L’ENTREPRENEUR(E) - Le Portrait TD https://www.leportrait.td La référence des profils tchadiens Tue, 12 Aug 2025 15:01:24 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://www.leportrait.td/wp-content/uploads/2024/06/cropped-FORMAT-CARRE-2-32x32.jpg L’ENTREPRENEUR(E) - Le Portrait TD https://www.leportrait.td 32 32 Ella Neloumngaye : un espoir pour l’entrepreneuriat écologique du Tchad https://www.leportrait.td/ella-neloumngaye-un-espoir-pour-lentrepreneuriat-ecologique-du-tchad/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ella-neloumngaye-un-espoir-pour-lentrepreneuriat-ecologique-du-tchad https://www.leportrait.td/ella-neloumngaye-un-espoir-pour-lentrepreneuriat-ecologique-du-tchad/#respond Tue, 12 Aug 2025 14:58:52 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8378 À seulement 28 ans, Ella Neloumngaye transforme les ordures ménagères en charbon écologique. Entre passion, engagement environnemental et détermination face aux obstacles, elle incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux au Tchad. Alors que beaucoup de jeunes diplômés attendent une hypothétique intégration à la Fonction publique, Ella Neloumngaye, elle, a retroussé ses manches. Née le 18 août 1996 à N’Djamena, elle a fait le pari de l’écologie et de l’innovation verte dans un pays confronté à la déforestation et à la pauvreté énergétique. Titulaire d’une licence en Économie appliquée obtenue à l’Université de N’Djamena, Ella refuse de se contenter d’un avenir incertain. Dès la fin de ses études, elle s’oriente vers des formations professionnelles pratiques comme le recyclage des déchets ménagers en charbon écologique, transformation de pneus en meubles et pots de fleurs. Selon Ella Neloumngaye, son entreprise est créée pour répondre aux problèmes des déchets ménagers qui s’accumulent dans la ville de N’Djamena. « On collecte les déchets ménagers, on les sèche au soleil, on trie les matières plastiques, puis on les carbonise. Une fois carbonisés, on les écrase, on les mélange avec un liant spécifique, puis on passe au compactage des briquettes écologiques », explique-t-elle. À travers son entreprise « Ella …

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À seulement 28 ans, Ella Neloumngaye transforme les ordures ménagères en charbon écologique. Entre passion, engagement environnemental et détermination face aux obstacles, elle incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux au Tchad.

Alors que beaucoup de jeunes diplômés attendent une hypothétique intégration à la Fonction publique, Ella Neloumngaye, elle, a retroussé ses manches. Née le 18 août 1996 à N’Djamena, elle a fait le pari de l’écologie et de l’innovation verte dans un pays confronté à la déforestation et à la pauvreté énergétique.

Titulaire d’une licence en Économie appliquée obtenue à l’Université de N’Djamena, Ella refuse de se contenter d’un avenir incertain. Dès la fin de ses études, elle s’oriente vers des formations professionnelles pratiques comme le recyclage des déchets ménagers en charbon écologique, transformation de pneus en meubles et pots de fleurs.

Selon Ella Neloumngaye, son entreprise est créée pour répondre aux problèmes des déchets ménagers qui s’accumulent dans la ville de N’Djamena. « On collecte les déchets ménagers, on les sèche au soleil, on trie les matières plastiques, puis on les carbonise. Une fois carbonisés, on les écrase, on les mélange avec un liant spécifique, puis on passe au compactage des briquettes écologiques », explique-t-elle.

À travers son entreprise « Ella Ecologie » qui est bénéfique pour la population tchadienne, Ella produit un charbon non polluant, accessible, qui réduit la dépendance au bois et protège la santé des ménages, notamment des femmes exposées aux fumées toxiques. « Car elle contribue à la réduction du taux des déchets ménagers et à l’économie du ménage. Elle protège la ménagère et ne dégage pas de fumée et améliore la qualité de l’air. La ménagère peut cuisiner en plein salon », dit-elle.

Depuis qu’elle a découvert le charbon écologique fabriqué localement, Rita n’achète plus celui importé du Soudan. « J’utilise le charbon écologique dans mon salon pour brûler de l’encens, et même dans mon bureau. Je le trouve économique et surtout non polluant », témoigne-t-elle, satisfaite des produits d’Ella Neloumngaye. « Depuis que j’utilise le charbon d’Ella, je fais des économies et je n’ai plus de maux de tête causés par la fumée. En plus, il dure plus longtemps que le charbon traditionnel. C’est une vraie solution pour nous, surtout quand on a des enfants à la maison », renchérit-elle.

Mais le chemin vers l’entrepreneuriat n’a pas été pavé de roses. Sa famille, soucieuse de la voir poursuivre ses études supérieures, freine ses premiers pas. « Au début, mon entourage était sceptique. Mes parents insistaient pour que j’abandonne ce métier pour me consacrer aux études. Mon papa voulait que je poursuive un Master. Pour lui, ce travail n’avait pas d’avenir. C’est à travers mes progrès, les ateliers et forums auxquels je participe qu’ils ont compris l’importance de ce métier », confie-t-elle.

Contre vents et marées, Ella persévère. Aujourd’hui, ses efforts portent leurs fruits. Elle est lauréate de plusieurs prix, notamment : AWE 2025 (Academy for Women Entrepreneurs), Prix de l’entrepreneuriat féminin du PNUD 2023, présélectionnée au Grand Prix africain YAS 2025. Elle a participé également au Salon international de l’entrepreneuriat féminin, prévu du 8 au 9 août 2025 à Lomé, au Togo.

En plus de son activité de production, Ella s’illustre aussi dans la formation et l’accompagnement. « J’ai formé 20 personnes, dont 10 veuves, cinq filles mères et cinq diplômés sans emploi », précise-t-elle.

Son ambition ne s’arrête pas là. Accompagnée par son mentor, Foyahba Patallé, Ella rêve de créer une véritable usine de production de charbon écologique et de mobilier recyclé. « C’est une fille de vision. Malgré les obstacles, elle atteint ses objectifs. Elle a des projets de création d’une grande entreprise pour recruter les diplômés sans emploi », souligne fièrement son coach.

Ella Neloumngaye est ambitieuse. Dans un futur proche, elle veut voir son entreprise prospérer et être le pôle de recrutement par excellence : « j’ai plusieurs projets à réaliser, mais faute de moyens financiers, je n’arrive pas à les concrétiser. Je veux créer une grande entreprise de fabrication de charbons écologiques et recruter les diplômés sans emploi ».

Toutefois, l’accès au financement reste son principal frein. Aucun appui institutionnel ne lui a encore été accordé, ralentissant l’essor de ses projets.

Ella Neloumngaye est bien plus qu’une entrepreneure : elle est une source d’inspiration pour une jeunesse en quête de voie et d’impact. Portée par sa passion et sa résilience, elle prouve qu’un avenir plus vert et plus inclusif est possible, même à partir des déchets.

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Nguinambaye Ndoa Manassé, 30 ans au service de la culture tchadienne https://www.leportrait.td/nguinambaye-ndoa-manasse-30-ans-au-service-de-la-culture-tchadienne/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=nguinambaye-ndoa-manasse-30-ans-au-service-de-la-culture-tchadienne https://www.leportrait.td/nguinambaye-ndoa-manasse-30-ans-au-service-de-la-culture-tchadienne/#respond Fri, 01 Aug 2025 08:31:10 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8364 Figure incontournable du paysage culturel tchadien, Nguinambaye Ndoa Manassé est un promoteur et activiste culturel au parcours atypique. Avec plus de 30 ans d’engagement artistique, il est le fondateur du festival NdjamVi, un rendez-vous culturel désormais immanquable à N’Djamena. Originaire du Logone Occidental, Manassé se distingue dès l’école primaire par une créativité débordante. « Je suis un autodidacte. Je ne suis pas allé à l’école des arts, mais je suis né artiste. J’ai commencé le théâtre en classe de CE1, puis, instinctivement, je me suis mis à la sculpture », confie-t-il. C’est en classe de 3ᵉ qu’il comprend que l’art pourrait devenir un véritable métier. Mais les circonstances de la vie vont bousculer son parcours. Après les événements de 1979, sa famille se réfugie à Bebalem, son village natal. Il poursuit ses études jusqu’en 5e, avant de retourner seul à N’Djamena. « Mon père, traumatisé par la guerre, est resté au village pour se consacrer au ministère pastoral. À la capitale, je me débrouillais avec peu. Le peu d’argent que mon père m’envoyait ne suffisait pas. » Fatigué de dépendre des autres, Manassé abandonne ses études et se lance à plein temps dans l’art. « Je me suis remis à la peinture et à la …

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Figure incontournable du paysage culturel tchadien, Nguinambaye Ndoa Manassé est un promoteur et activiste culturel au parcours atypique. Avec plus de 30 ans d’engagement artistique, il est le fondateur du festival NdjamVi, un rendez-vous culturel désormais immanquable à N’Djamena.

Originaire du Logone Occidental, Manassé se distingue dès l’école primaire par une créativité débordante. « Je suis un autodidacte. Je ne suis pas allé à l’école des arts, mais je suis né artiste. J’ai commencé le théâtre en classe de CE1, puis, instinctivement, je me suis mis à la sculpture », confie-t-il.

C’est en classe de 3ᵉ qu’il comprend que l’art pourrait devenir un véritable métier. Mais les circonstances de la vie vont bousculer son parcours. Après les événements de 1979, sa famille se réfugie à Bebalem, son village natal. Il poursuit ses études jusqu’en 5e, avant de retourner seul à N’Djamena. « Mon père, traumatisé par la guerre, est resté au village pour se consacrer au ministère pastoral. À la capitale, je me débrouillais avec peu. Le peu d’argent que mon père m’envoyait ne suffisait pas. »

Fatigué de dépendre des autres, Manassé abandonne ses études et se lance à plein temps dans l’art. « Je me suis remis à la peinture et à la sculpture. J’étais parmi les premiers à réaliser des cachets en arabe, sans même savoir lire ou écrire la langue. Il suffisait qu’on me donne une bonne calligraphie, et je faisais le travail », dit-il fièrement.

La naissance de NdjamVi

L’année 2007 marque un tournant décisif dans la carrière de Manassé. Il organise l’évènement NdjamVi qui le propulse totalement au sein de la scène culturelle tchadienne. Alors qu’il est brièvement directeur de la Maison de la culture Baba Moustapha, un événement va changer le cours de sa carrière : « Je n’ai pas duré à ce poste. On m’a écarté parce que je refusais de cautionner certaines pratiques. »

Ne pouvant rester inactif, il lance avec des amis un festival né d’un débat sous un Boukarou de l’Institut Français  du Tchad. D’abord baptisé « Festival d’Assainissement Populaire NdjamVi », l’événement devient simplement NdjamVi, un nom chargé de symboles. « À l’époque, le nom du Tchad à l’international n’était associé qu’à la guerre ou à la rébellion. Nous voulions montrer une autre image, celle d’une jeunesse créative, dynamique, pleine d’espoir », se justifie-t-il.

Aujourd’hui, à sa 17ᵉ édition, NdjamVi a accueilli plus de 800 groupes de musique et formé près de 700 000 jeunes dans différents domaines artistiques et techniques (chant, son, lumière, audiovisuel…). « Certains jeunes que nous avons formés travaillent aujourd’hui à l’ONAMA. Nous avons aussi soutenu l’émergence de PME culturelles, remis plus de 50 distinctions et permis à trois artistes lauréats de produire leurs albums », affirme fièrement Manassé.

Le chemin n’a pas été facile. Les difficultés financières ont jalonné l’aventure. « Le ministère de la Culture ne voulait pas nous aider au départ. Mais nous avions la vision et la détermination. » Heureusement, des soutiens clés ont permis de maintenir le cap. « Le Premier ministre d’alors, Kassiré Koumakoye, a cru en nous. Puis l’Institut Français est devenu un partenaire durable », reconnaît-il. NdjamVi fonctionne encore aujourd’hui avec moins de 30 % du budget nécessaire, grâce à une équipe « soudée et compétente » et à une gestion transparente.

Pour Marius, animateur culturel, Manassé est « un homme positif qui se donne les moyens de son ambition ». La chanteuse Matibeye Geneviève le décrit comme « un grand frère, un mentor, toujours à l’écoute et prêt à aider ».

Fervent défenseur de la professionnalisation du secteur culturel, Nguinambaye Ndoa Manassé milite pour un véritable cadre juridique et institutionnel. « Dieu merci, une politique culturelle a été adoptée en 2022, mais nous attendons toujours le décret d’application. Il est essentiel que l’État cesse de politiser son soutien à la culture. Il faut également créer un statut pour les artistes, afin qu’ils puissent vivre dignement de leur art. »

En guise de message aux artistes, le promoteur culturel de dire : « Je les encourage à se remettre en question, à viser l’excellence et à continuer de travailler. C’est ainsi que nous porterons plus haut l’identité culturelle tchadienne. »

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Marie Ndocaye : professionnaliser le maquillage à travers Laury Make-Up https://www.leportrait.td/marie-ndocaye-professionnaliser-le-maquillage-a-travers-laury-make-up/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=marie-ndocaye-professionnaliser-le-maquillage-a-travers-laury-make-up https://www.leportrait.td/marie-ndocaye-professionnaliser-le-maquillage-a-travers-laury-make-up/#respond Tue, 15 Jul 2025 14:26:00 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8321 Dans son salon de beauté en plein cœur de Moursal dans le 6ᵉ arrondissement de N’Djamena, une armoire bien rangée met en valeur sa prouesse et ses réalisations. Marie Ndocaye, assise sur le sofa, nous accueille avec  sourire aux lèvres. Des accolades et les salamalecs ordinaires, on entre dans le vif du sujet, celui de son métier de prédilection, le Make-up. Elle ne manque presque pas les grands rendez-vous d’union ou de joie dans la capitale tchadienne. Sa touche particulière dans le maquillage ou le make-up fait d’elle l’une des plus sollicitées pour les cérémonies de mariage, dot et autres. À ses 29 ans de vie, Marie Ndocaye s’impose comme une lady boss dans l’univers du maquillage professionnel au Tchad. Artiste du domaine « Je dirais que le maquillage est une valeur ajoutée à la beauté d’une femme, bien même qu’on s’aime naturellement. Quand on le fait, on voit qu’on est un peu différent », de dire Marie Ndocaye, celle qui veut rendre professionnel le métier de make-up. Cette valeur ajoutée à la beauté, elle l’a donné à Irène Fouyaba Pambiang, une cliente qui est devenue collaboratrice. Pour la première fois, Irène a sollicité ses services en 2021 lors du …

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Dans son salon de beauté en plein cœur de Moursal dans le 6ᵉ arrondissement de N’Djamena, une armoire bien rangée met en valeur sa prouesse et ses réalisations. Marie Ndocaye, assise sur le sofa, nous accueille avec  sourire aux lèvres. Des accolades et les salamalecs ordinaires, on entre dans le vif du sujet, celui de son métier de prédilection, le Make-up.

Elle ne manque presque pas les grands rendez-vous d’union ou de joie dans la capitale tchadienne. Sa touche particulière dans le maquillage ou le make-up fait d’elle l’une des plus sollicitées pour les cérémonies de mariage, dot et autres. À ses 29 ans de vie, Marie Ndocaye s’impose comme une lady boss dans l’univers du maquillage professionnel au Tchad.

Artiste du domaine

« Je dirais que le maquillage est une valeur ajoutée à la beauté d’une femme, bien même qu’on s’aime naturellement. Quand on le fait, on voit qu’on est un peu différent », de dire Marie Ndocaye, celle qui veut rendre professionnel le métier de make-up.

Cette valeur ajoutée à la beauté, elle l’a donné à Irène Fouyaba Pambiang, une cliente qui est devenue collaboratrice. Pour la première fois, Irène a sollicité ses services en 2021 lors du lancement de l’association Women Success sur les réseaux sociaux. « Je l’ai contactée sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Le résultat m’a bluffée. Depuis ce jour-là, je ne l’ai plus quittée. Son travail est soigné, elle comprend mes attentes avant même que je ne les exprime, et surtout, elle cherche toujours à se surpasser. C’est une véritable artiste doublée d’une entrepreneure engagée », témoigne Irène Fouyaba.

Donner de la valeur au métier de make-up

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La passion et l’ambition de professionnaliser le maquillage a amené Marie Ndocaye à organiser des masters class dans le domaine afin d’aider les autres filles à s’approprier le métier non pas pour simple envie de faire, mais d’être des professionnelles et gagner leur vie grâce au maquillage. À l’image des masters class qu’elle anime régulièrement, Irène Fouyaba imagine déjà Marie Ndocaye ouvrir une académie pour former d’autres maquilleuses et qu’elle pourrait aussi lancer sa propre ligne de produit puisqu’elle est très attentive à la qualité des produits qu’elle utilise. « Elle a cette capacité rare à allier expertise artistique et démarche entrepreneuriale. Elle est constante dans ses efforts, et surtout, elle n’a pas peur de sortir de sa zone de confort », admire Irène Fouyaba.

Entre petit commerce et les études

Née dans une grande famille de 12 enfants dont elle est la 8e, Marie Ndocaye a passé son enfance entre Massakory, Mandelia et N’Djamena. Très petite, elle s’occupait des affaires de sa maman, commerçante, ce qui fait d’elle une fille de confiance de sa mère qui lui laissait tout gérer. À côté de cela, Marie exerce aussi ses propres activités. « Je venais derrière les femmes en brousse pour acheter et je revendais au marché et dans les gares (Mandelia) ».

Son engagement dans les affaires dès son bas âge a fait d’elle aujourd’hui une grande entrepreneure. Elle obtint son BEPCT en 2011 à Bessao et son baccalauréat en 2015 à Sarh. C’est étant à l’université qu’elle a relancé ses activités qu’elle avait commencées avec sa mère étant petite. « J’ai cherché le boulot en vain, j’ai ouvert une petite boutique de vente des habits qui n’a pas marché. Ensuite, un petit boulot à Total et c’est de là-bas que j’ai appris une formation de maquillage en 2019 avant d’aller me perfectionner au Cameroun en 2021 », raconte-t-elle.

Le make-up, un hasard devenu une profession

Le déclic pour le make-up ou le maquillage est venu de nulle part. Elle aimait se maquiller, mais pas pour l’exercer professionnellement. C’est en 2019, « en voyant l’affiche pour la formation, je me suis inscrite juste pour le faire moi-même, mais après, j’ai réalisé que c’est ma passion. J’aimais le faire et je le fais bien », se souvient-elle.

Mais à côté de cela, il y avait sa formatrice Mayeléla Laokissam qui l’encourageait à ne pas se laisser définir. « J’ai eu cette grâce d’avoir une bonne formatrice qui a un bon cœur. C’est elle qui m’encourageait à exercer cela. Je peux dire que c’est elle qui m’a beaucoup plus incitée à continuer », dit-elle.

Aujourd’hui, Mayeléla Laokissam, formatrice de Marie Ndocaye reconnaît les efforts de son ancienne élève, l’une des meilleures. « Ses débuts étaient très difficiles. Elle a commencé, pas par passion, mais par curiosité et elle était même découragée et c’est moi qui l’ai encouragée », dit-elle. Pour Mayeléla Laokissam, son objectif, c’était de tester quelque chose : est-ce qu’elle peut faire de quelqu’un une grande maquilleuse. « Aujourd’hui, elle n’est plus une fille pour moi, mais elle est une concurrente et j’en suis fière », dit-elle.

 

Laury, une source de motivation

Si le maquillage est perçu dans la société actuelle comme un truc banal, Marie Ndocaye a fait de ça une profession. « J’ai réalisé que ces deux dernières années, les gens ont commencé à s’intéresser à cela parce qu’il y a aussi les maquilleuses comme nous qui valorisons, donc cela a donné du goût à la population », dit-elle. Mais malgré ce désintéressement, « il y a un grand travail à faire derrière », reconnaît Marie Ndocaye qui veut rendre professionnel le métier de make-up.

Dans la quête de professionnaliser ce métier, elle ouvre son salon Laury Make-up en 2021 qui porte le nom de sa fille pour ainsi lui rendre hommage et se rapprocher d’elle. « Après son accouchement, j’étais un peu loin d’elle et j’ai senti ce manque entre elle et moi. C’est pour avoir plus de rattachement et pour lui faire honneur que j’ai mis son nom sur l’entreprise », dit-elle.

Depuis lors, Laury est devenue un stimulus pour Marie Ndocaye dans l’accomplissement de ses tâches. « Quand bien même qu’elle est petite, à chaque fois que je la vois, elle me motive d’abord et me donne la force de continuer, et si je sors aujourd’hui pour faire quelque chose, c’est à elle d’abord que je pense », reconnaît-elle.

Tirer sa vie à travers le maquillage

Le professionnalisme de Marie Ndocaye ajouté à son côté humeur, fait d’elle l’une des maquilleuses la plus sollicitée de N’Djamena, voire dans les provinces. Quand on lui pose la question de savoir quel est son secret, Marie de répondre avec un large sourire : « je n’ai pas un secret particulier, mais c’est l’amour que je partage autour de moi et la joie. Et mon slogan même dit le sourire aux lèvres. Quand une personne entre, cette personne trouve le sourire même si elle est fâchée quelque part », témoigne-t-elle dans une gaieté de cœur. Au-delà de tout ça, Marie ajoute une note d’humour à ce qu’elle fait. C’est peut-être ça qui attire les clients chez elle, mais surtout le travail bien fait.

Le salon Laury Make-up accueille environ 20 clients par semaine. « Mais il y a aussi des semaines mouvementées où on peut aller au-delà de 29 si on vient à un mariage avec lequel il y a beaucoup de demoiselles d’honneur, donc ça dépend », explique la promotrice. Les recettes engendrées permettent de faire vivre la jeune dame. « Pour ne pas être ingrate, je dirais que je vis de ça, mais ce n’est pas facile. On néglige vraiment ce métier alors, on se force pour que les gens viennent s’intéresser à ça », reconnaît la maquilleuse.

Son travail reconnu aux Awards de Women Success

Ph Women Success

Pour reconnaître les valeurs de son travail, un trophée spécial lui a été décerné lors des Awards de Women Success, un trophée qui est venu redonner confiance à la jeune dame de 29 ans qui ne croyait plus à ses débuts. « Ce trophée représente beaucoup pour moi. C’est une distinction mémorable et ça me touche vraiment. Avec ce trophée, je me suis dit que ce que je fais est vrai et il faut que je continue, donc c’était une force pour moi », dit-elle.

Aujourd’hui, Marie se dit fière de ce qu’elle est devenue et espère voir son entreprise devenir une très grande maison de beauté dans cinq ans, une marque de beauté au Tchad. Cette ambition est partagée par son amie et collaboratrice Irène Fouyaba qui voit Laury Make-Up évoluer vers une structure avec une équipe solide, des espaces dédiés à la formation et une présence dans plusieurs villes du pays.Elle ajour,  « Marie possède la vision et l’audace nécessaires pour bâtir une marque forte et devenir une référence à l’échelle nationale. D’ailleurs, elle intervient déjà dans plusieurs villes pour proposer ses services, ce qui facilitera la mise en place d’équipes locales », dit Irène, confiante. Elle ajoute

Aujourd’hui, le plus grand succès de Marie Ndocaye dans son domaine est la réalisation d’une formation spéciale vacance qui avait réuni 48 élèves en 2024. Si aujourd’hui, elle rencontre Marie de 18 ans, elle lui dirait de travailler et de continuer à travailler. « J’ai réalisé qu’à mes 18 ans, je n’ai rien fait et puis ça m’énerve. Mais je vais lui dire de bosser dur », lance-t-elle dans un air mélancolique.

À ces jeunes filles qui sont dans leurs zones de confort, Marie Ndocaye leur conseille de sortir de cette zone et de travailler. « Aujourd’hui, c’est le travail qui paie. Il faut travailler et avoir du courage et la réussite va suivre », conseille-t-elle.

 Marie Ndocaye a du potentiel et ce qui a fait d’elle aujourd’hui une maquilleuse professionnelle. Ce n’est pas seulement la formation qu’elle a reçue de moi, mais c’est sa hargne, sa détermination parce que c’est une fille qui est très courageuse, déterminée. Quand elle veut faire quelque chose, elle le fait bien », Mayeléla Laokissam.

Lire aussi : Mangueal Prisca : l’entrepreneuriat, « une mission de vie »

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Kandé Njetein : l’un des architectes de la révolution musicale tchadienne https://www.leportrait.td/kande-njetein-lun-des-architectes-de-la-revolution-musicale-tchadienne/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=kande-njetein-lun-des-architectes-de-la-revolution-musicale-tchadienne https://www.leportrait.td/kande-njetein-lun-des-architectes-de-la-revolution-musicale-tchadienne/#comments Mon, 28 Apr 2025 09:10:36 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8269 Le métier de producteur et manager d’artistes est un subtil équilibre entre art et business. Il demande une compréhension profonde des dynamiques musicales, tout en maîtrisant les rouages du monde commercial pour garantir la réussite des talents. Ces professionnels sont souvent le socle de toute carrière artistique, alliant intelligence, créativité et stratégie. Au Tchad, une nouvelle génération de professionnels se lance dans ce domaine avec passion et ambition. Parmi eux, Kandé Njetéïn, plus connu sous le nom de Roi Salomon, s’impose comme une figure de proue. « Je suis fière d’être la première femme signée par le label Homeland Empire. Mon manager, Kandénodji Njetéïn, a reçu le trophée du meilleur manager tchadien, ce qui témoigne de son excellence », affirme Triciana, artiste slameuse. Les critères d’un bon producteur ou manager incluent le développement de carrières solides, le succès d’albums marquants et la reconnaissance du milieu artistique. Dans ce paysage, Kandé Njetéïn est devenu, en cinq ans, un acteur incontournable de l’industrie musicale tchadienne. Entrepreneur, manager et producteur, il incarne une jeunesse résiliente et ambitieuse. Nourri à la musique depuis l’âge de six ans, il s’y consacre pleinement depuis 2017. Originaire du Logone Occidental, ce visionnaire a construit son parcours autour …

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Le métier de producteur et manager d’artistes est un subtil équilibre entre art et business. Il demande une compréhension profonde des dynamiques musicales, tout en maîtrisant les rouages du monde commercial pour garantir la réussite des talents. Ces professionnels sont souvent le socle de toute carrière artistique, alliant intelligence, créativité et stratégie. Au Tchad, une nouvelle génération de professionnels se lance dans ce domaine avec passion et ambition. Parmi eux, Kandé Njetéïn, plus connu sous le nom de Roi Salomon, s’impose comme une figure de proue.

« Je suis fière d’être la première femme signée par le label Homeland Empire. Mon manager, Kandénodji Njetéïn, a reçu le trophée du meilleur manager tchadien, ce qui témoigne de son excellence », affirme Triciana, artiste slameuse.

Les critères d’un bon producteur ou manager incluent le développement de carrières solides, le succès d’albums marquants et la reconnaissance du milieu artistique. Dans ce paysage, Kandé Njetéïn est devenu, en cinq ans, un acteur incontournable de l’industrie musicale tchadienne. Entrepreneur, manager et producteur, il incarne une jeunesse résiliente et ambitieuse.

Nourri à la musique depuis l’âge de six ans, il s’y consacre pleinement depuis 2017. Originaire du Logone Occidental, ce visionnaire a construit son parcours autour d’une devise claire : Créer, innover, briser les codes. C’est dans cette logique qu’il fonde Homeland Empire, sa propre structure de production et de management, avec laquelle il accompagne de nombreux artistes. « En tant que producteur, j’ai commencé avec le groupe de RAP moundoulais CDMG en 2009. En 2015, j’ai collaboré avec Senny Rolls, puis avec King Vlad en 2017. Depuis cette année-là, je suis devenu plus constant dans le métier. En tant que manager, mon vrai départ a eu lieu en 2019 avec Ghis B », confie-t-il.

De la mode à la musique, une fibre entrepreneuriale affirmée

Avant la musique, Kandé s’était déjà illustré dans l’univers de la mode avec sa marque Ambition Paris, lancée en 2015. Marque streetwear au message fort, dépassement de soi, positivité et ambition, elle a séduit plusieurs artistes ouest-africains et conquis le public parisien.

Son atout majeur ? L’intégration stratégique du digital dans tous ses projets. « J’accorde une grande importance aux nouvelles technologies. C’est ce qui me distingue des autres producteurs. Grâce au digital, j’ai pu réussir presque tous mes événements », explique-t-il. Sa méthode repose aussi sur une communication approfondie avec les artistes avant tout projet : « On discute de leurs ambitions, de la direction artistique, des interdits, des valeurs. C’est essentiel pour moi. »

Une démarche structurée qui veut que le label signe les artistes au fur et à mesure avec des stratégies d’exploitation bien définie sur le temps. Ghis B, King Vlad, Criss John, Obie G, enfin Triciana. Les signatures d’artistes semblent mieux réfléchies et obéir à des opportunités d’affaires bien définies. Kandé Njetein à travers son label et son festival New School Power se positionne clairement comme la piste de décollage et la vitrine d’exposition d’artistes dits de la nouvelle génération avec des envies de révolution. SAOMAG, Septembre 2023

Browning T, artiste signé chez Homeland Empire, témoigne : « Kandé est un excellent travailleur, un homme de principe. Avant de me signer, nous avons longuement parlé de notre vision commune. C’est un perfectionniste. Il ne transige pas avec la qualité. Avec lui, c’est bien fait ou rien. » Même son de cloche chez Triciana. « Il a joué un rôle central dans mon parcours. Grâce à lui, j’ai trouvé ma voix, gagné en assurance sur scène. Il crée un espace où je peux m’exprimer librement et où l’héritage tchadien est mis à l’honneur », dit-elle avec fierté.

Le Festival New School Power : vitrine de la jeunesse artistique

Visionnaire, Kandé est également l’initiateur du Festival New School Power, qui valorise la nouvelle génération d’artistes tchadiens. Parti de rien, ce rendez-vous est aujourd’hui l’un des festivals les plus respectés du pays. « La 4e édition fut extraordinaire. Accueillir Nesmonde Dokoui au Tchad fut un aboutissement. Grâce au festival, quelque chose de grand est né. Merci aux artistes, sponsors et supporters », déclare-t-il, reconnaissant.

Pour lui, l’artiste est un rouage fondamental dans le fonctionnement d’un État. Il appelle à une véritable réflexion sur la place que la société tchadienne accorde à ses créateurs.

Et quand on lui demande comment il voit l’avenir de la culture tchadienne, il répond, avec humour et optimisme : « J’espère que vous et moi aurons des villas et de très belles voitures, lol ! »

Lire aussi Magso : Maître du « Saïtrap », artiste polyvalent

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Mangueal Prisca : l’entrepreneuriat, « une mission de vie » https://www.leportrait.td/mangueal-prisca-lentrepreneuriat-une-mission-de-vie/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=mangueal-prisca-lentrepreneuriat-une-mission-de-vie https://www.leportrait.td/mangueal-prisca-lentrepreneuriat-une-mission-de-vie/#respond Mon, 17 Mar 2025 09:33:56 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8219 Dans le paysage entrepreneurial tchadien marqué par de nombreux défis, mais aussi une dynamique émergente, une figure féminine se distingue par sa vision, son engagement et son leadership. Mangueal Prisca est Juriste d’affaires, spécialiste en gestion des conflits au sein des sociétés commerciales, mais surtout entrepreneure et promotrice de Top Elegance Agency. Elle est la fondatrice et présidente du Réseau des Jeunes Entrepreneurs Tchadiens (RJET). Mangueal Prisca incarne la nouvelle génération de leaders, convaincus que le changement passe par l’action et le travail acharné. Entre audace, rigueur et foi en la providence, elle trace son chemin avec une vision claire : donner aux jeunes entrepreneurs les moyens de réussir. Celle qui fêtera ses 31 ans le 19 juillet prochain, a toujours su qu’elle voulait jouer un rôle actif dans la transformation de sa communauté. Brillante et dotée d’une forte capacité d’analyse, elle choisit d’étudier le droit des affaires, un domaine stratégique pour comprendre les rouages économiques et légaux des entreprises. « Prisca, c’est une femme très intelligente, courageuse et patiente. Elle est capable de braver ce que d’autres trouvent impossible afin de le rendre possible, selon sa vision et sa détermination. Au-delà de son engagement, elle est une femme de foi. …

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Dans le paysage entrepreneurial tchadien marqué par de nombreux défis, mais aussi une dynamique émergente, une figure féminine se distingue par sa vision, son engagement et son leadership. Mangueal Prisca est Juriste d’affaires, spécialiste en gestion des conflits au sein des sociétés commerciales, mais surtout entrepreneure et promotrice de Top Elegance Agency. Elle est la fondatrice et présidente du Réseau des Jeunes Entrepreneurs Tchadiens (RJET).

Mangueal Prisca incarne la nouvelle génération de leaders, convaincus que le changement passe par l’action et le travail acharné. Entre audace, rigueur et foi en la providence, elle trace son chemin avec une vision claire : donner aux jeunes entrepreneurs les moyens de réussir. Celle qui fêtera ses 31 ans le 19 juillet prochain, a toujours su qu’elle voulait jouer un rôle actif dans la transformation de sa communauté. Brillante et dotée d’une forte capacité d’analyse, elle choisit d’étudier le droit des affaires, un domaine stratégique pour comprendre les rouages économiques et légaux des entreprises.

« Prisca, c’est une femme très intelligente, courageuse et patiente. Elle est capable de braver ce que d’autres trouvent impossible afin de le rendre possible, selon sa vision et sa détermination. Au-delà de son engagement, elle est une femme de foi. Pour elle, l’intelligence seule ne suffit pas, car elle croit en la providence de Dieu », confie Innocent Gotota, membre du RJET.  Cette alliance entre la rationalité et la foi, entre l’analyse et l’intuition, est le pilier de son succès. Elle ne se contente pas de rêver d’un meilleur avenir pour les jeunes entrepreneurs tchadiens, mais elle agit concrètement pour y parvenir.

RJET, le fruit de la persévérance

En 2020, Mangueal Prisca fonde le Réseau des Jeunes Entrepreneurs Tchadiens (RJET), une initiative née d’une expérience personnelle. Elle se rappelle avec lucidité les difficultés qu’elle a rencontrées lorsqu’elle a voulu entreprendre. « Comme vous le savez, l’entrepreneuriat au Tchad est en plein essor, avec de plus en plus de jeunes qui se lancent dans des projets innovants. Cependant, comme moi à l’époque, il leur manque beaucoup de bases (formation et orientation), et ils font face aux difficultés que rencontrent tous les jeunes entrepreneurs ». Prisca observe que malgré l’existence de structures et d’incubateurs, un vide subsiste : celui d’un réseau structuré, capable de connecter les jeunes entrepreneurs, de leur offrir des formations adaptées et de les guider vers les bonnes opportunités.

Elle décide alors de rassembler quelques amis partageant sa vision pour créer le RJET, qui se fait une place dans l’écosystème entrepreneurial.

D’une plateforme à un cadre de créativité

L’un des événements phares du RJET est la Semaine des Jeunes Entrepreneurs Tchadiens, qui illustre parfaitement la philosophie de Prisca. Pour elle, cet événement est bien plus qu’un simple rassemblement : « c’est une célébration de la créativité, de l’audace et de la détermination de notre jeunesse. C’est une plateforme qui leur permet de se rencontrer, d’échanger des idées, de découvrir des opportunités et de s’inspirer les uns des autres. Se former et avoir de la visibilité sur ce qu’ils font est essentiel ».

Grâce à ce cadre structurant, de nombreux jeunes trouvent des mentors, affinent leurs projets et gagnent en confiance pour affronter les défis du monde des affaires.

Un leadership rigoureux

Prisca est une femme d’action. Elle croit fermement en la rigueur, le travail bien fait et l’esprit d’équipe. Son leadership pousse de nombreux jeunes à exceller, mais il s’accompagne aussi d’une exigence élevée.

Le membre du RJET, Masra Abel la dépeint comme une femme de passion, mais aussi émotive. « Prisca est une dame dynamique, travailleuse qui éveille toujours l’esprit d’équipe. Elle est passionnée et aime le travail bien fait. Son défaut ? Elle est trop sentimentale et n’arrive pas à contrôler ses émotions, surtout dans des situations difficiles. Son visage exprime toutes ses émotions », témoigne-t-il.

Son autorité naturelle lui permet de mobiliser et fédérer les jeunes autour des objectifs communs, bien que certains la trouvent parfois trop stricte. Mais cette exigence est aussi la clé de son succès : sous sa direction, le RJET a pris plusieurs initiatives majeures, dont le Salon National des Entrepreneurs, le Décembre d’Affaires et le Dîner des Entrepreneurs. Un caractère pour la transformation : « Pour moi, entreprendre, c’est transformer sa communauté en apportant des solutions innovantes aux problèmes », dit-elle.

La foi en l’action

« Il y a des choses qui dépendent de nous, et d’autres qui ne dépendent pas de nous. Les choses qui dépendent de nous concernent nos volontés, nos désirs et nos actions. Les choses qui ne dépendent pas de nous incluent les opinions des autres… », c’est de cette philosophie stoïcienne portée par d’Épictète que Prisca se définit. Cette maxime illustre parfaitement son approche : se concentrer sur ce qu’elle peut contrôler, et ne pas perdre de temps avec ce qui lui échappe. Elle est une architecte du changement, une bâtisseuse de ponts entre les jeunes et leurs ambitions. Actuellement, elle gère son entreprise, le RJET et elle est responsable commerciale dans une société de courtage en assurance.

Avec le RJET, elle pose les bases d’un Tchad où l’entrepreneuriat devient un levier puissant de développement, où les jeunes ne sont plus seuls face à leurs défis, mais accompagnés, formés et inspirés.

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Le retour de la mission

« Alors qu’on se tenait au cœur des préparatifs du lancement de RJET. On discutait avec un ami des derniers détails, il me posa cette question : « Es-tu vraiment certaine de vouloir abandonner ton rêve de devenir avocate pour te consacrer à une initiative qui pourrait ne pas marcher et dont tu n’auras aucun soutien pendant que tu as un avenir certain parce que tu es brillante et fera une excellente avocate ? Cette question avait résonné en moi. J’ai souri puis je lui ai répondu avec confiance que ça va marcher. Pas pour moi, mais pour les autres. Car pour moi, je prends ce que je fais comme une mission de vie. Je savais que la route serait semée d’embûches, mais chaque obstacle représentait une opportunité de croissance. La détermination, la passion y sont et chaque activité était une réussite. Il m’appelle un jour pour me dire que tu avais raison, je suis tellement fier et heureux de ce que tu fais pour les autres.

Vous voyez que depuis le début, je croyais en ce que je faisais même quand les autres doutaient. N’attendez pas la validation des autres, croyez en vous et en vos rêves. Pour moi, c’est là le commencement de la réussite », Mangueal Prisca.

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Caltouma Sindigué : la femme plurielle https://www.leportrait.td/caltouma-sindigue-la-femme-plurielle/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=caltouma-sindigue-la-femme-plurielle https://www.leportrait.td/caltouma-sindigue-la-femme-plurielle/#comments Tue, 01 Oct 2024 11:05:17 +0000 https://www.leportrait.td/?p=8127 Caltouma Sindigué, épouse Ndinga s’illustre parmi les promotrices les plus appréciées du milieu du showbiz tchadien, avec Miss Kelou Sahel (MIKESA), qui accompagne les Miss dans leurs carrières. De Miss Tchad 2019 à la fondatrice de l’Association « Câlin » en passant par le cinéma, Caltouma est Journaliste-présentatrice et mère de deux petits garçons. Qui est cette polyvalente ? D’où est parti ce visage qui est sur plusieurs écrans ? Portrait… Originaire de la province de la Tandjilé au sud du Tchad, la jeune dame promotrice est passée de miss à l’une des grandes figures de sa génération. Elle est actrice dans « Parole Fatale », un court-métrage qui sortira le 12 octobre prochain et qui plonge les téléspectateurs dans une histoire captivante autour de la puissance des mots. C’est depuis son jeune âge, quand elle n’était qu’en classe de CM2, en 2005, que Caltouma Sindigué a été piquée par le virus de la culture et du spectacle. Cette passion va progressivement la faire entrer dans l’univers du showbiz tchadien jusqu’à ce qu’elle décide d’embrasser une carrière de promotrice d’événements. Alors qu’elle était encore Miss Tchad 2019, Caltou avait fondé son Association, « Câlin » afin de peaufiner son projet …

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Caltouma Sindigué, épouse Ndinga s’illustre parmi les promotrices les plus appréciées du milieu du showbiz tchadien, avec Miss Kelou Sahel (MIKESA), qui accompagne les Miss dans leurs carrières. De Miss Tchad 2019 à la fondatrice de l’Association « Câlin » en passant par le cinéma, Caltouma est Journaliste-présentatrice et mère de deux petits garçons. Qui est cette polyvalente ? D’où est parti ce visage qui est sur plusieurs écrans ? Portrait…

Originaire de la province de la Tandjilé au sud du Tchad, la jeune dame promotrice est passée de miss à l’une des grandes figures de sa génération. Elle est actrice dans « Parole Fatale », un court-métrage qui sortira le 12 octobre prochain et qui plonge les téléspectateurs dans une histoire captivante autour de la puissance des mots.

C’est depuis son jeune âge, quand elle n’était qu’en classe de CM2, en 2005, que Caltouma Sindigué a été piquée par le virus de la culture et du spectacle. Cette passion va progressivement la faire entrer dans l’univers du showbiz tchadien jusqu’à ce qu’elle décide d’embrasser une carrière de promotrice d’événements. Alors qu’elle était encore Miss Tchad 2019, Caltou avait fondé son Association, « Câlin » afin de peaufiner son projet de société qui portait sur le Cancer du col de l’utérus. À la fin de son mandat en tant que miss, les objectifs de l’association ont évolué pour devenir MIKESA. « Avant d’être Miss, je savais que j’allais fonder une Association. MIKESA est née de Câlin en 2021. En tant qu’ambassadrice de cette association,  j’ai continué mes activités et, par la suite, avec mon équipe, nous avons décidé d’organiser le concours de beauté pour que l’heureuse élue soit la figure de ladite association qui va porter vers les institutions, les entreprises et autres, les objectifs de Câlin afin de les réaliser », souligne-t-elle.

Caltouma Sindigué, Miss Tchad 2019 à son couronnement

Lorsqu’on évoque son nom, chacun y va de sa description. Pour certaines personnes, c’est une femme au top de sa startup, la miss, etc. tandis que pour d’autres, elle est celle-là qui est drôle et parle trop.

La famille, une source de motivation

Née le 20 juillet 1994 à Port Gentil au Gabon, Caltouma a fait une partie de ses études à Port-Gentil avant de regagner son pays d’origine où elle y obtient son baccalauréat série A4 en 2015, au Collège Évangélique de N’Djamena. Un an après, elle se rend à Douala au Cameroun pour les études supérieures en Journalisme. Actuellement mariée et mère de deux garçons, la jeune promotrice nous confie que sa motivation principale de chaque jour reste ses enfants et son mari. Au-delà, elle affirme qu’elle trouve également quelques motivations dans l’environnement professionnel à travers ses collègues de travail et aussi les réseaux sociaux.

Engagée, déterminée pour ce qu’elle veut, il faut dire que Mme Ndinga est passionnée de la cuisine depuis son enfance. « Yamyam », un restaurant bio qui propose principalement des mets africains, nait de cette passion. Le resto intègre un service traiteur avec livraison. « Mon épouse est un cordon bleu. Je me plais à répéter cela à mes amis. Il y a des jours ou on broie du noir. Mais elle est capable d’entrer à la cuisine, transformer l’eau et le sel en un plat qui redonne le sourire », rapporte son mari.

Une femme d’honneur et de confiance

Lorsqu’on demande à Preston Ninga, l’époux de Caltouma Sindigué, de décrire la personnalité de sa chère épouse, il déclare : « ma femme est une belle âme avec des valeurs intrinsèques uniques. Une personne bienveillante, simple, et surtout délirante. Une femme d’honneur et de confiance. Si ce n’est la procrastination, elle serait à une dimension inimaginable, pour la boule d’énergie qu’elle est. C’est une personne déterminée, résiliente et capable de beaucoup de sacrifices pour le bien des siens. Je pourrais mourir aujourd’hui, elle veillerait à ce que mes enfants ne manquent pas de pain. Elle est directe avec un franc parlé gênant dans certaines situations. Mais c’est ça Caltouma ».

Le couple Ndinga

Dans ses projets de showbiz, son boulot et son temps qu’elle gère, Preston ne voit pas de soucis à ce niveau. Car dit-il : « j’ai épousé Caltouma sachant qu’elle était déjà une journaliste et Miss, donc présente dans le showbiz. La connaissant ambitieuse et persévérante, elle est souvent absente pour ses activités. J’ai suffisamment d’affection et d’amour pour nos fils que je pense compenser ses absences. Malgré ça, il arrive qu’elle nous manque énormément. Après on s’en remet et on se dit qu’elle le fait à raison. Toutefois, elle sait être là, même absente ».

Du sourire retrouvé à la perfection

La jeune femme de 30 ans, avec enthousiasme et émotion, nous fait savoir que sa plus grande réussite, c’est d’avoir engendré. D’ailleurs, quand on lui demande de parler de ses projets, elle répond, « je dois encore tomber enceinte. Un 3ème ne fera pas mal ». Elle tombait tout le temps malade et les médecins lui ont fait savoir qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfants, raconte-t-elle avec sourire aux lèvres. En termes de réalisations, elle estime que MIKESA est sa plus grande fierté. Détermination, courage et loyauté, ce sont ces quelques mots qui marquent cette pépite. Car dit-elle, « tout n’est pas question d’argent. Quand on est sérieux et loyal, on n’a pas besoin de prouver grand-chose aux gens pour qu’ils puissent accorder du crédit à ce que tu fais et à accepter de t’accompagner ».

Héros, l’un de ses collègues du média Le N’Djam Post, avec qui elle a dû beaucoup travailler, témoigne que Caltouma dégage toujours de la bonne énergie autour d’elle. Il la définit comme une bosseuse, « elle est très professionnelle et aime la perfection », ajoute-t-il.

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Asya Property : la fierté tchadienne de l’immobilier à l’international https://www.leportrait.td/asya-property-la-fierte-tchadienne-de-limmobilier-a-linternational/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=asya-property-la-fierte-tchadienne-de-limmobilier-a-linternational https://www.leportrait.td/asya-property-la-fierte-tchadienne-de-limmobilier-a-linternational/#respond Mon, 12 Aug 2024 18:27:53 +0000 https://www.leportrait.td/?p=1277 Longtemps imposé dans le secteur de l’immobilier à l’international, Asya Property a le vent en poupe dans le domaine. De Paris à Dubaï en passant par Marrakech et Abidjan, cette agence immobilière côtoie les divers clients, allant d’hommes d’affaires aux footballeurs en passant par des familles royales. À la découverte de Asya Property, un cabinet immobilier privé installé à Paris, avec à sa tête une jeune tchadienne. Résultat de l’expertise et de la passion de l’immobilier, Asya Property est un cabinet immobilier privé porté par la Tchadienne Aïsha Issa F. Le cabinet offre des services de qualité dans l’achat immobilier, la location de prestige et la conception de projet architectural. Dans le domaine de l’achat immobilier, Asya Property propose un accompagnement achat immobilier du début du processus de recherche à la signature de l’acte de vente, selon les biens sélectionnés par les clients. Le cabinet a toute une équipe mobilisée pour apporter une expertise, un gain de temps et une tranquillité à chaque client qui souhaite investir entre Paris et Dubaï. Avec un portefeuille exclusif des plus belles propriétés présentes dans les plus belles villes de villégiatures telles que Paris, Dubaï, Marrakech, Monaco, etc., le cabinet offre également la location …

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Longtemps imposé dans le secteur de l’immobilier à l’international, Asya Property a le vent en poupe dans le domaine. De Paris à Dubaï en passant par Marrakech et Abidjan, cette agence immobilière côtoie les divers clients, allant d’hommes d’affaires aux footballeurs en passant par des familles royales. À la découverte de Asya Property, un cabinet immobilier privé installé à Paris, avec à sa tête une jeune tchadienne.

Résultat de l’expertise et de la passion de l’immobilier, Asya Property est un cabinet immobilier privé porté par la Tchadienne Aïsha Issa F. Le cabinet offre des services de qualité dans l’achat immobilier, la location de prestige et la conception de projet architectural.

Dans le domaine de l’achat immobilier, Asya Property propose un accompagnement achat immobilier du début du processus de recherche à la signature de l’acte de vente, selon les biens sélectionnés par les clients. Le cabinet a toute une équipe mobilisée pour apporter une expertise, un gain de temps et une tranquillité à chaque client qui souhaite investir entre Paris et Dubaï.

Avec un portefeuille exclusif des plus belles propriétés présentes dans les plus belles villes de villégiatures telles que Paris, Dubaï, Marrakech, Monaco, etc., le cabinet offre également la location de prestige.

Asya Property, c’est aussi la création de projets architecturaux innovants alliant esthétisme, fonctionnalisme et durabilité. Le cabinet met un point d’honneur à concevoir des réalisations nourries par la culture de la perfection. Il associe l’ingénierie à l’architecture en donnant de l’assurance de réaliser des projets d’excellence, que ce soit du simple projet d’habitation aux projets d’État en passant par l’architecture d’intérieur.

Ce grand cabinet qui réussit à Paris, Dubaï et quelques grandes villes du monde, porte la marque de la jeune tchadienne, Aïsha Issa F. Réputée comme une professionnelle très discrète et experte grâce à plusieurs diplômes et années d’expériences, cette passionnée de l’immobilier compte aujourd’hui dans son portefeuille de clients prestigieux, des personnalités allant d’hommes d’affaires aux footballeurs en passant par des familles royales. Elle compte offrir ses prestations au Tchad très bientôt.

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