce bulletin s’intéresse particulièrement aux activités en milieu rural (agriculture, élevage, associations, humanitaire etc.) Passionné  de l’écriture, il a aussi édité quelques œuvres  scientifiques. En 2007 : « De Fort-Lamy à N’Djaména, à la découverte du Tchad », Publication du Centre Al Mouna, 64 pages, ouvrage collectif. En 2006 : Une monographie sur les potentialités agricoles, pastorales, halieutiques, culturelles, anthropologiques et touristiques de la région du Moyen-Chari en général et le Département du Lac Iro en particulier…. Il est aussi l’auteur du célèbre recueil de «300 dates de l’histoire du Tchad», Editions du CEFOD, 1995 ; 67 pages.

L’un des pionniers de la presse écrite

Goual Nanassoum est l’un des pionniers de la presse au Tchad, même si dans ce domaine, d’imminents journalistes ont été au contact du métier avant lui. Directeur de publication du journal de La Voix  de 2010 à 2011, Goual Nanassoum a décidé de créer son propre canard, Le Citoyen. Même si, ces derniers temps, les journaux imprimés connaissent des difficultés face à la révolution numérique, Goual Nanassoum ne pense que cette catégorie à l’avenir. « La presse écrite va exister, elle ne va pas disparaitre. Elle s’adapte à l’évolution », a-t-il lâché.

Fin connaisseur de l’espace médiatique tchadien, Goual Nanassoum  a mis son expérience au service de la profession. Ainsi, il  fut  le principal organisateur des états généraux de la communication du Tchad. Ce forum s’est déroulé du 11 au 14 mai 2009 à N’Djaména. Il a aussi  occupé de grandes responsabilités dans les organisations professionnelles de journalisme. Ainsi, il fut en 2009, Secrétaire Permanent de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique des médias au Tchad (ODEMET).

Goual Nanassoum   offre aussi de service consultance dans le domaine des médias.  En septembre 2018, il a mis son expérience pour la Formation en techniques rédactionnelles et déontologie journalistique financée par l’Ambassade de France au Tchad. De septembre 2022 à janvier 2008, il fut aussi  Adjoint au Chef de Projet d’appui aux médias tchadiens, projet mis en œuvre par le Groupe de recherche et d’échanges technologiques (GRET), une Ong française.

Marié et père de 6 enfants, Goual Nanassoum est un  père comblé.  Amoureux de la culture Rasta, Goual Nanassoum qui portait  à l’époque des dreadlocks   a confié que cette manière de voir les choses lui inspire à mener quotidiennement une vie paisible dans un monde complexe.

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Parfait Béral : une voix du journalisme tchadien désormais au cœur du Parlement https://www.leportrait.td/parfait-beral-une-voix-du-journalisme-tchadien-desormais-au-coeur-du-parlement/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=parfait-beral-une-voix-du-journalisme-tchadien-desormais-au-coeur-du-parlement https://www.leportrait.td/parfait-beral-une-voix-du-journalisme-tchadien-desormais-au-coeur-du-parlement/#respond Thu, 04 Jun 2026 14:48:36 +0000 https://www.leportrait.td/?p=16017 Ngangmian Parfait Béral, journaliste autodidacte, animateur, présentateur et producteur tchadien, cumule 17 années d’expérience dans le domaine des médias. Sa passion pour le journalisme s’est manifestée dès son plus jeune âge, malgré le souhait de ses parents de le voir embrasser une carrière de médecin. Après l’obtention de son baccalauréat, Parfait tente d’intégrer une faculté de médecine, mais n’est pas retenu. « J’ai dit à mon père : en attendant, qu’est-ce que je fais ? Il m’a répondu : tout, sauf le journalisme », raconte-t-il. Il s’inscrit alors en géographie, tout en continuant à nourrir sa passion pour les médias. Sa carrière débute à la Radio Kar-Uba de Moundou, où il effectue un stage avant de poursuivre son apprentissage à la radio Arc-en-Ciel, sous la formation de prêtres journalistes. En 2010, il réussit le concours d’entrée à l’Office National des Médias Audiovisuels (ONAMA), devenant ainsi l’un des rares candidats à intégrer cette institution sans formation académique préalable en journalisme. « Parfait Béral, que j’appelle affectueusement Laou, est quelqu’un doté d’une forte personnalité. C’est un homme au grand cœur, toujours disponible pour les autres », témoigne son ami Francis Ndakass. Fidèle et loyal envers ceux qu’il aime, Parfait incarne des valeurs …

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Ngangmian Parfait Béral, journaliste autodidacte, animateur, présentateur et producteur tchadien, cumule 17 années d’expérience dans le domaine des médias. Sa passion pour le journalisme s’est manifestée dès son plus jeune âge, malgré le souhait de ses parents de le voir embrasser une carrière de médecin.

Après l’obtention de son baccalauréat, Parfait tente d’intégrer une faculté de médecine, mais n’est pas retenu. « J’ai dit à mon père : en attendant, qu’est-ce que je fais ? Il m’a répondu : tout, sauf le journalisme », raconte-t-il. Il s’inscrit alors en géographie, tout en continuant à nourrir sa passion pour les médias.

Sa carrière débute à la Radio Kar-Uba de Moundou, où il effectue un stage avant de poursuivre son apprentissage à la radio Arc-en-Ciel, sous la formation de prêtres journalistes. En 2010, il réussit le concours d’entrée à l’Office National des Médias Audiovisuels (ONAMA), devenant ainsi l’un des rares candidats à intégrer cette institution sans formation académique préalable en journalisme.

« Parfait Béral, que j’appelle affectueusement Laou, est quelqu’un doté d’une forte personnalité. C’est un homme au grand cœur, toujours disponible pour les autres », témoigne son ami Francis Ndakass. Fidèle et loyal envers ceux qu’il aime, Parfait incarne des valeurs d’empathie, de solidarité et de générosité.

Parmi ses références professionnelles figurent Ahmad Makaïla et feu René Dillah Yombirim, dont les éditoriaux ont profondément marqué son parcours et façonné sa vision du métier.

Son pseudonyme, « Le Karismatik », trouve son origine dans une anecdote marquante de son enfance. Très tôt, il animait des spectacles pour ses frères et sœurs et se distinguait lors des activités de jeunesse au sein de son église. À l’âge de 12 ans, après avoir animé un événement de son mouvement Kemkogui, un prêtre lui lance : « Mon fils, sais-tu que tu es charismatique ? » Intrigué par ce qualificatif, il décide de l’adopter comme sobriquet, y voyant une responsabilité : celle d’inspirer, de fédérer et de transmettre des valeurs positives.

Parmi les nombreux événements qu’il a animés, l’un demeure particulièrement gravé dans sa mémoire : sa première présentation devant de hautes autorités. « C’était à l’occasion de la Journée de la jeunesse. Je ne savais pas que c’était moi qui allais assurer la présentation. Comme je n’étais pas préparé, j’ai vécu un moment de stress intense », se souvient-il. Cette expérience lui a enseigné l’importance de la préparation et de la confiance en soi. « Face au stress, Parfait Béral reste toujours calme et réfléchi. Il prend le temps d’analyser les situations avant d’agir », souligne Francis Ndakass.

Depuis mars 2025, Parfait Béral occupe le poste de Directeur du Cérémonial et des Honneurs institutionnels à l’Assemblée nationale. Il assure également l’intérim du Directeur du Protocole et de la Coopération interparlementaire, développant ainsi une expertise particulière dans le domaine de la communication parlementaire.

Parallèlement à ses fonctions institutionnelles, il nourrit l’ambition de relancer son association caritative dédiée à l’accompagnement des enfants orphelins, une cause qui lui tient profondément à cœur.  Il projette également de créer une Web TV afin de partager sa passion pour les médias et de promouvoir la culture tchadienne. « Je veux créer une chaîne web qui me permettra de faire voyager ma passion tout en venant en aide aux enfants », affirme-t-il.

Optimiste quant à l’avenir de son pays, Parfait Béral lance un appel à l’engagement collectif : « La nation tchadienne compte sur nous pour être belle, alors travaillons-y, je vous en prie. »

À travers son parcours, son engagement et sa vision, Parfait Béral incarne une génération de professionnels déterminés à contribuer au développement du Tchad. Son plus grand souhait demeure inchangé : « Mon plus grand espoir, c’est que le Tchad se lève, marche et grandisse. »

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Maître Sylvie Solal : le visage d’une nouvelle génération de notaires engagés au Tchad https://www.leportrait.td/maitre-sylvie-solal-le-visage-dune-nouvelle-generation-de-notaires-engages-au-tchad/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=maitre-sylvie-solal-le-visage-dune-nouvelle-generation-de-notaires-engages-au-tchad https://www.leportrait.td/maitre-sylvie-solal-le-visage-dune-nouvelle-generation-de-notaires-engages-au-tchad/#respond Mon, 18 May 2026 15:40:33 +0000 https://www.leportrait.td/?p=15996 Née le 10 avril 1990 à Guéledeng, Me Sylvie Solal est aujourd’hui l’une des notaires les plus respectées de N’Djamena. Lauréate de la promotion 2020, cette jeune femme de 35 ans, mère d’une fille, incarne une nouvelle génération de juristes engagés pour la transparence et la modernisation du secteur notarial au Tchad. Élevée par sa tante, la sœur aînée de sa mère, Sylvie connaît une enfance épanouie, marquée par l’amour du travail bien fait. C’est cette tante qui l’envoie poursuivre ses études supérieures au Burkina Faso, où elle obtient un Master 2 en droit des affaires et fiscalité. De retour au pays, elle intègre le cabinet du Président de l’ordre des notaires, avant d’ouvrir son propre cabinet à N’Djamena. C’est à l’université qu’elle a découvert sa passion pour la rédaction d’actes, où elle obtenait des meilleures notes. Son professeur de rédaction d’actes, a su sa détermination et il a accepté de l’encadrer dans son cabinet. « Mon professeur m’a offert un stage dans son cabinet, et c’est là que j’ai su que j’étais faite pour ce métier », confie-t-elle. Son mentor, Me Djomia Germain, garde d’elle un souvenir élogieux. Pour lui, Solal est une étudiante brillante et ambitieuse. « Sylvie …

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Née le 10 avril 1990 à Guéledeng, Me Sylvie Solal est aujourd’hui l’une des notaires les plus respectées de N’Djamena. Lauréate de la promotion 2020, cette jeune femme de 35 ans, mère d’une fille, incarne une nouvelle génération de juristes engagés pour la transparence et la modernisation du secteur notarial au Tchad.

Élevée par sa tante, la sœur aînée de sa mère, Sylvie connaît une enfance épanouie, marquée par l’amour du travail bien fait. C’est cette tante qui l’envoie poursuivre ses études supérieures au Burkina Faso, où elle obtient un Master 2 en droit des affaires et fiscalité. De retour au pays, elle intègre le cabinet du Président de l’ordre des notaires, avant d’ouvrir son propre cabinet à N’Djamena.

C’est à l’université qu’elle a découvert sa passion pour la rédaction d’actes, où elle obtenait des meilleures notes. Son professeur de rédaction d’actes, a su sa détermination et il a accepté de l’encadrer dans son cabinet. « Mon professeur m’a offert un stage dans son cabinet, et c’est là que j’ai su que j’étais faite pour ce métier », confie-t-elle.

Son mentor, Me Djomia Germain, garde d’elle un souvenir élogieux. Pour lui, Solal est une étudiante brillante et ambitieuse. « Sylvie était une étudiante brillante, attentive et travailleuse. Elle voulait devenir avocate, mais j’ai perçu en elle le sérieux et la rigueur nécessaires pour être une excellente notaire », affirme-t-il.

Dans son cabinet, Me Sylvie s’occupe principalement de la certification d’actes et de diplômes, de la légalisation de signatures, du conseil juridique et suivi foncier. Elle veille avec minutie à la vérification de l’existence réelle des terrains, pour éviter les litiges fréquents en matière de propriété. Elle distingue les actes nommés prévus par la loi et innommés qui est rédigé sur mesure selon les besoins de ses clients.

La notaire intervient également dans la rédaction de testaments sous toutes leurs formes à savoir notarial, holographe ou mystique. D’après elle, le notaire est à la fois confident et garant de la volonté du défunt.

Malgré son attachement à son métier, Maître Solal déplore certaines failles du système juridique tchadien. Selon elle, beaucoup de textes ne sont pas appliqués. « Nous avons des lois, mais elles restent souvent lettre morte. Nos requêtes auprès de la chambre des notaires sont encore en attente », déplore-t-elle. Elle appelle ainsi le gouvernement à régulariser la mise en œuvre des textes juridiques, notamment concernant la nomination et l’installation des huissiers et avocats, souvent laissées en suspens.

Derrière la rigueur professionnelle, Sylvie Solal reste une femme profondément humaine. Elle se souvient avec émotion de cette cliente qui, touchée par son geste de bienveillance, lui a offert un service gratuit en retour. « il y a une cliente qui est une couturière qui était arrivée, je lui ai servi et elle m’a donné un billet de 5.000 FCFA mais il n’y avait pas la monnaie, je lui ai remis les 5.000 , elle était touchée par ce geste et elle m’a remercié. Quelques mois plus tard, je lui ai donné mon habit pour coudre et elle l’a fait gratuitement tout en me rappelant le bien que je lui ai fait. Ce jour-là, j’ai compris que la bonté revient toujours, d’une manière ou d’une autre », sourit-elle.

Son confrère et ami Me Saleh Ngaro, depuis leur stage en 2015, témoigne de sa personnalité. D’après lui, Sylvie est plus qu’une collègue, c’est une sœur. Elle est calme, discrète et d’une grande intégrité. « Nous avons entretenu de bons rapports étant stagiaires jusqu’à nos jours, nos relations de confraternité sont de taille. Sylvie est toujours calme et trop discrète », témoigne son collègue Me Saleh Ngaro.

Pour Me Solal, la clé d’un État de droit solide passe par la connaissance et le respect des textes juridiques. « Les citoyens doivent lire les lois. Beaucoup ignorent leurs droits parce qu’ils n’aiment pas lire. Je partage souvent des explications sur ma page, mais peu prennent le temps de les consulter », reproche-t-elle. Elle exhorte donc le public à se rapprocher des cabinets de notaires et d’avocats avant toute réclamation ou décision juridique.

Entre plume et sceau, Maître Sylvie Solal trace son chemin avec dignité. Son parcours témoigne qu’au-delà des textes et des actes, le notariat est avant tout une affaire de valeurs humaines et de foi en la justice. Dans le tumulte d’un droit souvent mal appliqué, elle demeure une voix claire, celle d’une femme qui croit que la loi doit servir, avant tout, à protéger.

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Pamgue Bienvenu : itinéraire d’un stratège en communication au Tchad https://www.leportrait.td/pamgue-bienvenu-itineraire-dun-stratege-en-communication-au-tchad/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=pamgue-bienvenu-itineraire-dun-stratege-en-communication-au-tchad https://www.leportrait.td/pamgue-bienvenu-itineraire-dun-stratege-en-communication-au-tchad/#respond Mon, 11 May 2026 11:38:21 +0000 https://www.leportrait.td/?p=15993 Journaliste de formation et stratège par passion, Pamgue Bienvenu incarne cette nouvelle génération de cadres tchadiens qui font du numérique un levier de transformation. Aujourd’hui à la tête de Manara Productions, il dessine les contours d’une communication visuelle et digitale ambitieuse pour le pays. Si le paysage médiatique tchadien devait avoir un visage pour sa mutation numérique, celui de Pamgue Bienvenu figurerait en bonne place. Actuel Directeur Général de Manara Productions, l’agence de communication du groupe Médias MRTV, ce trentenaire polyvalent a su transformer son flair pour les réseaux sociaux en une expertise de direction stratégique. Son parcours est celui d’un « enfant du numérique » qui a gravi les échelons avec méthode. Diplômé en Sciences de l’Information et de la Communication, il s’est d’abord fait un nom comme blogueur et éditeur web. Son passage comme Responsable du pôle digital chez Tchadinfos et Social Media Manager à Le N’Djam Post a posé les bases de sa réputation comme celle d’un homme capable de traduire les enjeux complexes de l’actualité en contenus simples et percutants pour les plateformes sociales. Un socle académique de premier plan : ESJ Lille et Sciences Po Bien que pur produit du terrain à ses débuts avec …

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Journaliste de formation et stratège par passion, Pamgue Bienvenu incarne cette nouvelle génération de cadres tchadiens qui font du numérique un levier de transformation. Aujourd’hui à la tête de Manara Productions, il dessine les contours d’une communication visuelle et digitale ambitieuse pour le pays.

Si le paysage médiatique tchadien devait avoir un visage pour sa mutation numérique, celui de Pamgue Bienvenu figurerait en bonne place. Actuel Directeur Général de Manara Productions, l’agence de communication du groupe Médias MRTV, ce trentenaire polyvalent a su transformer son flair pour les réseaux sociaux en une expertise de direction stratégique.

Son parcours est celui d’un « enfant du numérique » qui a gravi les échelons avec méthode. Diplômé en Sciences de l’Information et de la Communication, il s’est d’abord fait un nom comme blogueur et éditeur web. Son passage comme Responsable du pôle digital chez Tchadinfos et Social Media Manager à Le N’Djam Post a posé les bases de sa réputation comme celle d’un homme capable de traduire les enjeux complexes de l’actualité en contenus simples et percutants pour les plateformes sociales.

Un socle académique de premier plan : ESJ Lille et Sciences Po

Bien que pur produit du terrain à ses débuts avec le label Marge D’action de l’artiste Anonyme, Pamgue Bienvenu a choisi de muscler son expertise pour répondre aux enjeux globaux de l’information.

Expert en Journalisme Multimédia avec un diplôme de l’École Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille, l’une des plus anciennes et prestigieuses écoles de journalisme au monde, il y a perfectionné la rigueur éditoriale et la maîtrise des nouveaux formats audiovisuels, puis stratège de l’Influence en 2025, en franchissant un nouveau palier en intégrant Sciences Po Paris pour une formation spécialisée en Stratégie de Communication et Techniques d’Influence. Ce cursus lui permet d’appréhender les mécaniques du « soft power », de la gestion de réputation et de la communication de crise au plus haut niveau.

Un leader stratégique chez Manara Productions

À la direction de Manara Productions, Pamgue Bienvenu pilote désormais des projets d’envergure nationale et internationale. Sous son impulsion, l’agence de communication s’est illustrée dans la coordination de la communication de grands événements :

  • Environnement : La gestion de la communication de la Semaine Nationale de l’arbre et de la présence tchadienne à la COP29 en Azerbaïdjan et la COP30 au Brésil.
  • Développement : La gestion stratégique du dispositif de communication local du Plan National de Développement Tchad Connexion 2030. Le Festival international des cultures sahariennes, Le Salon international des mines et des carrières (SEMICA) Tchad et bien d’autres campagne de référence.
  • Talents : Le lancement d’initiative comme « Découvre le Présentateur en toi », visant à dénicher les futurs présentateurs TV du pays.

Une vision au-delà de l’image

Pour ceux qui le suivent sur LinkedIn, Pamgue Bienvenu est aussi un intellectuel de la communication. Récemment intervenant lors d’une conférence TEDx, il y a défendu le rôle des récits humains dans la reconstruction sociale.

Entre deux stratégies de « branding », ce passionné de culture et de sport, fervent supporter du Real Madrid continue de promouvoir l’excellence. Son ambition est de positionner l’audiovisuel tchadien sur l’échiquier international.

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Me Delphine Kemneloum Djiraïbé : une fervente défenseuse de droit de l’Homme au Tchad https://www.leportrait.td/me-delphine-kemneloum-djiraibe-une-fervente-defenseuse-de-droit-de-lhomme-au-tchad/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=me-delphine-kemneloum-djiraibe-une-fervente-defenseuse-de-droit-de-lhomme-au-tchad https://www.leportrait.td/me-delphine-kemneloum-djiraibe-une-fervente-defenseuse-de-droit-de-lhomme-au-tchad/#respond Wed, 06 May 2026 11:51:45 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8326 Éminente défenseuse des droits de l’homme au Tchad reconnue à l’échelle internationale, Delphine Kemneloum Djiraïbé a été l’une des premières avocates de son pays. Portrait TD fait découvrir le parcours de cette grande dame. De teint clair, taille moyenne, Me Delphine Kemneloum Djiraïbé est née le  1er  décembre 1960 à Koumra dans le Mandoul. Après 9 ans de service comme avocate au barreau du Tchad, elle a exercé comme consultante pour les institutions nationales et internationales sur les questions de la démocratie, des droits de la femme, de l’enfant et de l’environnement avant d’ouvrir son propre cabinet d’avocat en 2007. Dans l’agenda du corps, Me Delphine Kemneloum Djiraïbé a créé le tout premier centre juridique d’intérêt public au Tchad pour favoriser l’accès des pauvres à la justice, lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Ceci pour l’égalité Homme/Femme, la bonne gouvernance et la démocratie. Fervente défenseuse des droits de l’homme, elle se souvient encore  de son parcours scolaire difficile comme si c’était hier. « Quant je vois des femmes faire des sacrifices pour envoyer leur progéniture étudier tout simplement  parce que nous sommes dans un contexte où, l’éducation est reléguée au second rang,  ça me replonge dans …

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Éminente défenseuse des droits de l’homme au Tchad reconnue à l’échelle internationale, Delphine Kemneloum Djiraïbé a été l’une des premières avocates de son pays. Portrait TD fait découvrir le parcours de cette grande dame.

De teint clair, taille moyenne, Me Delphine Kemneloum Djiraïbé est née le  1er  décembre 1960 à Koumra dans le Mandoul. Après 9 ans de service comme avocate au barreau du Tchad, elle a exercé comme consultante pour les institutions nationales et internationales sur les questions de la démocratie, des droits de la femme, de l’enfant et de l’environnement avant d’ouvrir son propre cabinet d’avocat en 2007.

Dans l’agenda du corps, Me Delphine Kemneloum Djiraïbé a créé le tout premier centre juridique d’intérêt public au Tchad pour favoriser l’accès des pauvres à la justice, lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Ceci pour l’égalité Homme/Femme, la bonne gouvernance et la démocratie. Fervente défenseuse des droits de l’homme, elle se souvient encore  de son parcours scolaire difficile comme si c’était hier. « Quant je vois des femmes faire des sacrifices pour envoyer leur progéniture étudier tout simplement  parce que nous sommes dans un contexte où, l’éducation est reléguée au second rang,  ça me replonge dans ma jeunesse ou n’eût été la détermination de mes parents, je n’aurais jamais eu accès aux études et faire une maitrise en droit de l’homme et droit international de l’environnement », a-t-elle lâchée.

Cheffe de famille, Me Delphine Kemneloum Djiraïbé allie sa profession et son ménage sans difficulté. « Moi, je suis de celle qui pense que la femme doit se battre. Il faut que cette parité-là soit une parité réelle. Je suis femme et je suis directrice, deux choses qui me permettent d’être efficace. La femme se doit d’utiliser son statut de femme pour faire la différence. Mais pas pour qu’on la rabaisse, pas pour qu’on l’utilise comme un faire-valoir », a-t-elle ajouté. Mère d’un enfant, Me Delphine Kemneloum Djiraïbé est co-initiatrice du procès contre le dictateur du Tchad Hissein Habré. Elle est membre du Collectif des avocats des victimes de crimes et répressions d’Hissein Habré.

Elle est nantie d’une licence en droit privé à l’Université Mariam Ngouabi de Brazzaville au Congo. Titulaire aussi d’une maitrise en droit international option Droit de l’homme et Droit international de l’environnement en 2002 à l’école de Droit de l’Université Américaine. Comme titre honorifique, Me Kemneloum Djiraïbé Delphine a obtenu plusieurs titres de distinction tant sur le plan national qu’international.  Ainsi, son travail exceptionnel lui a valu le prix Robert Kennedy des Droits de l’homme en 2024, l’Ordre national de mérite français au grade d’officier en 2024 et le prix Franco-allemand des Droits de l’homme  et de l’Etat de droits en 2019.

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